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Primaire de la gauche : "Il n'y a pas de participation gonflée", assure la Haute autorité en charge du scrutin
©AFP

Confusion

Primaire de la gauche : "Il n'y a pas de participation gonflée", assure la Haute autorité en charge du scrutin

"Pour un grand parti, être en situation de ne pas pouvoir confirmer 24 heures après l'élection, les chiffres de la participation pose problème", a déclaré Benoît Hamon.

  • Benoit Hamon est arrivé en tête du premier tour de la primaire de gauche avec  36,35% (pour 80% des bureaux) devant Manuel Valls (31,11%)
  • Arnaud Montebourg, arrivé troisème (17,52%) appelle à voter pour Benoit Hamon
  • Vincent Peillon (6,85 %) et n'a pas donné de consignes de vote
  • François de Rugy (3,88%), Sylvia Pinel (1,97%) et Jean-Luc Bennahmias (1,01%)
  • La participation précise n'est pas connue mais devrait se situer entre 1,5 et 2 millions de personnes
  • Une nouvelle camapgne débute avec Benoit Hamon comme favori

 

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>>>> 21h50 : FIN DE CE DIRECT

21h30 : Benoît Hamon commente les chiffres de la participation 

"Pour un grand parti, être en situation de ne pas pouvoir confirmer 24 heures après l'élection, les chiffres de la participation pose problème", a déclaré Benoît Hamon lundi soir.

20h05 : le président du comité d'organisation de la primaire nie toute "manipulation"

Christophe Borgel évoqué au micro de RTL "une erreur humaine", et réfuté toute "manipulation", à propos des résultats du premier tour de la primaire de la gauche. 

"Le permanent a mis sur la page du site (...) le nouveau nombre de votants sans chercher à regarder où on en était des résultats", a affirmé Borgel. 

18h10 : François de Rugy demande des "explications" à la Haute autorité sur les chiffres annoncés 

Le candidat écologiste à la primaire de la gauche, François de Rugy, a exigé lundi des "explications" des organisateurs en raison des doutes sur la sincérité des résultats publiés lundi matin, jugeant "inacceptable" qu'ils ne soient qu'une "projection".

"Il est grand temps que la Haute autorité de la primaire et les organisateurs s'expriment. Nous venons d'apprendre que des résultats publiés ce matin n'étaient qu'une projection de chiffres évalués. C'est inacceptable", a-t-il déclaré. 

17h00 : Le président de la Haute autorité de la primaire, Thomas Clay, nie une "participation gonflée"

Face aux soupçons d'irrégularités, le président de la Haute autorité de la primaire socialiste élargie, Thomas Clay, a affirmé lundi que la participation n'avait pas été "gonflée" et que les chiffres ont été "cohérents" depuis l'annonce de la projection dimanche soir.

"Il n'y a pas de participation gonflée. Jamais la Haute autorité ne l'aurait accepté, jamais le Comité national d'organisation des primaires ne l'aurait proposé, et jamais le prestataire de service ne l'aurait mis en place", a déclaré Thomas Clay lors d'un point presse avec Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation. 

13h15 : Martine Aubry annonce qu'elle soutiendra Benoît Hamon 

Dans un communiqué publié lundi en milieu de journée, la maire de Lille et ses proches, dont plusieurs parlementaires et anciens ministres, ont annoncé qu'ils voteront pour Benoît Hamon au second tour de la primaire du PS et de ses alliés. 

"Dimanche prochain, nous voterons Benoît Hamon et nous appelons les électeurs de gauche à se mobiliser nombreux pour lui donner la force, demain, de rassembler les gauches que nous n'avons jamais cru irréconciliables (...) et, après-demain, l'énergie pour conduire la France vers une société plus juste, plus forte et plus durable", écrivent Martine Aubry, et vingt autres signataires.

12h10 : Plus de 1,6 millions de bulletins de vote comptabilisés à la mi-journée

La Haute autorité en charge de la primaire du PS et de ses alliés a annoncé avoir comptabilisé plus de 1,6 millions de bulletins pour le premier tour, lundi matin à 11 heures. 

