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La faillite des banques, 
pourquoi pas ?
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Eurêka !

La faillite des banques, pourquoi pas ?

Pourquoi personne n’évoque sérieusement la possibilité d’une faillite des institutions financières ?

Mesures d’austérité, plans de sauvetage… De congrès en réunions de travail, de déclarations en projets de loi, les gouvernements se démènent pour mettre fin à la crise de la dette sans y laisser trop de plumes… Mais pourquoi personne, s’interroge le journal Business Insider, n’évoque la solution la plus simple, la plus logique et la plus juste ? 

"Depuis l’aube des temps, des hommes ont prêté de l’argent à d’autres hommes, et ne l’ont pas récupéré." Que se passe-t-il alors ? C’est simple, cela tient un mot : la faillite. L’emprunteur admet qu’il ne pourra pas rembourser ses dettes. Le créancier saisit les biens que la personne endettée possède toujours. Finalement, les deux parties sont perdantes, elles n’ont plus qu’à panser leurs plaies et tirer les leçons de cette expérience.

"C’est comme cela que les choses doivent se passer", estime le journal, pour le marché de l’immobilier américain comme pour les dettes souveraines européennes. Emprunteurs et créanciers ont été trop gourmands : les uns ont trop emprunté, les autres ont trop prêté. Dans un monde simple et juste, les deux devraient payer le prix de leurs erreurs et se jurer qu’on ne les y reprendra plus. Et à la fin, comme dans les contes, "ils vécurent heureux".

"A la place, on a obtenu du déni, des fausses promesses, des tentatives de dissimuler les problèmes, des doigts pointés, et des plans de sauvetage sans fin." Car l’ampleur de cette crise est sans précédent : tant du côté des créanciers que celui des emprunteurs, les responsables sont si nombreux qu’ils ont le pouvoir d’imposer leurs vues, de refuser d’admettre leurs erreurs, d’éviter les pertes inhérentes à toute faillite.

Certes, reconnaît Business Insider, les conséquences toucheront tout le monde. Il faudra l’intervention d’un prêteur de dernier ressort pour permettre aux institutions en faillite de continuer à fonctionner, un investisseur autorisé à prendre le contrôle de l’activité des institutions pour la remettre à flots. Les actionnaires perdront leur argent, les contribuables en gagneront probablement un peu. 

C’est un risque à prendre, puisqu’après tout "le capitalisme sans la faillite, c’est comme le catholicisme sans l’enfer".

Lu sur Business Insider

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