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"Le cercle de Whitechapel" de Julien Lefebvre : help, Jack the ripper is back. Suspense garanti !
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"Le cercle de Whitechapel" de Julien Lefebvre : help, Jack the ripper is back. Suspense garanti !

"Le Cercle de Whitechapel" de Julien Lefebvre est visible au théâtre Le Lucernaire jusqu'au 12 janvier 2020.

Rodolphe  de Saint Hilaire pour Culture-Tops

Rodolphe de Saint Hilaire pour Culture-Tops

Rodolphe de Saint Hilaire est chroniqueur pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

Voir la bio »

"Le Cercle de Whitechapel"

de Julien Lefebvre

Mise en scène : Jean Laurent Silvi
Avec Stéphanie Bassibey, Pierre-Arnaud Juin, Ludovic Laroche, Jerôme Paquatte, Nicolas Saint- Georges

INFOS & RÉSERVATION
Théâtre Le Lucernaire
53 rue Notre Dame des Champs
75006 Paris
Tél. : 01 45 44 57 34
http://www.lucernaire.fr
Du 5 novembre au 12 janvier 2020, du mardi au samedi à 21h, dimanche à 18h. Puis en tournée

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En priorité


THÈME
Jack l'Eventreur a encore frappé  et le célèbre Yard, impuissant, en perd la boussole. La foule gronde, la presse s'interroge (il y a 180 quotidiens à Londres en 1888, on vient d'inventer la photographie...), les suspects sont relâchés, les uns après les autres, faute de preuves car "sans aveu ni témoin, pas de crime !" En l'espace de quelques jours, 2,3,4,5 prostituées sont égorgées puis éventrées, avec une sauvagerie et un acharnement jamais atteints de mémoire de policier,  dans les venelles obscures du quartier mal famé de WhiteChapel , au cœur de l'East End londonien. Sans aucun indice, mais toujours selon le même mode "opératoire" ; les apprentis détectives et les fins limiers de tout poil, sponsorisés par le Star, premier tabloïd du genre, ou le Guardian de l'époque font florès, à l'affût du sensationnel en une, gros tirage oblige.

Cela ne peut plus durer. Alors, Sir Herbert Greville un membre éminent de la gentry, distingué et ambitieux, réunit 4 "pointures" spécialisées chacune dans son domaine  dont Georges Bernard Shaw (le journaliste polémiste bien connu), Sir Arthur Conan Doyle (le pas encore célèbre romancier, inventeur de Sherlock Holmes) ou Bram Stocker, directeur de théâtre en mal de pièces à succès et de spectateurs, pour élucider discrètement (?) le mystère de ce premier sérial killer de l'histoire du crime.

POINTS FORTS
- En particulier, la formidable prestation de Sir Conan Doyle (Ludovic Laroche à la scène ) sorte de Tintin en knickers bockers, à qui il ne manque  que la loupe, le portrait robot ou le magnétophone miniature pour confondre les coupables. Et le jeu impayable du truculent Bram Stocker (Jerôme Paquatte dans la vie) dont la voix de stentor et l'œil vibrionnant nous emmènent sur les chemins d'un spiritisme mystérieux mais très utile pour la suite. Mary Lawson (Stéphanie Bassibey), première (et séduisante) femme médecin de l'époque est à l'unisson

- Un suspense bien construit avec un épilogue surprenant et crédible à la fois

- Une atmosphère typiquement et délicieusement britannique soutenue par des costumes "tweed and tie" de l'époque tout à fait appropriés. On est au théâtre pas à la télévision, Thank you, Your Honor ! 

POINTS FAIBLES
- Une mise en scène statique et un décor un peu trop permanent et fragile.

EN DEUX MOTS 
Cette comédie policière à rebondissements, avec son double coup de théâtre final, tient en haleine le spectateur jusqu'au bout grâce notamment à une distribution éblouissante

Last but not least, la sagacité de Sir Arthur aiguillonnée par les compliments prodigués par la belle Mary va (peut être) permettre de déboucher sur une culpabilité improbable à l'origine, mais qui sera, par la suite, reconnue comme une hypothèse vraisemblable par les historiens et certains "Ripperologues" pour la résolution  de la plus grande énigme criminelle de tous les temps.

Il vous faut, de toute urgence, pénétrer dans ce cercle d'initiés  placé au cœur d'un lieu où bat, en permanence, l'amour du théâtre, Le Lucernaire. C'est E-lé-men-taire,  mon cher Doyle !

Mais rendons à Chantal de Saint Rémy et à Antoine Legrand ce qui leur appartient: deux excellentes chroniques qui ont, sur culture-tops.fr,  successivement salué cette comédie policière, lors des deux précédentes saisons, au Lucernaire déjà (le lieu du crime to be !)

UN EXTRAIT
“Un homme ne se résume pas à la poussière de ses chaussures.
Chaque société, chaque époque a les monstres qu'elle mérite.
La vérité est à la portée de celui qui veut réfléchir.
Méfiez vous, ma Chère, l'ironie accentue vos rides” !

L'AUTEUR
Julien Lefebvre est un jeune auteur de 40 ans puisant son inspiration dans les faits divers et les événements du siècle défrayants la chronique .Actuellement se joue aussi sur la scène du théâtre Fontaine "Plus haut que le ciel", la réécriture burlesque de la construction de la Tour Eiffel" écrite avec sa femme Florence. En 2007, il écrivait son premier roman "Le Signe de l'Ogre".

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