Bruno Le Maire, l'homme qui revient de loin, Eric Zemmour celui qui lève une armée de l'ombre, Edouard Philippe celui qui n'exclut rien; Piolle et Rousseau ne "peuvent pas se blairer"; Le Qatar fascine curieusement l'Express, Belmondo touche tout le monde | Atlantico.fr
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Jean-Paul Belmondo à la Une. Celle du Point avec un numéro spécial de 100 pages qui est entièrement consacré à l'acteur comme Paris Match (70 pages) 
Jean-Paul Belmondo à la Une. Celle du Point avec un numéro spécial de 100 pages qui est entièrement consacré à l'acteur comme Paris Match (70 pages)
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Revue de presse des hebdos

Bruno Le Maire, l'homme qui revient de loin, Eric Zemmour celui qui lève une armée de l'ombre, Edouard Philippe celui qui n'exclut rien; Piolle et Rousseau ne "peuvent pas se blairer"; Le Qatar fascine curieusement l'Express, Belmondo touche tout le monde

Et aussi : Les salles de cinéma à moitié vides alors que les théâtres sont pleins

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Jean-Paul Belmondo à la Une. Celle du Point avec un numéro spécial de 100 pages qui est entièrement consacré à l'acteur. Celle de Paris Match (70 pages) Et aussi "Nos années Belmondo"  avec celle de l'Obs (14 pages). Sans oublier "Le panache français"  à la Une de Valeurs actuelles. Deux hebdos se distinguent. L'Express qui se penche sur le Qatar qu'il accuse de mener un "double jeu". Et Marianne qui a enquêté sur Eric Zemmour "Comment il va parasiter la campagne."

Bruno Le Maire bien vu des Français et des patrons

"Aux yeux enamourés des chefs d’entreprise, le ministre de l’Economie et des Finances a géré la crise du siècle de main de maître." et il est devenu un pilier de la macronie. Bruno Le Maire revient pourtant de loin souligne L'Obs qui fait son portrait (4 pages).

"Battu à la primaire de la droite et du centre en 2016 (avec moins de 3 % des voix), il a été repêché contre toute attente par Emmanuel Macron. En mai 2017, ce protégé de Dominique de Villepin et de Jacques Chirac n’hésite pas une seconde à rejoindre le gouvernement d’Edouard Philippe".

"Après le remaniement, il devient le seul maître à bord à Bercy et coordonne cinq ministres ou secrétaires d’Etat. « Il a marqué des points, c’est une personnalité qui compte dans ce quinquennat, pas seulement auprès des sympathisants LREM mais de tous les Français, constate Brice Teinturier, directeur de l’institut de sondages Ipsos."

Mais il a quelques ennemis : "« Sa devise c’est : l’Etat c’est moi », ironise d’ailleurs un conseiller du CAC 40, se faisant le porte-parole des patrons qui n’ont pas aimé le voir intervenir dans la bataille Veolia-Suez (...) ou pour bloquer sèchement l’acquisition de Carrefour par le groupe canadien Couche-Tard,".

Sans oublier " Les cadors du business ont détesté que le ministre leur interdise de se verser des bonus ou des dividendes après avoir recouru au prêt garanti par l’Etat ou au chômage partiel."

Ceux qui aident Eric Zemmour

Longue enquête (11 pages) sur Eric Zemmour et ceux qui le soutiennent dans Marianne : "Sur le terrain, sa possible candidature a aimanté quelques bataillons venus tout droit du Rassemblement national. D’abord, ceux que Marine Le Pen a liquidés pour cause de divergences. Pascal Gannat, ancien patron du groupe RN au conseil régional des Pays de la Loire, exclu du parti il y a deux ans, s’est attaqué à la collecte des signatures dans sa région. Idem pour Éric Dillies, ex-leader du RN à Lille. Mais le scénario Zemmour a aussi réveillé une arrière-garde plus datée : des anciens de la Nouvelle Droite, qui ont suivi Bruno Mégret lors de la violente scission du FN en 1998."

Ceux "qui détestent Marine Le Pen, cette molle soixante-huitarde, pensent enfin tenir leur candidat. Ainsi, Jean-Yves Le Gallou, ex-eurodéputé FN reconverti dans la « réinformation » sur le Web, a-t-il mis ses contacts au service du polémiste. » Autremégrétiste et ancien du Bloc identitaire, Philippe Milliau s’est attaqué, lui, à l’implantation dans l’Ouest."

