Marseille: des poissonniers verbalisés car ils n'ont pas affiché le nom de leurs poissons en latin | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Faits divers
Marseille: des poissonniers verbalisés car ils n'ont pas affiché le nom de leurs poissons en latin
©CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Dura lex, sed lex

Marseille: des poissonniers verbalisés car ils n'ont pas affiché le nom de leurs poissons en latin

La législation européenne oblige à afficher le nom scientifique, en latin, des espèces pêchées.

Labor omnia vincit improbus. Le labeur vient à bout de tout... sauf de la législation européenne. Une dizaine de poissonniers du Vieux-Port de Marseille en ont pris conscience le 14 juin, lors d’une opération de contrôle mobilisant une vingtaine d’agents des services de l’Etat (Directions départementales des territoires et de la mer, de la protection des populations et de la Direccte). Si certains ont été sanctionnés pour ne pas avoir affiché les prix, ce qui se comprend, d'autres l'ont été... pour ne pas avoir affiché le nom scientifique des poissons en latin, comme le veut la réglementation européenne depuis cinq ans.

Marie, poissonnière depuis 25 ans, fait partie des commerçants verbalisés. Interrogée par l'AFP, elle fulmine : "Les clients ne font même pas la différence entre la rascasse et le rouget, qu’est-ce qu’on vient nous demander de mettre le nom en latin ! Ce sont des bureaucrates qui ne connaissent pas le terrain. Aucun client me demande le nom en latin !"

Le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin, a indiqué dans un communiqué, samedi que : "Emmanuel Macron m’a garanti, après avoir éclaté de rire quand je le lui ai appris, que les poissonnières du Vieux-Port n’auraient désormais plus à écrire, en latin, le nom des poissons qu’elles vendent…" Tempus narrabo. L'avenir nous le dira.

Lu dans 20 Minutes

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !