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Alexis Tsipras n'a pas obtenu gain de cause
Alexis Tsipras n'a pas obtenu gain de cause
©Reuters

Recul

Réformes en Grèce : l'Eurogroupe valide la prolongation de l'aide

Les ministres des finances de la zone euro ont approuvé ce mardi la liste de réformes soumise par le premier ministre grec, Alexis Tsipras.

L'Eurogroupe donne son feu vert à la Grèce. La liste de réformes envoyée à Bruxelles par la Grèce a été jugée "suffisamment complète pour constituer un point de départ" par le commissaire européen Valdis Dombrovskis. Cet accord valide la prolongation du plan d'aide financière à la Grèce, qui expire le 28 février.

Empêtré dans une négociation de sourds, le gouvernement grec avait cédé sur la plupart des réclamations européennes, selon Le Monde, celles-là même que le parti au pouvoir dénonçait. Sur six pages "très denses," la lettre d'Athènes promet un certain nombre de réformes pour le pays, comme la lutte contre l'évasion fiscale et la corruption, notamment en réduisant le nombre de ministères et les frais des députés.

Surtout, le Premier ministre Alexis Tsipras renonce à  revenir sur les privatisations déjà effectuées et envisage même d'en étudier de nouvelles "de manière à maximiser les revenus que l’Etat pourrait en tirer." La fin de la privatisation du port du Pirée était pourtant un cheval de bataille du gouvernement de gauche radicale.

Du côté des fameuses mesures anti-austérité exigées par Athènes, seule la dernière page de la lettre y est consacrée et la formulation reste floue. Le gouvernement prévoit ainsi de "répondre aux besoins liés à la progression de la grande pauvreté grâce à l’accès à la nourriture, à un logement, aux soins" sans pour autant que cela n'ait un "impact budgétaire négatif."

L'augmentation du salaire minimum est évoquée mais ni chiffrée ni datée alors que Syriza s'était engagé à le relever significativement d'ici 2016. "L’augmentation de ce salaire minimum et son timing seront décidés en concertation avec les institutions européennes et internationale" explique la lettre.

La liste devrait être affinée dans les mois qui viennent et les réformes engagées d'ici juin prochain. C'est le prix à payer pour recevoir la première tranche d'aide des créanciers européens.

Lu sur Le Monde

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