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Gérald Darmanin sur les bancs de l'Assemblée nationale.
Gérald Darmanin sur les bancs de l'Assemblée nationale.
©Capture d'écran France 3

La fessée

"Taubira, tract ambulant pour le FN": la colère de Manuel Valls contre Gérald Darmanin

Le Premier ministre a fustigé le député-maire UMP de Tourcoing après ses propos où il comparait Christiane Taubira à "un tract pour le Front national".

Elle est la cible sur laquelle la droite et le FN préfère tirer. Mardi matin, Gérald Darmanin, secrétaire national adjoint de l'UMP a récidivé en comparant Christiane Taubira à "un tract ambulant pour le Front national", brandit par François Hollande. Interrogé sur LCI et Radio classique, le député-maire de Tourcoing déclarait que "la politique pénale menée par Mme Taubira, c'est surtout ce qui fait monter aujourd'hui le Front national".

Des propos qui passent mal, voir très mal à gauche. Et comme principal défenseur, la Garde des Sceaux a pu s'appuyer sur Manuel Valls. Au cours de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Gérald Darmanin a pris le micro pour interroger le Premier ministre sur un problème de versement des retraites qui toucherait 4 000 personnes dans le Nord, région d'élection du député-maire de Tourcoing.

Calmement, Manuel Valls a d'abord opposé une fin de non-recevoir au député, lui précisant que la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, lui répondrait mercredi. Profitant de l'occasion, le chef du gouvernement a tenu à réagir au propos de Gérald Darmanin sur Christiane Taubira même si ces derniers "n'ont pas été prononcés dans l'Hémicycle". "Ce n'est ni la jeunesse, ni la campagne  électoral, ni la campagne politique qui doivent vous permettre de tenir de tels propos", a attaqué le Premier ministre, à l'attention du député de 31 ans, proche de Nicolas Sarkozy.

Le président de l'UMP, qui en "assimilant une nouvelle fois Parti socialiste  et Front national, dans une interview au Figaro, a selon le chef du gouvernement "abandonné toute idée de la différence entre ceux qui sont contre les valeurs de la république et entre ceux qui défendent (…) le choix de la République, ses valeurs". Rappelant au passage que jamais "les Républicains de gauche" n'ont tenu de tels propos notamment en 2002, " quand il a s'agit de choisir entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen".

Une réponse largement saluée par les députés de la majorité qui se sont levés pour applaudir le Premier ministre, face à un Gérald Darmanin, sans voix.


Taubira "tract pour le FN" : Manuel Valls...par LeHuffPost

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