"On a 1.603.518 votants, sur 92,75 % des bureaux de vote", a déclaré Thomas Clay, président de la Haute autorité de la primaire (HAPC).

"Il ne reste que 412 bureaux de vote à remonter", a-t-il ajouté. Selon M. Clay, des "bureaux de vote ont fusionné" leurs résultats et le chiffre total seront donc inférieur aux 7.530 bureaux initialement annoncé.

11h18 : Le flou continue autour des chiffres réels de la primaire

Les organisateurs de la primaire de la Belle alliance populaire n'ont toujours pas communiqué de résultats détaillés par bureau de vote ; ce contrairement aux organisateurs de la primaire de la droite, et contrairement à l'engagement pris de le faire dans la nuit de dimanche à lundi. 

"Aucun chiffre brut sur le nombre de votants, bureau de vote par bureau de vote. Aucun détail sur le nombre de voix obtenues par les sept candidats dans les bureaux ouverts par le PS. Ce qui rend impossible, pour l’heure, de publier des résultats détaillés vérifiables, et ce qui peut laisser planer une ombre sur la manière dont ce vote a été organisé", résume Luc Bronner du Monde. Bref, un premier tour qui "se caractérise par le flou et l’amateurisme - dans la meilleure des hypothèses."

10h40 : Pour le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, la primaire est "un échec" et "un enfumage"

Pour Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, le score relativement faible de participation à la primaire en fait un échec, et il s'interroge sur la véracité des chiffres annoncés. 

"Les hiérarques ont dit: "on a fait près de 2 millions [de votants], c'est un succès". Mais, en vérité, l'ensemble des chiffres rendent ça impossible. En réalité, il y a eu 1,5 millions, et encore, les bureaux de vote étaient extrêmement vides toute la journée, et des journalistes ont montré qu'on pouvait voter deux fois", a-t-il déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin

"Derrière cette réalité mathématique, c'est une sanction politique. C'est la crise du Parti socialiste. Je vois bien qu'il aura beaucoup de notables du PS qui ne soutiendront pas le vainqueur", a-t-il ajouté.

Et de conclure, s'adressant aux électeurs de gauche : "Pourquoi perdre avec le PS alors qu'on peut gagner avec Jean-Luc Mélenchon ?"

10h35 : Du côté d'Emmanuel Macron, on cache (mal) sa jubilation

Emmanuel Macron s'est sagement refusé à toute déclaration après ces premiers résultats. Pourtant il n'échappe à personne que la nomination de Benoît Hamon comme candidat du PS, désormais fort probable, lui ouvrirait (encore plus) un boulevard. Si le candidat lui-même reste muet, certains de ses soutiens ont quand même parlé au Monde, et ils se lèchent les babines.

"Benoît vainqueur de la primaire, c’est l’équivalent de la conquête du Labour par Jeremy Corbyn. Toute la gauche de gouvernement, la gauche réformiste, la deuxième gauche, appelez-la comme vous voulez, refusera de le suivre", aurait ainsi confié un parlementaire hollandais.

Reste toutefois entière l'épineuse question du ralliement : bien qu'il soit exclu par tout le monde, selon les sondages, avec Mélenchon, Macron et un candidat du PS en lice, la gauche ne pourra pas se hisser au second tour...

10h25 : Jean-Luc Benhamias engrange moins de voix que les votes blancs et nuls

Il disait pourtant y croire, et s'était distingué lors des débats. Mais ça n'a pas suffi, pour l'ancien écologiste. Il rassemble 1,01% des voix, soit moins que l'ensemble des votes blancs et nuls (1,32%). 

(Via BFMTV

10h20 : "Hamon a gagné", lâche un député vallsiste

Le Parisien était au QG de Manuel Valls hier soir au moment des résultats. Malgré la qualification de Manuel Valls au second tour, l'ambiance y était sépulcrale, ce qui est compréhensible étant donné les résultats. La dynamique de Hamon et l'arithmétique des reports de voix semblent en effet sans appel. Même si les soutiens de l'ancien Premier ministre tentaient de faire bonne figure, le coeur n'y était pas, rapporte le quotidien. Un député vallsiste aurait même lâché "Hamon a gagné."

