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Curiosity sur Mars : de l'eau puis quoi d'autre ?
©NASA

Recherches

Curiosity sur Mars : de l'eau puis quoi d'autre ?

Le robot Curiosity a trouvé sur Mars les stigmates du lit d'une rivière. Mais que peut-on trouver maintenant ?

Le 28 septembre restera comme une date importante. La mission Curiosity aura fait une grande découverte. En effet, les scientifiques sont presque formels : les petits cailloux caractéristiques qui se déposent au fond du lit des rivières sont le signe d'une ancienne présence d'eau sur Mars. "D'après la taille de ces gravillons, nous pouvons estimer que l'eau s'écoulait à une vitesse d'un mètre par seconde environ et qu'elle devait arriver entre la cheville et la hanche", précisait la semaine dernière un des membres de la mission scientifique de Curiosity, William Dietrich de l'université californienne de Berkeley. Pour les chercheurs, aucun doute, il s'agit du premier indice majeur prouvant que la planète rouge a un jour pu être abriter la vie. Mais que peut-on espérer trouver maintenant ?

Dans une interview au Parisien en août dernier, Michel Viso, responsable thématique exobiologie au Centre national d’études spatiales (Cnes) estimait qu'il n'y avait pas grand chose à espérer. "Ce gros robot (NDLR : Curiosity) va essayer de détecter des produits organiques, comme le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote, qui sont des éléments nécessaires à la vie. On pense que sur Mars la vie n’a pas dépassé le stade du micro-organisme, comme le microbe. Mais on peut toujours rêver. Le gros lot, ce serait une découverte majeure. Imaginez qu’il trouve une paire de lunettes…" affirmait-il en plaisantant. 

Alain Souchier, spécialiste de la propulsion fusée, est président de Planète Mars, association d'encouragement aux projets spatiaux, n'était pas plus optimiste dans Le Point le 7 août. "Ce qui pourrait arriver au mieux, c'est la détection de matériaux (relativement) abondants, là où sur Terre ils sont rares. Mais l'exploitation de ces matières premières est à écarter. Même à 100 000 euros le kilo, et même sur le long terme, il serait inutile de ramasser de l'or sur Mars pour le renvoyer sur Terre" jugeait-il à l'époque.

Avoir trouver des traces d'eau sur Mars est donc déjà une satisfaction même si le dans les années 70, les sondes Mariner et Viking avaient déjà révélé d'énormes chenaux d'écoulement et des vallées sinueuses qui formaient de vastes réseaux. Bruno Bézard, du département de recherche spatiale à l'Observatoire de Paris-Meudon, rappellait d'ailleurs ce fait sur le site du CNRS. Reste à espérer que Curiosity fera une découverte majeure dans les prochains jours.

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