Et, pour Marianne c'est "un bâton de dynamite" car " S’il grappille des points dans l’électorat du RN, le polémiste attire aussi des sympathisants LR, séduits par un discours radical sur l’identité nationale.

Pendant ce temps-là en coulisses, "20 pôles thématiques bûchent sur le programme. « Il y a 300 personnes sur le coup », triomphe son entourage. Même si certains, contactés par Marianne, s’agacent que leur nom circule. « Sarah Knafo fait courir le bruit que je conseille Zemmour, mais c’est faux, soupire un banquier. En revanche, je lui donnerai de l’argent. »"

Edouard Philippe : vitiligo et "obscurantisme musulman"

Un oeil sur le livre de Tugdual Denis (Valeurs actuelles) consacré  à Edouard Philippe. Ils ont en commun d'être touchés par le vitiligo (taches blanches sur la peau)

Alors qu'il vient d'être traité de "101e dalmatien" par le délicat Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe s'épanche : "A la fois je m'en fous de mon vitiligo, et à la fois, je ne vous l'apprends pas à vous, qui êtes concerné, ça reste une pathologie. La leçon c'est qu'en France, quand vous êtes un homme blanc de 50 ans, on peut vous comparer à un chien."

Est-ce parce qu'il se sent en confiance ou par pur calcul politique qu'Edouard Philippe observe "qu'il pourrait devenir président dans cinq ans, dans dix ans" et qu'à la relance de l'auteur, "ou dans six mois", il répond : "Sait-on jamais."

Philippe déclare par ailleurs : « Moi, à la grande détestation du lecteur de Valeurs actuelles, je n'ai jamais pensé que l'islam était incompatible avec la République. (...) En revanche, j'ai toujours pensé que l'obscurantisme religieux était une menace. Aujourd'hui, l'obscurantisme catholique est quand même assez peu présent en influence. Et l'obscurantisme musulman, il est très très présent. J'ajouterais qu'en plus de tout ça se développe un obscurantisme laïc ».

Ecolos : guerre entre Eric Piole et Sandrine Rousseau

"Officiellement : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes chez les écolos. En coulisses, les couteaux s'aiguisent." selon l'Express.

Le 20 août, Sandrine Rousseau affirme au Figaro avoir été bousculée par Éric Piolle. "Côté Piolle, on dénonce "une pure invention". "Finalement, la candidate dément dans les colonnes de Libération, indiquant avoir été bousculée par la horde de journalistes qui suivait le maire de Grenoble." Vidéos à l'appui, Julien Bayou dédouane Piolle dans un message adressé aux militants.

Chez Yannick Jadot, on boit du petit-lait : "On est contents de ne pas être concernés par le bordel entre les deux, qui de toute façon ne pouvaient déjà pas se blairer au départ".

Le Qatar : la "Suisse des pays du Golfe"

"Au même titre que l'islam, le Qatar s'appuie sur cinq piliers. Ses grands atouts : le gaz, la chaîne Al-Jazeera, le football, la présence militaire américaine sur son sol et la diplomatie. En ce domaine, le millésime 2021 est à marquer d'une de ces perles de nacre qui faisaient naguère la seule richesse de l'émirat fondé en 1971" analyse l'Express (8 pages)

"Commencée en janvier avec la levée du blocus imposé par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis (ils exigeaient, en vain, la fermeture d'Al-Jazeera), l'année se poursuit par une percée sur la scène mondiale grâce à la médiation menée par les Qatariens à Doha entre les Américains et les talibans." ajoute l'hebdo.

Que cherche le Qatar en France ? Le prestige, bien sûr. Le rachat du PSG a permis à l'émirat de se faire connaître au monde entier. Leur plus belle vitrine avec Al-Jazeera, leur média international en langue arabe.

Belmondo n’a pas eu son bac

Choix de photos peu ou pas vues, la sélection faite par Paris Match vaut le détour. Avec, entre autres, une photo N & B de l’acteur nu, vu de côté, faite par Ursula Andress à Los Angeles en 1969. L’hebdo souligne que Belmondo rêvait d’entrer à la Comédie Française, et qu’il n’a pas eu son bac.

Les fans trouveront de nombreuses anecdotes. Il se retrouve devant un tribunal après une bagarre dans la rue « C’est parce que vous jouez des rôles de gangster que vous vous autorisez de tels comportements ? » Bébel répond « Madame, j’ai joué un prêtre, je ne donne pas l’extrême onction. »

Belmondo raconte dans une longue interview du Point réalisée en 2016, qu’il a rencontré Michel Simon, une seule fois. Bébel est allé dans sa loge au théâtre. Michel Simon lui a dit « Finalement Belmondo, il n’est pas si laid que ça ».

