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Bébés et télé :
"une perte pour les cervelles"
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Attention danger

Bébés et télé : "une perte pour les cervelles"

Le chercheur Frederick Zimmerman alerte sur les conséquences du petit écran sur le développement futur des plus jeunes.

"La télévision commence beaucoup trop tôt et elle occupe trop de temps". Le constat dressé par Frederick Zimmerman, chercheur spécialiste en santé publique, n’a rien d’original. Mais dans une interview au Monde vendredi 7 octobre, le scientifique met aussi en garde contre les dégâts causés par la télé sur les plus petits.

Le constat n’est pas glorieux. "L'âge moyen auquel les enfants - ou plutôt les bébés ! - commencent à se planter régulièrement devant la télévision, c'est 9 mois. Or, à cet âge les enfants ne sont pas capables de comprendre ce qu'ils voient ni d'en profiter en aucune manière, y compris le divertissement", explique le chercheur.

Obésité, difficultés en lecture et en mathématiques

Frederick Zimmerman expose en détail l’entrave au bon développement intellectuel que constitue le petit écran chez les tous petits. "La quantité de télévision commerciale que les enfants consomment, sans compter l'âge auquel ils ont commencé à en consommer, représente une perte importante pour leurs cervelles en croissance. Dans les trois premières années, le poids du cerveau humain triple, en même temps que la complexité et la densité des réseaux de neurones s'accroissent. Or, dans cette période de développement rapide, ce n'est pas seulement la cervelle qui se forme, mais aussi la personnalité". Ainsi, les enfants concernés par cette consommation abusive d’images auront plus de difficulté en lecture, en mathématiques, et leur capacités d’attention seraient nettement dégradées.

Le constat n’est pas plus glorieux du côté des adultes. A l’heure actuelle, le temps moyen passé quotidiennement devant la télévision s’élève à 3 heures aux Etats-Unis. Si le chercheur pointe l’aspect peu enrichissant de ce temps qui pourrait être consacré à des activités plus constructives, il souligne un point essentiel : l’absence de détente que procure la télé. "On dit qu'on regarde la télé pour se décontracter, pour se distraire. Mais la recherche a démontré qu'on est peu relaxé après avoir passé une soirée devant la télévision", Affirme-t-il. Sans surprise, il a été montré que les programmes commerciaux favorisent l’obésité.

Lu sur le Monde

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