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L'Homme est un anchois comme les autres.
L'Homme est un anchois comme les autres.
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Prédateur, vraiment ?

L'Homme et l'anchois : ils sont au même niveau dans la chaîne alimentaire

C'est l'ego d'une espèce comptant 7 milliards de membres qui en prend un coup.

Un mythe s'effondre. Non, l'Homme n'est pas le dernier maillon de la chaîne alimentaire. Pis, selon l'équipe Ifremer/Institut de recherche pour le développement/Agrocampus-Ouest, nous nous situerions au même niveau que l'anchois en termes de niveau trophique ! "C'est vrai qu'il n'y a personne au-dessus de l'homme, en tout cas personne pour le manger, concède Sylvain Bonhommeau, principal auteur de l'étude. Mais il n'est pas le superprédateur qu'on a coutume de présenter, du moins en termes d'alimentation".

Le niveau trophique d'une espèce est déterminée par son régime alimentaire. Les végétaux sont ainsi au premier niveau, les herbivores au deuxième puis viennent les carnivores. Le niveau trophique est donc "le nombre d'intermédiaires entre les producteurs primaires et leur prédateur". Les chercheurs ont conclu que le niveau trophique de l'Homme était de 2,2, un niveau proche d'un anchois ou d'un cochon. A titre de comparaison, l'ours polaire et l'orque, atteignent un indice de 5,5.

L'étude a également permis de déterminer les différents niveaux trophiques des populations qui peuplent la Terre. Avec un score de 2,04, le Burundi est le pays qui affiche le niveau trophique le plus bas. Son régime alimentaire est en effet "composé à presque 97% de plantes". A l'opposé, l'Islande obtient le score le plus élevé (2,54), leur régime alimentaire étant majoritairement carnivore (plus de 50%) du fait de leur grande consommation de poisson.

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