Les puissants relais de l'Algérie en France ; Ces amis de Ghosn que tout le monde craignait chez Renault; L'avertissement de Philippe à Castaner; Technip: et un mégagâchis industriel de plus; Notre-Dame partout dans les hebdos, le catholicisme plus rare | Atlantico.fr
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Les puissants relais de l'Algérie en France ; Ces amis de Ghosn que tout le monde craignait chez Renault; L'avertissement de Philippe à Castaner; Technip: et un mégagâchis industriel de plus; Notre-Dame partout dans les hebdos, le catholicisme plus rare
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Revue des hebdos

Les puissants relais de l'Algérie en France ; Ces amis de Ghosn que tout le monde craignait chez Renault; L'avertissement de Philippe à Castaner; Technip: et un mégagâchis industriel de plus; Notre-Dame partout dans les hebdos, le catholicisme plus rare

Et aussi le clivage droite-gauche revient hanter la macronie ?

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Algérie : le dilemme français

Dossier de 14 pages sur les rapports entre la France et l'Algérie dans l'Express : « La moindre parole prononcée est immédiatement perçue comme du néocolonialisme, confirme l’historien Benjamin Stora. Même ceux qui demandent comment aider, non pas l’Etat ou le gouvernement, mais la société algérienne, sont accusés d’ingérence. Dans ces conditions, les actes de solidarité élémentaires sont difficiles à concevoir. »

De plus, Hollande n'a pas été très habile face à l'état de Bouteflika rappelle l'Express : " lors de son second voyage à Alger, en 2015, François Hollande a vanté la « grande maîtrise intellectuelle » de Bouteflika. « C’est même rare, a ajouté l’ancien président, de rencontrer un chef d’Etat qui a cette alacrité, cette capacité de jugement". 

"Entre Paris et Alger, les relations restent passionnelles, car les destins des deux capitales sont liés. La France compte de 5 à 6 millions de Français d’origine algérienne, dont 2 millions de binationaux. C’est dire si les mouvements actuels en Algérie ont des retentissements dans l’Hexagone, où l’Etat algérien dispose de puissants relais"

"Emmanuel Macron est le premier président français qui n’a pas connu la période coloniale. Lors de sa visite à Alger, en 2017, il avait souhaité écrire une « histoire nouvelle », débarrassée du passé et tournée vers la jeunesse. Le voilà servi." ajoute l'Express.

Les "amis" de Ghosn

 "Entre nous, on avait un code : “Attention, c’est un FOG!” », un acronyme qu’on avait inventé pour les dossiers impliquant les friends of Ghosn (« amis de... ») et qu’il fallait traiter sans tarder et sans poser de questions », raconte à L’Express un cadre haut placé chez Nissan".

Bref, des FOG, il y en aurait eu beaucoup quand Ghosn était le patron de Renault-Nissan :  "Révélation après révélation, on se rend compte à quel point l’ancien patron avait intimement mêlé amitiés et affaires". Dernier exemple en date : " C’est  à cause de l’un de ces FOG que le Franco-Libano-Brésilien de 64 ans a de nouveau été mis en garde en vue et embastillé à Tokyo, après un petit mois seulement en liber té surveillée. C’est pour les relations financières impliquant le distributeur de Nissan à Oman, Suhail Bahwan Auto mobiles (SBA), que de nouveaux soupçons sont apparus contre l’empereur déchu de la voiture". 

Philippe prévient Castaner

Lors du conseil des ministres du 1er avril, Emmanuel Macron accueille les nouveaux membres du gouvernement, Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O. Mais, le Premier ministre reprend la parole après le président et fait remarquer qu’être ministre, c’est « 24 heures sur 24, y compris en termes de comportement »." raconte Le Point, avant d'ajouter : Beaucoup y ont vu un message destiné "à Christophe Castaner, épinglé à l’occasion d’une sortie en boîte de nuit le 9 mars, au soir d’un samedi de violences à l’occasion du mouvement des gilets jaunes".

Le gâchis Technip

 En 2016 quand le Français Technip se rapproche de l'Américain FMC "Technip réalise 13,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires, contre 6,4 milliards pour FMC. Et son carnet de commandes est quatre fois plus important" mais remarque l'Express "Les bans du mariage présentent cependant une parfaite égalité de la valeur des entreprises". Le mariage est déséquilibré, mais désormais " 80 % des résultats de TechnipFMC proviennent des anciennes activités du groupe français" et les Américains ont pris le dessus : " Le PDG, Doug Pferdehirt, ancien patron de FMC, sera basé à Houston tout comme les directeurs financier et juridique". Une lecture frustrante aveccette impression de déja vu.

Notre Dame

L'Express qui paraît plus tôt, le mercredi, contrairement au Point, à l'Obs et à Valeurs Actuelles qui sortent le jeudi, n'a pas pu mettre Notre Dame à la Une. Il est bien seul. Valeurs Actuelles ouvre ainsi son dossier de plus de vingt pages : "À l’heure où le pays s’apprêtait à écouter le président de la République, la cathédrale Notre-Dame de Paris s’embrasait, consumant l’âme d’une nation soudain hagarde. L’incendie remue notre histoire, il secoue surtout notre présent."  Valeurs ajoute : " le spectaculaire écroulement de la flèche de Notre-Dame de Paris ne tient pas seulement de la négligence humaine. Aucune guerre, aucun bombardement, aucun vandalisme révolutionnaire n’avaient atteint la cathédrale des Français aussi profondément.".

