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Le maire de Marseille Benoit Payan lors de la cérémonie de passation de pouvoir, le 21 décembre 2020.
Le maire de Marseille Benoit Payan lors de la cérémonie de passation de pouvoir, le 21 décembre 2020.
©CHRISTOPHE SIMON / AFP

Lutte contre la délinquance

Trafic de stupéfiants à Marseille : le maire de la ville, Benoît Payan, demande à l’Etat de créer un « parquet spécial »

Après plusieurs meurtres à Marseille ce week-end, Benoît Payan a demandé la création d’un « parquet spécial » pour les homicides liés au trafic de drogue dans sa ville.

Trois hommes ont été tués, dans la nuit de samedi 21 à dimanche 22 août, dans des règlements de compte liés au trafic de stupéfiants à Marseille. Invité de France Info ce lundi 23 août, le maire de la ville, Benoît Payan, a dénoncé « le manque de moyens » pour lutter contre « ce trafic international de drogue » :

« On ne parle pas de deux, trois adolescents qui courent avec des barrettes de shit dans les poches. On parle de trafics qui génèrent des millions d'euros de revenus tous les mois. On parle de gens qui se fournissent en armes lourdes sur Internet. (…) Une Kalachnikov, ça coûte quelques billets de 50 euros à Marseille, et ça n'est pas acceptable ».

Benoît Payan réclame à l’Etat la création « d’un parquet spécial » contre le trafic de drogue. Le maire de la cité phocéenne estime que la « légalisation du cannabis » est une piste qu’il faut explorer pour tenter de mettre fin à cette guerre des gangs qui gangrène Marseille. Il souhaite dorénavant que des mesures soient prises par l’Etat :

«La procureure de la République fait ce qu'elle peut, mais elle n'a pas les moyens de taper fort. Il faut que l'État, et je pense qu'il en a conscience, prenne la mesure de ce qui est en train de se passer. (…) Il y a urgence. On ne met pas fin à des trafics de cette ampleur avec des coups de mentons. Il faut s’attaquer au problème à la racine, taper les trafiquants là où ça fait mal, c’est-à-dire sur l’argent et les armes qu’ils possèdent ».

Depuis le début de l’année 2021, onze personnes ont été tuées dans des règlements de compte dans la ville de Marseille.

L'élu socialiste assure qu'il n'a pas l'intention de « rester les bras ballants, regarder les balles passer et compter les morts tous les jours ». Il « met à disposition tous les moyens qu'il a pour fabriquer une ville différente. On va mettre en place un plan d'un milliard d'euros avec l'État pour remettre l'école à niveau ».

France Info

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