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Revue de presse des hebdos

Royal espère bien être candidate à la place de Jadot pour 2022; Marianne voit le gouvernement sous l’influence des sectes, Valeurs Actuelles le voit aveugle au racisme anti-Français; L’énorme business des vaccins anti-Covid qui n’existent pas encore

Mais aussi : Pécresse et Dati contre Darmanin.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Royal espère évincer Jadot en 2022

En vue de la présidentielle de 2022, Ségolène Royal se sent très à l’aise du leader écolo Yannick Jadot écrit Le Point. « C’est un théoricien ! Il n’a jamais fait concrètement quoi que ce soit pour l’écologie. Moi, cela fait vingt-cinq ans que j’agis », claironne la ministre de l’Environnement de 1992. Entre Jadot et Royal, ex-candidate à l’Élysée en 2007, les relations sont glaciales car « Jadot a repoussé les offres de service de Royal, qui plaidait alors pour une liste commune de la gauche aux européennes. »

Les sectes influencent le gouvernement ?

« Alors que les mouvements sectaires surfent sur la crise sanitaire et ses conséquences, et que gourous, charlatans et thérapeutes foireux, la Miviludes, l’organisme d’État censé lutter contre le phénomène, est fragilisée » dénonce Marianne (6 pages). « L’équipe passe de 14 à 8 membres, perd ses lignes téléphoniques fixes, ses ordinateurs et ses précieuses archives. Unique au monde, la Miviludes permettait à l’État de traquer les sectes partout sur le territoire français »

Marianne avance une explication : Catherine Picard, à l’origine d’une loi portant sur les sectes en 2001, soupçonne l’entourage d’Emmanuel Macron d’être « influencé » : « Il y eut au gouvernement, comme ministre de la Culture, Françoise Nyssen, créatrice avec son mari d’une école Steiner, une école à la pédagogie dite « alternative » influencée par les thèses anthroposophiques. Le ministère des Solidarités et de la Santé abritait récemment une conférence ouverte aux « médecines complémentaires et alternatives » organisée notamment par le chirurgien Philippe Denormandie, père de Julien, nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.  Et le 24 juin 2019, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a présidé une conférence sur le thème : « Pleine conscience : lever les doutes, ouvrir les perspectives » dans ce même ministère de la Santé ».

Le "racisme antifrançais"

"Le racisme antifrançais" tue estime Valeurs Actuelles (2 pages) : "La haine contre la France compte ses adeptes aux revendications omniprésentes. Mais elle compte aussi ses victimes, qui n’intéressent personne..." L'hebdo revient (3 pages) sur l’agression de Philippe Monguillot, "ce conducteur de bus a touché toute la France. Philippe est ce père de famille sans histoires qui est mort pour avoir décidé de faire respecter les règles élémentaires d’usage et de sécurité". 

"Les médias ne veulent pas voir" ajoute Valeurs (3 pages) en les accusant de refuser de mentionner les prénoms des suspects quand ils sont d'origine musulmane "En montant en épingle certaines affaires et en choisissant d’en négliger d’autres, les médias ont instauré un climat de mensonge qui a fracturé le pays".

Valeurs cite l'exemple du 14 Juillet et des deux journalistes Léa Salamé (France 2) et Gilles Bouleau (TF1) face à Emmanuel Macron :"Agitée depuis des semaines par la relance très médiatique de l’affaire Traoré, la société française vient de connaître les meurtres, presque coup sur coup, de la jeune gendarme Mélanie Lemée et du chauffeur de bus Philippe Monguillot. Le chauffard qui a tué Mélanie s’appelle Yacine, celui qui a mortellement frappé Philippe Monguillot se nomme Mohammed. Durant l’entretien du 14 Juillet, qui a duré plus d’une heure, aucune question ne sera posée au président sur ce sujet brûlant ».