Belmondo raconte qu’il a été invité à l’Elysée par le Général de Gaulle en 1967. Et que Jacques Chirac l’a reçu quand il était maire de Paris.

Les salles de cinéma à moitié vides

Eté catastrophique dans les salles de cinéma, où la fréquentation s’est effondrée de 30 à 50 %. La faute au passe sanitaire ? Pas seulement, estime une ministre anonyme, selon L'Obs « Le mal est plus profond. Car ce n’est pas normal que les salles de théâtre et de concert soient blindées, mais pas les cinés. » Selon elle, les Français ont pris l’habitude de consommer des films à la maison. « Après dix-huit mois de Netflix, les cinémas font face à un problème structurel… »

Macron "a redonné sa fierté" à Marseille

"Les annonces d'Emmanuel Macron à Marseille ont redoré le blason d'une mégapole lassée d'être au centre de l'attention en raison de la pauvreté et des règlements de comptes", estime L'Express.

""Ville des possibles" selon les termes du maire Benoît Payan, Marseille est trop souvent devenue celle des résignations et de la défiance interpersonnelle. Ce qu'on appelle pudiquement les incivilités est la forme que prend cette indifférence à l'autre, ce règne du chacun pour soi au détriment de l'intérêt collectif. Ce qui manque à la deuxième ville de France, au-delà des sous, c'est le sentiment de ses habitants d'être reliés par un projet et un destin communs."

La directrice de campagne de Michel Barnier

Troisième candidat LR dans les sondages, derrière Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, Michel Barnier a choisi, pour diriger sa campagne, l’ancienne secrétaire générale de l’Elysée sous Jacques Chirac. Marie-Claire Carrère-Gée est actuellement élue au conseil de Paris, au conseil régional d’Ile-de-France et au conseil du Grand Paris.

Le PS écarte Ségolène Royal

La commission électorale du Parti Socialiste a accordé son investiture pour le renouvellement des sénateurs des Français de l’étranger à Yan Chantrel. Au grand dam de Ségolène Royal, « Je ne comprends pas cette décision que j’ai apprise par la presse et qui crée la division alors que la direction du Parti avait souhaité que l’unité se fasse autour de ma candidature (...) déplore le choix d’un homme pour tenter de remplacer une femme », Le premier secrétaire, Olivier Faure, se serait engagé à ne pas opposer de socialiste à Ségolène Royal.

Chômage et pénurie de main-d'oeuvre 

"Fort taux de chômage et pénurie de main-d'oeuvre : le paradoxe qui rend fous les patrons. Le manque de personnel risque de freiner la reprise, alertent les patrons." note L'Express.

"Selon la dernière étude de la Banque de France, en juillet dernier, près de 1 entreprise sur 2 (48 %) rencontrait ainsi des difficultés de recrutement, contre 37 % en mai. Des problèmes qui se sont accentués au cours des derniers mois dans l'industrie, mais aussi dans les services et le bâtiment."

"Des difficultés de recrutement d'un côté, des chômeurs de l'autre : ce paradoxe fait bondir le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, pour qui "la pénurie de main-d'oeuvre est plus préoccupante que celle des matières premières" ajoute l'Express.

Les écoles de langues régionales menacées

"En ce mois de septembre, la rentrée scolaire revêt tous les dehors de la normalité pour les écoles immersives en langues régionales (où tous les cours ou presque sont dispensés en occitan, en alsacien, etc.). Pourtant, la menace sur leur existence n'est pas levée, au contraire. " 

Selon l'Express "Lee problème est simple à comprendre. Depuis que le Conseil constitutionnel a interdit cette méthode pédagogique, rien n'empêche un opposant d'attaquer ces écoles devant un tribunal administratif. Les spécialistes sont formels : il gagnera."

Et "Le chef de l'Etat, contempteur des "patois", semble tenter de jouer les Ponce Pilate, laissant ouvrir ces écoles en 2021 tout en sachant qu'elles seront tôt ou tard condamnées par la justice".

Covid-19 : protéger les moins de 12 ans

Pour protéger les enfants, ces 10 millions de moins de 12 ans qui ne peuvent être vaccinés, les adultes doivent être vaccinés estime l'Express.

"Plus les personnes qui entourent les enfants seront protégées, moins elles risqueront de transmettre aux plus petits d'entre nous le virus. Bien sûr, celui-ci reste peu dangereux pour eux. Pour autant, ils ne sont pas épargnés par le covid-long."

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