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Sciences-po instituts d'études politiques IEP plainte viols agressions sexuelles
Sciences-po instituts d'études politiques IEP plainte viols agressions sexuelles
©BERTRAND GUAY / AFP

Lutte contre les violences faites aux femmes

SciencesPorcs : des étudiantes d’Instituts d’études politiques (IEP) dénoncent des cas d’agressions sexuelles, une étudiante de Sciences-Po à Toulouse porte plainte pour viol

Depuis le 5 février dernier, les témoignages dénonçant des viols et des agressions sexuelles dans les IEP se multiplient sur les réseaux sociaux. La ministre Marlène Schiappa a affirmé son « plein soutien aux étudiantes victimes de viols qui dénoncent les faits courageusement ».

La militante féministe Anna Toumazoff, qui s’était notamment fait connaître en 2019 en dénonçant les agressions vécues par des femmes lors de leurs trajets avec des chauffeurs Uber, a publié sur Twitter et Instagram une série de témoignages d’étudiantes d’Instituts d’études politiques (IEP). Ces femmes ont raconté les agressions sexuelles et les viols qu’elles auraient subis de la part d’autres élèves.

Le 4 février, une enquête du journal Libération a révélé qu’une dizaine d’étudiantes de l’IEP de Bordeaux racontent avoir été victimes d’agressions sexuelles ou de viols. Elles ont également accusé leur établissement de les avoir « abandonnées ».

Juliette, une étudiante de Sciences Po Toulouse, a publié une lettre ouverte sur le groupe Facebook de son école dans laquelle elle décrit également les viols dont elle aurait été victime :

« Les IEP regorgent de violeurs, d’agresseurs et de harceleurs. Leur présence est confortée et favorisée par les événements de nos écoles (intégrations, campagnes pour les bureaux, CRIT...) et par l’omerta ».

Elle a annoncé avoir porté plainte samedi dernier.

Après la publication de ce nouveau témoignage, Anna Toumazoff a invité toutes les filles étudiantes ou diplômées d’un IEP ayant subi un viol ou une agression à le raconter.

Des centaines de messages ont alors été publiés, provenant d’étudiantes issues de tous les Instituts d’études politiques de France.

Plusieurs dizaines de milliers de tweets de soutien ont été postés sur Twitter notamment avec le hashtag #SciencesPorcs.

Marlène Schiappa, ancienne secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes et désormais ministre de la Citoyenneté, a affirmé son « plein soutien aux étudiantes victimes de viols qui dénoncent les faits courageusement ».

Ces accusations surviennent quelques semaines après la publication du livre de Camille Kouchner, « La familia grande», accusant le politologue Olivier Duhamel d’inceste.

Suite à la plainte de Juliette, l’étudiante de Sciences-Po Toulouse, une enquête préliminaire a donc été ouverte par le procureur de la République de Toulouse. Elle affirme avoir été violée par un autre étudiant lors de son intégration à Sciences-Po Toulouse.

Juliette a raconté que son rêve d'intégrer Sciences Po « s'est transformé en cauchemar ». La jeune fille explique que les faits remontent à 2018 mais qu'il lui a fallu du temps pour trouver le courage de témoigner.

Dans sa lettre, Juliette appelle les autres potentielles victimes à rompre l'omerta. Depuis la publication sur les réseaux sociaux, les messages se multiplient donc avec le hashtag #SciencesPorcs.

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