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Municipales à Paris : un candidat s'interroge sur l'activité réelle d'Anne Hidalgo dans l'administration pendant les 10 ans qui ont précédé sa retraite
©Reuters

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Municipales à Paris : un candidat s'interroge sur l'activité réelle d'Anne Hidalgo dans l'administration pendant les 10 ans qui ont précédé sa retraite

Serge Federbusch, tête de liste indépendant dans le 10e arrondissement du mouvement "Paris libéré" de Charles Beigbeder, affirme que la candidate PS à la mairie de Paris a brillé pendant des années par son cumul des fonctions politiques et administratives, sans que l'on puisse déceler beaucoup de traces du travail accompli.

Anne Hidalgo a 54 ans. Depuis mars 2001, elle est la première adjointe PS de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris. Et elle cherchera à lui succéder lors des élections municipales de mars prochain. Ces informations sont connues de tous. Mais une partie de sa carrière serait bien mystérieuse, si l'on en croit le site Delanopolis : "Mais qu'a donc fait Anne Hidalgo dans l'administration pendant les 10 ans qui ont précédé sa retraite ?" Le site de Serge Federbusch, candidat dans le 10e arrondissement sur la liste de Charles Beigbeder, avait déjà révélé l'an dernier que la candidate socialiste avait fait valoir ses droits à la retraite depuis le 1er juillet 2011, soit à l'âge de 51 ans.

Dans ce billet, Serge Federbusch reconstitue ce qu'il appelle la "carrière en droit des pensions" d'Anne Hidalgo dans l'administration entre 2001 et 2011. Ainsi, toujours selon Delanopolis, en tant qu'inspectrice du travail, "elle a occupé les fonctions de conseillère technique chargée des relations sociales et du statut des fonctionnaires de novembre 2000 à juillet 2001 au cabinet de Marylise Lebranchu", à l'époque garde des Sceaux.

Le 12 juillet 2001, Anne Hidalgo serait soudainement devenue "chargée de mission" au sein de ce même cabinet. Dès lors, Delanopolis indique "qu'elle n'a plus de portefeuille de compétences techniques clairement définies". A partir de cette date, Anne Hidalgo aurait multiplié les casquettes et cumulé les fonctions. En mars 2001, Bertrand Delanoë est élu maire de Paris et Anne Hidalgo devient sa première adjointe en charge "de l'énigmatique 'bureau des temps' et de l'égalité homme/femme". Elle serait alors doublement rétribuée : en tant que chargée de mission pour Marylise Lebranchu et en tant que première adjointe de Delanoë.

Mais le cumul des mandats ne s'arrêterait pas là, selon Delanopolis. En effet, le site indique que "parallèlement, elle est membre du bureau national du parti socialiste depuis 2003 et, après le congrès de Dijon en 2005 secrétaire nationale à la culture (…) et depuis 2004, elle a même une fonction supplémentaire : elle est élue au conseil régional d'Île-de-France". A ce stade, Anne Hidalgo serait donc à la fois inspectrice du travail, première adjointe au maire de Paris, secrétaire au parti socialiste et conseillère régionale.

Arrivent les élections municipales de 2008. Delanoë remporte une nouvelle fois la mairie de Paris et conserve Anne Hidalgo comme première adjointe en charge cette fois-ci de l'urbanisme. Tout en continuant à travailler à l'inspection du travail. Et, selon Delanopolis, "c'est au grade de directeur du travail qu'elle prend finalement sa retraite en juillet 2011, à 51 ans". En effet, entre 2002 et 2011, Anne Hidalgo aurait continué à accumuler des droits à pension alors même que pendant ces dix années, Delanopolis assure ne pas être parvenu "à trouver de rapport ou document substantiel rédigé par Hidalgo en tant qu'inspectrice du travail". 

Intrigant, surtout si comme l'indique ce même site "le 'coût total employeur' pour l'Etat d'un agent de ce grade est en effet au minimum de 5 000 euros par mois, soit plus de 500 000 euros sur la période concernée". Dès lors Delanopolis se pose la question : qu'a-t-elle fait d'avril 2001 à décembre 2011 à l'Inspection du travail pour justifier sa rémunération ?

lu sur Delanopolois

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