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Le réchauffement climatique pourrait menacer la production de fèves de cacao
Le réchauffement climatique pourrait menacer la production de fèves de cacao
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Chaud cacao

Vous aimez le café ou le chocolat chaud ? Le réchauffement climatique pourrait vous en priver

Le réchauffement climatique ne concerne pas seulement la fonte des glaces des régions australes. Il pourrait aussi profondément bouleverser nos habitudes de consommation... Avec ZeGreenWeb.com

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Un peu plus d'un mois avant l'ouverture du sommet onusien de Durban (Afrique du Sud), les mauvaises nouvelles s'accumulent sur le front climatique. L'augmentation en "degré Celsius" du thermomètre mondial ne se traduit en effet pas « que » par la fonte accélérée de la banquise, la montée du niveau des mers, l'acidification des océans et la dégradation de nombreux habitats naturels. Rétrécissement des espèces, fragilisation d’un grand nombre de cultures et de la forêt amazonienne sont également au programme...  

Les producteurs de cacao ont du souci à se faire

L’irrésistible montée des températures menace directement leurs intérêts et, à l'horizon 2050, risque de faire du chocolat une denrée rare. Elle se traduit déjà par un affaiblissement des arbres et une réduction du nombre d'exploitations, qui pourraient s'avérer dramatiques, notamment en Afrique occidentale. Étant entendu que le Ghana et la Côte-d'Ivoire représentent à eux deux 70% de la production mondiale.

Dans ces deux pays, les températures moyennes pourraient augmenter de 2,3 degrés Celsius d'ici la moitié du siècle, ce à quoi les cacaoyers auraient, selon le Centre international d'agriculture tropicale (CIAT) auteur d'une étude sur le déclin de la cacao-culture, bien du mal à réchapper. En conséquence les exploitations pourraient être déplacées vers les hauteurs, où l'air sera plus respirable. Sauf que l'Afrique de l'Ouest est un territoire relativement plat et que les rares terrains à même d'accueillir des plantations de cacao sont pour la plupart déjà occupés...

D'aucuns voient d'ici d'énièmes changements d'affectation des sols au détriment de forêts, dont la superficie diminue déjà d'année en année.

État d'urgence sur l'Arabica...


Le fait que la direction de Starbucksait alerté l'administration Obama démontre que la situation est tout aussi préoccupante pour les producteurs de café. Ces derniers ont maille à partir avec les pyrales du café, lépidoptères au redoutable pouvoir de nuisance et dont la population devrait significativement augmenter dans les années à venir.

Au Costa Rica, pays qui produit un Arabica à la réputation planétaire, des producteurs ont déjà dû abandonner leurs plantations. La faute à des mutations climatiques devenues stricto sensu insupportables, sachant que le café a, au même titre que les autres cultures tropicales, besoin de saisons sèches et humides et pâtit gravement d'épisodes climatiques extrêmes qui, depuis quelques mois voire quelques années, sont en nette recrudescence.

L'ICIPE (Center of Insect Physiology and Ecology) du Kenya, lui, table sur une baisse de 10 % de la production en Afrique orientale d'ici 2050. Là encore, les producteurs pourraient être tentés d'investir les montagnes, mais une telle migration entraînerait une compétition malvenue avec d'autres cultures vivrières. Accessoirement, les conditions du sol en haute altitude pourraient ne pas être propices.


... et sur l'Amazonie


Déjà ponctionnée de toutes parts depuis de longues décennies, la forêt amazonienne est de surcroît victime de l'inconséquence des pouvoirs publics brésiliens, qui ont récemment adopté une loi exonérant les petits propriétaires de leurs responsabilités en matière de déforestation, et encouragent déraisonnablement la production nationale d'éthanol.

Sur le plan climatique, la sécheresse de 2010 se serait traduite par la libération dans l'atmosphère d'un milliard huit cents millions de tonnes de dioxyde de carbone, c'est-à-dire l'équivalent des émissions de CO2 de l'Inde ! Un épisode dramatique dont tout indique hélas qu'il n'aura rien de marginal dans les années à venir.

À long terme, les sécheresses altèrent la croissance des jeunes pousses et réduisent l'espérance de vie des arbres dans leur ensemble, ce qui signifie qu'au lieu d'être un puits emprisonnant les rejets carbone, la forêt amazonienne pourrait devenir une source nette d'émissions de gaz à effet de serre (GES) dans quelques décennies. Une hypothèse apocalyptique...

Plus de détails sur le site zegreenweb.com

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