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©MORRIS MAC MATZEN / AFP

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Trois ans après #MeToo, la parole se libère dans la communauté gay avec le #Metoogay

Depuis jeudi dernier et l’accusation de viol de la part d’un élu PCF de la Mairie de Paris, le hashtag permet aux victimes de raconter leur histoire.

Après l'ouverture de la discussion avec le #MeToo, la communauté gay entame sa libération de la parole autour des agressions sexuelles. Le point de départ est le témoignage d’un jeune homme affirmant avoir été violé par un élu PCF de la Mairie de Paris alors qu’il était dans une « situation vulnérable ». Suite à cela, les témoignages ont afflué. Une question subsiste : pourquoi le hashtag ne sort que maintenant ? 

L’une des principales raisons est de ne pas vouloir éclipser la parole des femmes mais aussi par peur d’attaquer son propre camp. Cette frayeur vient du fait qu’en mettant à jour ces délits, ils allaient placer sur le devant de la scène des membres de leur propre communauté. Alors que la violence du mouvement #metoo condamnait une communauté opposé, il s’agissait ici de s’attaquer aux membres de son propre "camp". L’exposition publique d’un tel débat pourrait selon certains donner des armes à leurs opposants. 

Pour Sébastien Chauvin, sociologue de l’homosexualité, il est « difficile de problématiser les violences sexuelles dans un milieu qui construit le droit à la sexualité comme une résistance ». Pourtant, les problèmes et les réticences ont été surmontées avec la création de ce hashtag qui permet à tous ceux qui ont subi des abus sexuels de s’exprimer sans peur. 

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