Le logo du Point est surmonté d'un liseré noir où l'on lit "numéro spécial" : en effet car l'hebdo consacre près de 50 pages (dont 18 de photos pleine page) à Notre-Dame, et au drame qui l'a frappée. L'Obs a aussi dédié sa Une (et 15 pages) à Notre-Dame, que la France semble découvrir au moment où elle risque de disparaitre.

Macronie : ex-de gauche contre ex-de droite ?

L'Obs (3 pages) croit savoir que la macronie se divise, que le clivage gauche-droite y reparaît : "Ces dernières semaines, cette ligne de fracture est pourtant réapparue avec force dans les rangs macronistes. Jusqu'ici, la bataille avait lieu en coulisse pour peser sur la ligne. Elle se déroule désormais à ciel ouvert : offensive des ministres de droite, mini-frondes à l'Assemblée, lancement d'un think tank de gauche... En off, les langues se délient : « On devrait faire du Blair réformateur et là c'est de la synthèse de juppéistes. Merde, on a voté Macron, pas Juppé ! Macron, ça devait être moderniser la gauche et ringardiser la droite. Il ne faudrait pas que ça se termine par ringardiser la gauche et moderniser la droite », cingle un député."

Face à la droite " aux manettes à Matignon et à Bercy" il y aurait quelques figures  qui "s'activent dans les coulisses pour que ne soient pas oubliées les promesses du « en même temps ». Parmi eux, le très écouté président de l'Assemblée et ex du PS Richard Ferrand, l'empereur de l'économie sociale et solidaire Jean-Marc Borello ou encore le conseiller en com désormais installé à l'Elysée, passé par des cabinets ministériels PS et la CFDT, Philippe Grangeon".

Mélenchon du populisme au gauchisme culturel

"En 2017, La France insoumise entendait « fédérer le peuple » pour dépasser le cadre traditionnel de la gauche, trop abîmée après le quinquennat Hollande. « Au cours de 2018, Jean-Luc Mélenchon a renoncé à la ligne populiste pour revenir à un gauchisme culturel », estime Jérôme Sainte-Marie, président de l’institut PollingVox. Au risque de dilapider son capital électoral, juge le politologue" remarque l'Express

"Convaincu d’assister aux prémices de la révolution citoyenne qu’il a théorisée dès 2014, Jean-Luc Mélenchon n’a pas mégoté son soutien aux gilets jaunes". Mais "Les gilets jaunes s’identifient davantage à François Ruffin qu’à Jean-Luc Mélenchon, qu’ils assimilent au vieux monde politique" estime l'Express.

Marine Le Pen ne parle pas de Bardella

En cinq mois d'interventions médiatiques, et 13 émissions la présidente du Rassemblement National n'a cité, Jordan Bardella tête de sa liste aux européennes qu'une seule fois, selon Le Point. Pourquoi ? l'hebdo ne nous le dit pas.

Ecole : mixité sociale et radicalisation à Toulouse

 Dans le domaine de l'éducation "Le sujet de la mixité est crucial à Toulouse" selon l'Express (4 pages). " Parmi ses 36 collèges (publics et privés), 5 accueillent plus de 60 % d’enfants de milieux défavorisés. Tandis que les 7 établissements les plus huppés, tous privés, en comptent moins de 10 %. En 2015, un rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) dénonçait sévèrement les effets de cette ségrégation : échec et décrochage, montée des violences, des préjugés, dérives extrémistes, épuisement des enseignants... "

L'argent investi ne suffit pas "« Dans certains établissements ghettoïsés, qui comptent parfois plus de 80 % d’élèves issus de familles défavorisées, on s’est longtemps contenté de mettre l’accent sur les moyens. Or, sans mixité sociale, l’argent ne sert à rien », martèle Georges Méric, qui poursuit : « Il est primordial de montrer à ces enfants qu’ils sont des citoyens comme les autres, que la République ne les abandonne pas. Cette opération vise aussi à lutter contre le spectre de la radicalisation, particulièrement inquiétant à Toulouse. »"

G7 Biarritz sous haute tension

"Ultras de tous bords et chefs des sept Etats les plus puissants de la planète – exception faite de la Russie et de la Chine – ont peut-être trouvé un point de convergence, aussi littéral que littoral : le prochain sommet du G7, qui se tiendra à Biarritz, du 24 au 26 août prochain. C’est en tout cas ce que craignent les forces de l’ordre et les services de renseignement qui, à plus de quatre mois de l’événement, sont déjà sur les dents" constate l'Express (2 pages). 

Gilets jaunes : beaucoup de gendarmes blessés

Le général Richard Lizurey  entendu à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur les moyens des forces de sécurité a indiqué que  depuis le début de la crise des gilets jaunes 219 gendarmes mobiles et 250 gendarmes départementaux ont été blessés signale l'Express.

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