Le préachat de vaccins qui n’existent pas

Qui achèterait un produit qui n’existe pas encore et dont nul ne sait s’il existera un jour ? s’interroge l’Express “Personne, sauf dans le cas de potentiels vaccins contre le Covid-19 : différents Etats ont déjà signé des précommandes avec des industriels. Il s’agit pour eux, si les recherches débouchent sur un produit efficace, d’assurer à leur population l’accès à des doses”

“Les chiffres donnent le tournis. Les Etats-Unis ont déjà alloué l’équivalent de 3,5 milliards d’euros à plusieurs laboratoires. La société Novavax, qui touchera 1,4 milliard d’euros, s’est engagée à livrer 100 millions de doses aux Américains. AstraZeneca leur en réservera de son côté plus de 300 millions, moyennant 1 milliard d’euros versés pour accompagner le développement de son produit. Les pays européens ne sont pas en reste, avec la préréservation par la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas de 300 millions de doses auprès de cette même société. Et de tels accords vont foisonner dans les semaines et les mois à venir”

Covid-19 : le candidat-vaccin de l'Institut Pasteur devenu américain

Au Centre d'investigation clinique Cochin-Pasteur, dans le sud de Paris, tout est prêt, ou presque. Les volontaires sont en cours de recrutement et les premières doses seront bientôt livrées. C'est ici que, au tout début du mois d'août, les essais cliniques du premier candidat-vaccin contre le Covid-19 issu de la recherche française devraient commencer, en même temps que dans un autre centre, en Belgique. 

Faute de partenaire industriel et de soutien financier, ce candidat-vaccin, issu de la recherche hexagonale, est tombé dans l'escarcelle du groupe Merck-MSD

ce futur vaccin, fruit de travaux fondamentaux menés en France, appartient désormais à une entreprise américaine, qui en maîtrisera la production, la commercialisation et... les éventuels bénéfices. 

Pécresse et Dati contre Darmanin

« Je veux que vous l’écriviez en toutes lettres : ma réaction sur cette affaire n’a rien de personnel, ni de politique. Je réagis avec mes tripes et avec mon cœur ! » déclare Valérie Pécresse, au Point. Elle se dit sidérée qu’Emmanuel Macron ait pu négliger « la charge symbolique qu’il y avait à nommer quelqu’un à la tête des policiers de France, alors même qu’il est sous le coup d’une enquête ». « Cela signifie que, pour le président, l’enquête est déjà close, qu’elle ne sert à rien ! C’est ultraviolent pour les femmes, et un mépris de toutes les victimes… »

Même attitude de Rachida Dati « J’entends qu’il a bénéficié de trois non-lieux en justice. Mais ce n’est pas une question de droit, c’est la dignité des femmes, le sujet. » Pour elle, le fait qu’il soit accusé par une ancienne call-girl n’y change rien.

Le Gendre remplacé par Castaner ?

Le chef de file des députés macronistes, Gilles Le Gendre qui a annoncé sa démission de la présidence du groupe La République en Marche (LREM) dément, bien sûr, la moindre pression de l’Elysée note l’Obs. Son entourage ajoute, sans rire, « Le président lui a, au contraire, assuré qu'il pouvait très bien reprendre la main. » Pourtant ce départ de Gilles Le Gendre, très contesté en interne depuis son arrivée à la tête du groupe en 2018, était exigé par pléthore de députés alors qu’il s'accrochait à son siège.

Reste à savoir pourquoi il ne remettra sa démission que début septembre, jusqu’aux journées parlementaires du groupe des 10 et 11 septembre ? En fait selon Le Point, Le Gendre garde la place pour Castaner, selon un pilier de la majorité : « Ça laisse le temps à Castaner de retrouver son siège de député. » L’ancien ministre de l’Intérieur, qui a quitté le gouvernement

La chemise à fleurs de Castaner

Selon Le Point, Édouard Philippe disait aux nouveaux entrants au gouvernement : « Un ministre doit paraître comme un ministre », évoquant parfois Christophe Castaner. En 2019, alors ministre de l’Intérieur, Castaner s’était affiché au Campus des territoires de LREM à Bordeaux avec une chaîne en or et une chemise noire à fleurs. Un conseiller lui aurait alors suggéré d’aller enfiler un costume, au cas où un attentat se produirait et qu’il doive passer à la télé.

