"Les Aristochats véhiculent les valeurs de la bourgeoisie riche". On a entendu ça sur France Culture ! | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Culture
"Les Aristochats véhiculent les valeurs de la bourgeoisie riche". On a entendu ça sur France Culture !
©MARTIN BUREAU / AFP

Attention : Disney peut gravement nuire à vos enfants

"Les Aristochats véhiculent les valeurs de la bourgeoisie riche". On a entendu ça sur France Culture !

Ainsi sans que personne ne s'en aperçoive, des dizaines de millions d'âmes pures ont été perverties par ce film.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

L'émission portait un titre qui vaut programme : "les Aristochats ou la dernière éducation à l'ancienne". Nous voilà avertis. Pour disséquer les vilenies des Aristochats France Culture avait convié un historien, Eric Baratray, "spécialiste de l'histoire des animaux".

Et sur les chats de Disney, il en connait un rayon. "Le film, a-t-il dit, propage les valeurs de la bourgeoisie riche".  Et, entre autres révélations, il a mis en cause l'éducation bourgeoise que Duchesse a donnée à Toulouse, Marie, et Berlioz.

"Les filles se pâment en rêvant de mariage… Les garçons sont bagarreurs…"  Nous plongeons ici dans l'horreur absolue du sexisme. L'historien indiqué pense certainement que les petites filles modernes aspirent à se faire sauter jusqu'à plus soif et que les garçons, doux et pacifiques, ont vocation à militer dans les rangs d'associations LGBT.

La démonstration de France Culture souffre de plusieurs lacunes que nous allons essayer de combler. La propriétaire des adorables chatons s'appelle Madame de Bonnefamille. C'est un scandale ! Madame l'Affreusebourgeoise eut été plus appropriée. Duchesse est blanche. Pourquoi Walt Disney, affreux raciste, ne l'a-t-il pas faite noire ?

Un bon point pourrait quand même être relevé : Duchesse s'éprend d'un voyou nommé Thomas O'Malley. Un chat de gouttière – il représente le peuple, donc – c'est bien non ? Non ! Car Thomas O'Malley ne porte pas de capuche. Il joue du jazz (une musique volée aux Noirs par les Blancs) et pas du rap. Thomas O'Malley est donc disqualifié.

D'autres films de Disney devraient également être mis au pilori. La Belle au bois dormant : le prince charmant pour la réveiller l'embrasse sur la bouche sans avoir obtenu son consentement, il s'agit donc d'un viol. Dans Mary Poppins, les acteurs se griment en noir et se moquent des ramoneurs qu'ils traitent de "sauvages". Le racisme ici éclate au grand jour. 

Par ailleurs, on est en droit de se demander si Les Trois Petits Cochons sont vraiment halal. La firme Disney, soucieuse de rentabilité, s'est par avance prémunie contre toutes ces accusations. Sur sa plateforme de streaming figure en effet l'avertissement suivant : "ces films n'ont pas été modifiés mais ils présentent des valeurs culturelles dépassées". Quand on veut vendre, tout est bon…

Nous avons gardé le meilleur pour la fin. Sur son site, France Culture a fait précéder l'émission d'une courte biographie de Walt Disney. Sa naissance, sa vie, sa mort, son œuvre. Avec une précision qui le rend plus détestable encore : "il était hétérosexuel" ! Une orientation sexuelle que cette radio du service public trouve certainement réactionnaire et dépassée.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !