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Revue de presse des hebdos

Zemmour incommode le RN, Macron insupporte ses électeurs de gauche, Jean-Marie Bigard ravit Valeurs actuelles, Boris Johnson séduit Retailleau; Alerte sur la protection de notre patrimoine industriel: Finis les profs payés par la Turquie dans nos écoles

Et aussi Municipales : le candidat Darmanin.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Zemmour gêne le RN

Eric Zemmour serait un problème pour Marine Le Pen, selon un "haut cadre du parti" cité par Le Point "Nos militants sont accros à son émission quotidienne sur Cnews" et "ils trouvent notre discours trop timoré et aimeraient qu'on aille aussi que lui.".

La gauche n'aime plus du tout Macron

Dossier (12 pages) à la Une de l'Obs : des électeurs de gauche qui avaient voté pour Macron sont déçus prêt s'abstenir même s'il est face à Marine Le Pen lors de la prochaine présidentielle, ils s'expriment  et s'expliquent dans l'hebdo "Ce n'est qu'un échantillon chimiquement pur d'électeurs de gauche qui ont voté Macron en 2017. Mais quelle désillusion ! A l'exception de quelques convaincus, les quinze citoyens du panel réunis pour « l'Obs » par l'institut Ipsos n'ont pas de mots assez durs pour fustiger la personne du président, la politique menée depuis deux ans et demi et la fragmentation sociale qui leur semble en résulter. Jusqu'à envisager, pour quelques-uns d'entre eux, de s'abstenir si l'actuel locataire de l'Elysée devait affronter Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2022 : « Je ne pensais pas dire ça un jour, mais revoter Macron, c'est impossible », confie ainsi Nadia, contrôleuse des finances publiques. Plus jamais Macron ? En 2017, près de la moitié des anciens électeurs de François Hollande apportaient leurs suffrages au candidat d'En Marche ! dès le premier tour. Un lointain passé. Ils sont aujourd'hui moins d'un sur six à se satisfaire de sa politique, qu'ils jugent « trop à droite ». Un ressentiment récemment aggravé par le conflit social sur la réforme des retraites" écrit l'Obs.

"A l'Elysée aussi, on s'inquiète du divorce entre l'opinion progressiste et l'exécutif et de ses conséquences éventuelles dans les urnes en 2022. « Le macronisme ne peut pas avancer sur une seule jambe. Nous avons besoin des électeurs sociaux-démocrates si nous voulons réussir à réparer le pays en dépassant les clivages partisans », résume un proche conseiller du président."

Valeurs Actuelles défend Bigard

"Le 11 février 2019, sur le plateau de l’émission de Cyril Hanouna, vous avez raconté́ une blague plus qu’odieuse dont vous aviez l’habitude. Elle vous a subitement valu d’être plongé au cœur d’un procès en sorcellerie". Rappelle Valeurs Actuelles à Jean-Marie Bigard (7 pages) en faisant allusion à sa "blague" sur un médecin qui viole sa patiente. Bigard ne fait pas dans la nuance en répondant : "J’ai de temps à autre l’impression de vivre en 1940, sous l’occupation allemande. Dans une époque où le CSA serait une sorte de Kommandantur, accordant la parole à ceux qu’elle estime en droit de parler, selon les termes d’une propagande bien rôdée".

Concernant Muriel Robin qui a critiqué cette mauvaise blague, Bigard est aussi violent : " Elle est tellement pitoyable ! Nous étions pourtant amis. Dans cette ère nauséabonde de dénonciation, elle fait figure de collabo. C’est comme si elle était copine avec un SS et qu’elle lui armait “non, je ne l’ai jamais connu”.

Bref pour Valeurs Actuelles, Bigard " n’est pas l’humoriste le plus raffiné de France, mais l’héritier d’une tradition grivoise. Depuis quelques mois, Jean-Marie Bigard voit se déchainer contre lui tout ce que le progressisme compte de procureurs".

Retailleau aime Boris Johnson

Bruno Retailleau, cité par Le Point estime que Boris Johnson a réussir à se sortir "de la bien-pensance et du politiquement correct" qui empêcheraient la droite française de s'adresser au peuple, de peur de contrarier les élites.

Danger pour les données des entreprises françaises

L'espionnage menace les entreprises sous toutes les formes. Elles doivent se protéger explique l'Express dans un copieux dossier, avec quelques exemples :  "C'est un étudiant venu d'ailleurs, entré dans un laboratoire de recherche au moyen d'un faux CV, dont les questions éveillent les soupçons de sa directrice de thèse... Ou une chargée d'affaires commerciales qui omet, lors de son entretien d'embauche, d'évoquer ses liens familiaux avec le dirigeant d'une entreprise étrangère rivale. Ou alors un patron, en voyage loin d'Europe, qui répond par mail à un appel d'offres, via le réseau Wi-Fi public de son hôtel, avant de découvrir que son concurrent local s'est aligné sur sa proposition, s'emparent ainsi du marché convoité".

Si Washington et Paris ont enterré la hache de guerre sur la taxe Gafa, un nouveau sujet de conflit point à l'horizon" constate l'Express : "l'utilisation des données informatiques de groupes français stockées chez Google, Amazon ou Microsoft. "Protéger notre patrimoine industriel, c'est protéger les données", souligne-t-on dans l'entourage de Bruno Le Maire. Or, "depuis le Cloud Act adopté en 2018 aux Etats-Unis, un juge américain peut accéder directement aux informations d'une entreprise hexagonale stockées chez les Gafam sans passer par la traditionnelle coopération judiciaire internationale", explique le député LREM Raphaël Gauvain".

