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« Une Biennale sobre 
et pas occidentalo-centrée »
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Suivez le guide à Venise

« Une Biennale sobre et pas occidentalo-centrée »

La Biennale de Venise dévoile ses trésors jusqu'au 27 novembre 2011. Intitulée Illuminazioni (Lumières), l'exposition Internationale d'Art, dirigée par le Bice Curiger, se déroule à l'Arsenal, aux Giardini, et dans d'autres lieux de Venise autour de 89 pavillons nationaux, 83 artistes du monde entier et 37 événements parallèles. Les premières impressions d'un habitué font état d'une Biennale assez sobre et tournée vers les pays émergents.

Alexandre Carel

Alexandre Carel

Alexandre Carel est directeur du département d'Art contemporain chez Christie's Paris.

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Atlantico : Quelles sont vos premières émotions ?

Alexandre Carel : J'ai vu la pointe de la Douane et le Palazzo Grassi (le musée de François Pinault sur le Grand Canal), c'est vraiment superbe. Cette année, il a commissionnéé une grandeœuvre à Joana Vasconcelos. Cette installation occupe intégralement le balcon et le rez-de-chaussée du palais. Le palais propose une exposition d'artistes du monde entier et en particulier des pays émergents tels que la Chine avec Yang Jiechang , le Moyen-Orient, l'Afrique, des pays d'Europe orientale...

Avez-vous parcouru certains des 89 pavillons nationaux ?

Pas encore. Mais la nouveauté cette année est qu'il y à Venise des pays qui exposent pour la première fois. C'est le cas, par exemple, du pavillon irakien. Avec notamment un artiste extrêmement intéressant, Ahmed Alsoudani, qu'on a pu voir également chez Pinault. Habituellement, les pavillons occidentaux éclipsent les autres pavillons. On est très occidentalo-centré ! Ce n'est pas le cas cette année. J'en veux pour preuve le pavillon arménien qui a été extrêmement remarqué grâceà un très bon peintre : Armen Eloyan.

La pointe de la douane est majestueuse. Elle expose des artistes que François Pinault avait déjà dévoilés lors de sa première exposition, comme Donald Judd, par exemple. Mais qui ont été accrochés différemment. On y voit aussi des artistes français, comme Tatiana Trouvé, avec une installation admirable. A côté de la Pointe de la Douane, il y a une présentation assez impressionnantee d'Anselm Kiefer...

Où êtes-vous en ce moment ?

Je suis dans ce qu'on appelle les Giardini. C'est là que sont montés les pavillons de chaque pays. Je me trouve face au pavillon italien qui, contrairement aux autres pavillons, regroupe des artistes internationaux, comme Jacques Goldstein...

Cela vaut-il le coup d'aller à la Biennale alors que, contrairement à la Fiac, rien n'est à vendre ?

Et bien oui car d'abord on est à Venise et en plus on rencontre les acteurs du monde de l'art du monde entier. La concentration est incroyable ! Là, il ne fait pas beau, mais généralement c'est la cas. Et c'est un réel plaisir ! Vous êtes dans la plus ancienne biennale du monde ! C'est déjà la 54e édition ! C'est un peu le Festival de Cannes de l'art contemporain : on y décerne aussi des prix, d'ailleurs - comme Franz West, un artiste autrichien historique. La Biennale est institutionnelle, on y croise énormément de conservateurs de musée pour célébrer les artistes. Tout au plus, y aura-t-il des discussions sur des installations présentées... Mais ça n'est pas du business !

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