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"Country guide" à l'usage des Parisiens candidats à l'exil rural : êtes-vous vraiment prêts à sauter le pas ?
©Reuters

Bonnes feuilles

"Country guide" à l'usage des Parisiens candidats à l'exil rural : êtes-vous vraiment prêts à sauter le pas ?

Parisiens en manque de vert et bientôt dans le rouge, prêts à franchir le périph' pour une vie meilleure... Ce country guide est votre nouveau meilleur ami. Extrait de "Y a-t-il une vie après le périph ? '", de Laetitia Rigaud, publié chez Eyrolles éditions (2/2).

Laetitia  Rigaud

Laetitia Rigaud

Laetitia Rigaud est diplômée d'une école de communication, publicitaire et coach en vie sauvage. Satisfaite de sa nouvelle vie, elle souhaite partager ses conseils et bons plans d'ancienne parisienne expatriée de l'autre coté du périph'.

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Du point de vue de l’auteure, avant ou après le périph, c’est kif. Seuls comptant le ressort comique, l’intensité narrative et l’angle revendiqué de la mauvaise foi. Quoiqu’après réflexion, écrire face au jardin soit plus inspirant que dans son bureau-chambre à coucher du 9e arrondissement.

1 point donc en faveur du vert (en prose).

Du côté du coach, je serai sans appel. Avez-vous déjà entendu un psy se mouiller ? C’est bien sûr à vous de cheminer à l’écoute de vos émotions et sentiments, de trouver votre voie car la réponse est en vous, ça fera 60 € merci.

Zéro partout.

À toi l’exilée qui sens la pointe acérée de la nostalgie (mais c’est la raison d’être de l’exilé non ?) aiguillonner encore ton coeur d’ex-Parisienne les soirs pluvieux de novembre, je fais un gros câlin.

1 point pour la capitale du monde.

Dois-je rappeler que l’abyssal gouffre financier dans lequel patauge l’endettée n’est qu’une aimable plaisanterie comparé au tsunami économique qui l’aurait engloutie elle et toute sa famille si elle était restée à Paris ? Si vous ne l’avez pas encore compris, je ne peux plus rien pour vous.

1 point pour la grande couronne (en or).

La travailleuse indépendante profite éhontément de son hamac sous les arbres, l’ordi bien calé sur ses cuisses délicieusement tièdes, mais pour des raisons de pudeur et de crédibilité commerciales, elle n’en parlera pas ici.

1 point pour (ses chers clients à) Paris.

Ah l’amoureuse ! Que dire sinon qu’elle suivrait son homme au bout du monde et jusque sur la Lune bien sûr, s’il lui venait la bonne idée de la lui décrocher.

1 point pour l’amour (bien que quand on aime on ne compte pas).

La mère de famille doit-elle vraiment conclure ? Non ! Une mère de famille ne conclut jamais, une mère de famille laisse la porte ouverte à l’infinie potentialité de ses chéris, une mère de famille ne dit pas « fontaine je ne boirai pas de ton eau de Paris », une mère de famille est dans un état de remise en question permanent. Et de toute façon, une mère de famille n’a pas le temps de conclure.

Zéro + zéro = la tête à Toto.

L’amie est une vraie amie pour la vie et, à ce titre, elle ne fait jamais dans la demi-mesure.

1 point à Paris qui héberge sa vieille potesse.

1 point à la petite maison dans la prairie et ses nouveaux convives à bretelles.

Enfin, la femme. La femme libre. La femme qui ose. La femme qui dit « je »… Eh bien, moi, moi je pense que la vie comporte de nombreux avantages, avant, après et même sur le périph (pour peu qu’on ne loupe pas la sortie). Je crois en la valeur incommensurable de l’expérience nouvelle (339 000 € sur vingt-cinq ans). Et j’adore l’idée que chaque arrivée soit un nouveau départ. Car quand la femme que je suis entend dire : « on est parti s’installer à… », cette femmelà, comme la France de Roger Gicquel, a peur.

1 point pour la vie à Paris.

1 point pour la vie ailleurs.

1 point pour les vies d’après.

Extrait de "Y a-t-il une vie après le périph'", de Laetitia Rigaud, publié chez Eyrolles éditions. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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