10h02 : Emmanuelle Cosse profite du premier tour pour tacler Emmanuel Macron
 

Lorsqu'on lui demande si la victoire probable de Benoît Hamon à la primaire n'est pas une opportunité pour Emmanuel Macron, elle répond : "Il a fracturé la gauche."

9h30 : Quand Hollande jugeait qu'Hamon n'était "pas grand-chose"  

9h20 : une participation entre 1,6 et 1,7 millions de personnes

"Hier soir sur 87% des bureaux de vote dont les résultats étaient remontés, nous étions à un peu plus de 1 450 000 votants" affirme sur RTL Christophe Borgel, le président du Comité national d'organisation de la primaire (CNOP). "Donc la perspective que j’ai indiqué hier soir d’atteindre un chiffre de participation entre 1,6 et 1,7 millions, c’est ce que nous aurons à la fin. Il nous reste 900 bureaux dont nous n’avions pas  hier soir les remontées et on sera entre 1,6 et 1,7 millions de votants."

9h05 : Jean-Luc Bennahmias est "partagé" entre les deux candidats

"Après tout, nos militants feront ce qu'ils voudront. Nous allons nous réunir par conférence téléphonique (...) On verra ce qu'il en ressort", dit-il à Libération, "la consigne de vote sera difficile à donner. La tentation Macron, je peux la comprendre. Mais si ça devait être tendu chez nous, je peux vous dire que ce sera largement pire au PS !".

8h55 : Agenda de la semaine des candidats

Les deux candidats se retrouveront mercredi soir sur TF1 et France 2 pour le débat télévisé les opposant. Côté meetings, ils seront tous les deux (mais évidemment séparés) à Paris jeudi.

8h50 : imbroglio autour de la participation

Pour le moment, c'est le flou complet autour de la participation à cette primaire, la haute autorité n'ayant toujours annoncé les chiffres qui pourraient être plus faibles que prévus jusqu'à présent. 

8h40 : Benoît Hamon : "la volonté de tourner la page est claire"

"Aucune chance pour la gauche de l'emporter si elle ne propulse pas un imaginaire puissant face à une droite totale"" déclare le nouveau favori de la primaire sur France Inter qui souligne, par exemple,  que "le revenu universel est aujourd'hui majoritaire dans l'opinion".

"J'ai vu beaucoup de jeunes actifs s'emparer de cette élection" souligne-t-il. "Un message a été passé : la volonté de tourner la page est claire (…) tout commence véritablement maintenant. Je ne juge pas que cette victoire est acquise."

Concernant la participation, il attend impatiemment les chiffres, qui s'annoncent décevants. "C'est moins qu'attendu c'est pas mal non plus", juge-t-il.

8h30 : Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

8h : Pour Manuel Valls, "une autre campagne commence"

L'ancien Premier ministre est l'invité de RTL. "Ce que je veux moi c’est gagner, pas pour moi seulement, mais pour la gauche​ (…) Rien n'est écrit dans cette primaire, tout est possible. Une nouvelle campagne commence avec un choix clair"

"Je suis combatif. J'irai jusqu'au bout pour porter ma vision de l'Europe, de la République, de notre modèle social" ajoute-t-il. "Que tous ceux qui pensent que la gauche peut être utile au pays, qu'elle doit gouverner, viennent voter dimanche (…) Je ne veux pas laisser des millions de français avec le choix entre la droite dure et l'extrême droite".

7h50 : du côté des ralliements

  • Arnaud Montebourg a appelé à soutenir Benoit Hamon
  • Sylvia Pinel s'est engagée pour Manuel Valls
  • Vincent Peillon n'a pas donné de consignes
  • François de Rugy souhaite rencontrer les deux candidats avant de se prononcer
  • Jean-Luc Bennahmias donnera sa réponse mercredi 

 

7h40 : quelques unes de journaux...

7h30 : L'ex-ministre des Finances grec félicite Benoit Hamon

7h25 : Avantage Benoit Hamon

Le député des Yvelines dispose d'un avantage net en termes de report de voix. Son score, aditionné à celui d'Arnaud Monteboug lui promet une victoire théorique.

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