Macron prêt à réformer l’Etat

Il faut réformer l’Etat : le Point a mis un mammouth à la Une pour que l’on comprenne bien le message de son dossier (11 pages) : « La crise a révélé les failles d’un État asphyxié par lui-même », pris en flagrant délit d’inefficience « alors même que nous avions promis de le réformer », grince un ministre proche du président qui aurait été frappé de recevoir autant de SMS d’élus plus ou moins proches déversant leurs griefs. »

« C’est aujourd’hui clair dans l’esprit du président : il est prêt à une grande réforme. Mais il ne la mènera que si les associations d’élus sont décidées à assumer pleinement de nouvelles responsabilités. » Selon Le Point aux journalistes qu’il convie à sa table début juin, le président aurait dit que l’État central est devenu « bedonnant et aveugle », il serait urgent de le « réduire » pour « redonner du muscle à l’État local »

Maintien de l’ordre : fermeté

Le Point évoque le nouveau schéma du maintien de l’ordre, qui n’attendrait plus que la validation de Gérald Darmanin : maintien du LBD 40 (avec caméra ce qui a entraîné une baisse de 60 % de ces tirs) maintien des nasses ; réaction immédiate face aux black bloc et à la casse.

La culture sinistrée

Le coronavirus a porté un coup sévère à la culture détaille l’Express : « Une perte de revenus de 22,3 milliards d’euros selon une étude de la Rue de Valois ; plus de 300 000 emplois menacés ; 800 millions d’euros de recettes envolées à cause de l’annulation des seuls festivals, selon Emmanuel Négrier, directeur de recherche au CNRS ; 1 entreprise du monde du spectacle sur 2 menacée de faillite en 2020 ou en 2021, selon le cabinet d’audit EY. »

Il faut « sauver la culture » : « Oui, mais comment ? Oui, mais qui, plus particulièrement ? Oui, mais avec quel argent ? Derrière les festivals annulés, les représentations repoussées, les musées désertés, les salles de cinéma aux rangs clairsemés se cachent une multitude de situations. »

L’Opéra de Paris en enfer

Le personnel de l’Opéra de Paris avait choisi de se lancer dans une grève suicidaire contre la réforme des retraites. Les amateurs d’opéra ont été stupéfaits, on les comprend. Ce fut la plus longue grève de l’histoire de l’Opéra note l’Express : « 83 représentations annulées, une perte sèche de 15 millions d’euros ». C’est donc un Opéra de Paris exsangue qui a ensuite dû faire face aux conséquences du coronavirus : « 157 levers de rideau effacés de mars à juillet, et 25 millions d’euros de déficit supplémentaires ». Plus le manque à gagner des visites de touristes annulées et les recettes de mécénat qui ont fondu….

Le suicide de Bérégovoy

Le suicide de Pierre Bérégovoy l'ancien Premier ministre de François Mitterrand, le 1er mai 1993, a marqué son (jeune) avocat Patrick Maisonneuve raconte, longuement, l’Obs. « Près de trente ans plus tard, Patrick Maisonneuve se souvient de cette macabre journée dans les moindres détails ... Pendant trois mois, entre la parution du « Canard enchaîné » révélant l'existence d'un prêt litigieux (Roger Patrice Pelat, homme d'affaires proche de Mitterrand, a prêté au Premier ministre socialiste, en 1986, 1 million de francs pour l’achat d’un appartement) et le jour de la mort de l'homme politique, le jeune avocat a été témoin de sa dégringolade sans pouvoir le sauver. « Le prêt avait été fait en toute transparence, rédigé devant notaire. Les choses étaient légales, et il n'y a jamais eu de contrepartie à ce prêt. Je ne cessais de le lui rappeler pour le rassurer, mais ça l'avait totalement submergé ».

L’Obs aime le vélo

« Quelque chose est indiscutablement en train de changer dans le paysage urbain français, où jusqu'alors la voiture régnait sans partage. Hier moqué et regardé avec condescendance,

le vélo tient sa revanche. En ces temps de pandémie, pour éviter un rebond de l'usage de la voiture, et la cohue dans les métros ou les bus, nombre de municipalités ont fait fleurir des pistes cyclables provisoires à un rythme jamais vu. Comme un symbole, à Paris, où 50 kilomètres de pistes supplémentaires » écrit l’Obs lyrique (12 pages) à propos de la rue de Rivoli fermée aux automobilistes à Paris « Sur cet axe de circulation, l'un des plus importants de la capitale, flotte désormais comme un air d'Amsterdam : le délicieux bruit des dérailleurs a remplacé celui des moteurs, avec jusqu'à 17 000 cyclistes par jour. »

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