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Quand la Grande-Bretagne verse 10 milliards de livres pour le "renflouement clandestin" de banques irlandaises
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Quand la Grande-Bretagne verse 10 milliards de livres pour le "renflouement clandestin" de banques irlandaises

Le Times révèle que le gouvernement britannique n'a pas consulté les députés pour verser 10 milliards de livres pour renflouer une filiale de la Banque Royale d’Écosse.

Les contribuables britanniques renflouent les banques irlandaises par la petite porte. The Times indique en effet que la Grande-Bretagne a fourni 10 milliards de livres pour le "renflouement clandestin" de l'Ulster Bank, une filiale de la Banque Royale d’Écosse qui a été nationalisée à 81%. Il s'agit d'un "renflouement clandestin" car le soutien supplémentaire de 10 milliards de livres n'a en effet pas été soumis à l'avis des députés.

 

La somme est donc plus de trois fois supérieure aux 3,25 milliards de livres donnés à l'Irlande par le gouvernement britannique et approuvés par le Parlement dans le cadre d'un plan de sauvetage de l'économie irlandaise de novembre 2010 décidé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

 

L'Ulster Bank a donc reçu 14,3 milliards de livres de la Banque Royale d’Écosse afin de couvrir ses prêts devenus toxiques après l'effondrement du marché immobilier irlandais en 2008. Les experts précisent que les prêts toxiques de l'Ulster Bank représentent 12,7 milliards de livres d'un total de 44,3 milliards détenus par la Banque Royale d’Écosse depuis le début de la crise financière.

Si les contribuables n'avaient pas renfloué la banque, elle n'aurait plus alors pu soutenir sa filiale, ce qui aurait été catastrophique. Pour éviter de transférer au gouvernement irlandais les pertes du groupe bancaire, ce qui aurait dévasté l'économie de l'île, le gouvernement britannique a donc opté pour une mise à disposition de fonds.

Ces informations ont été dévoilées alors que les membres du Parlement de la Commission bancaire indépendante s'apprêtent à étudier le futur de la Banque Royale d’Écosse, et notamment décider s'il faut la diviser en deux entités et en vendre une partie au secteur privé, probablement au groupe Lloyds Banking.

Lu sur The Daily Mail

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