Macron : finis les professeurs turcs dans nos écoles

Emmanuel Macron va annoncer la remise des cours de langue et de culture dispensés par des fonctionnaires d'Ankara auprès de 15 000 jeunes Franco-Turcs dans des écoles françaises selon Le Point. Des parents d'élèves qualifient ces cours de "propagande islamo-nationaliste". On peut s'attendre à des réactions turques face aux lycées français en Turquie.

Municipales : le candidat Darmanin

"Etre le fils d'une mère concierge à la Banque de France et grimper les échelons sans jamais l'oublier. De quoi nourrir des nuits de doutes, d'insomnies ; "névrose de classe", a, un jour, écrit un sociologue. Des heures à regarder derrière et à s'interroger : où se situer désormais sur l'échelle sociale?" écrit l'Express qui dresse un portrait du ministre des Comptes publics, tête de liste aux municipales à Tourcoing  : "Postuler à la mairie de Tourcoing, dans son Nord natal, l'aide à digérer l'ascension, à dissiper le vertige. Il fait mine de croire qu'il pourrait y retourner, rempiler à la tête de la municipalité, quitter le gouvernement... "Eh quoi, c'est super d'être maire, j'ai 37 ans, je ne vois pas très bien ce que j'ai à perdre!".

Amine El Khatmi : détesté par la gauche

Ex-militant socialiste, ex-adhérent à SOS Racisme, Amine El Khatmi (32 ans)combat les ambiguités de son camp sur la laïcité écrit Le Point. Il est aussi président du Printemps républicain et ses sorties sont devenues un point de fixation pour cette partie de la gauche qui, comme Edwy Plenel, a longtemps considéré que "le danger, ce n'est pas Mme Le Pen, mais Manuel Valls.

"Personne ne s'étonne qu'un jeune homme d'origine marocaine, élu de la République et musulman revendiqué, soit aux prises avec un camp politique qui prétend avoir placé l'antiracisme et la lutte contre stigmatisations au coeur de ses préoccupations." ajoute Le Point.

El Khatmi qui défend, pourtant, le droit de sa mère à porter le voile, se voit régulièrement gratifié du titre de "collabeur d'extrême droite vendu aux Blancs" par ce qu'il désigne comme la "muslimsphère".

La France malade selon Giesbert

"La France est atteinte de cette maladie que les psychiatres appellent la mélancolie délirante qui peut conduire au suicide. Pensez ! Pas mal de Français en sont même venus à croire - restez assis - que leur pays vivait sous la férule d'un Etat policier dont le chef sanguinaire serait M. Macron, dictateur notoire. Défense drie".écrit Franz-Olivier Giesbert dans son éditorial du Point.

Affaire Mila : le silence des féministes selon Couturier

Ce qui frappe Brice Couturier, dans l'affaire Mila : "c'est le silence embarassé des associations féministes et de défense des LGBT Est-ce parce que la meute lancée aux trousses de Mila par les réseaux sociaux prétendait punir une 'insulte à l'islam' ?Il critique aussi, au passage, "la malhonnêteté qu'à commise Ségolène Royal, négligeant le harcèlement sexiste dont avait été victime Mila pour se focaliser sur le 'manque de respect' dont elle aurait fait preuve envers l'islam."

"Les Indécents Sans courage : ils abandonnent une ado menacée de mort" titre Marianne avec une galerie de personnalités avec au milieu Ségolène Royal qui a critiqué la jeune Mila".

Barbarin : partiellement réhabilité

Bien qu'elle ait relaxé le cardinal Barbarin, la cour d'appel de Lyon a donné raison aux juges de première instance qui avaient reconnu qu'en mars 2010 le cardinal Barbarin était précisément informé des agressions sexuelles du père Preynat sur François Devaux, âge alors de 11 ans, et qu'e le cardinal ne les a pas dénoncées souligne Le Point.

Le prélat reconnaît la justesse de cette remarque dans une longue interview dans Le Point (5 pages). Mais il ajoute qu'il pensait que "l'affaire avait été traitée par mes trois prédécesseurs". Il faudra attendre fin 2014, dit-il, pour que "je me rende compte que je n'ai pas pris les bonnes mesures."

Se sent-il réhabilité par la décision de la cour d'appel ? Réponse : "Oui, bien sûr, mais seulement dans une certaine mesure... Cette affaire restera attachée à mon nom et me collera toujours au visage. Je resterai celui qui n'a pas..."

L'Amérique d'aujourd'hui fait peur à Clint Eastwood

"L'Amérique d'aujourd'hui me fait peur. J'ai connu d'autres pays dans ma vie, j'ai travaillé en Espagne, en Italie, en France, j'ai tourné en Afrique. Il n'y a que dans mon pays que quelqu'un débarque dans une école et tire sur tout le monde." explique Clint Eastwood qui n'est pas fan de son iPhone : "Je l'utilise comme un téléphone à l'ancienne. La moindre rencontre dans la rue donne lieu à un selfie, c'est pénible ! En général, j'accepte, mais quand je suis pressé et que je trouve une façon polie de décliner, les gens m'insultent ! C'est notre époque..."

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