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Les cancers de la prostate liés à l'exposition au chlordécone sont désormais reconnus comme une maladie professionnelle.
Les cancers de la prostate liés à l'exposition au chlordécone sont désormais reconnus comme une maladie professionnelle.
©PATRICK KOVARIK / AFP

Fonds d’indemnisation

Scandale du chlordécone : les cancers de la prostate provoqués par le pesticide sont désormais reconnus comme maladie professionnelle

Selon un décret publié ce mercredi 22 décembre au Journal officiel, les agriculteurs concernés pourront prétendre à un fonds d'indemnisation des victimes s'ils ont travaillé pendant 10 ans au contact du chlordécone et s'ils ont été malades moins de 40 ans après y avoir été exposé.

Les cancers de la prostate liés à l'exposition au chlordécone, un pesticide largement utilisé dans les bananeraies de 1972 à 1993, sont désormais reconnus comme une maladie professionnelle, suite à la publication d’un décret au Journal officiel ce mercredi 22 décembre, d'après des informations de France Info. Cette mesure s'inscrit dans une série d'actions menées par l'Etat pour tenter de réparer ce « scandale environnemental », selon les déclarations d'Emmanuel Macron.

En 2020, un fonds avait été créé afin d’indemniser les personnes atteintes de maladies liées aux pesticides.

Le chlordécone a été autorisé entre 1972 et 1993 dans les bananeraies des Antilles et a infiltré les sols pour des centaines d'années, polluant les eaux et les productions agricoles, selon des informations de France Info.

La toxicité et le pouvoir persistant dans l'environnement du chlordécone étaient connus depuis les années 1960. Plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et en Martinique est actuellement contaminée par le chlordécone, selon Santé publique France.

Le gouvernement n'a pas estimé combien de personnes pourraient être concernées par ces indemnisations, ni le montant total anticipé.

Tous les exploitants ou salariés agricoles pourront donc demander ce statut en fonction de deux conditions : ils doivent avoir travaillé pendant au moins dix ans au contact du chlordécone, et que moins de quarante ans se soient écoulés entre leur dernière exposition et le diagnostic de cancer de la prostate.

France Info

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