Des milliers de communes françaises sont surendettées | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Des milliers de communes
françaises sont surendettées
©

Ardoise

Des milliers de communes françaises sont surendettées

5 500 collectivités locales et établissements publics ont souscrit des emprunts toxiques auprès de la banque Dexia, révèle Libération.

Le quotidien Libération publie ce mercredi un document confidentiel de la banque Dexia qui chiffre le nombre de collectivités locales et d'établissements publics à avoir souscrit des emprunts toxiques entre 1995 et 2009. En tout, ils sont 5 500, communes, départements, régions, hôpitaux...

"Ce listing (...) atteste qu'au plus fort de la bulle Dexia crédit local avait distribué pour 25 milliards d'euros à ses clients", précise le quotidien. "Selon l'estimation faite par la banque, le surcoût de ces emprunts était évalué à 3,9 milliards d'euros à la fin 2009" (...) Ce qui veut dire que les collectivités devraient payer une pénalité de cet ordre".

Le document en question montre que ces emprunts ont été souscrits tout autant par des communes de droite que de gauche, des grandes villes que des petites.

Antibes, par exemple, "qui avait emprunté 60 millions, paierait 21 millions en plus de cette somme". "L'hôpital de Dijon devrait s'acquitter de 31 millions d'intérêts pour un emprunt toxique de 111 millions". Et l'addition pourrait encore grimper, car certains prêts courent jusqu'en 2025 ou 2030.

Le quotidien détaille par ailleurs certains de mécanismes de ces emprunts toxiques. Une partie était ainsi indexée sur le franc suisse. "Quand la parité (euro-franc suisse, NDLR) passe au-dessous d'un certain seuil, les taux augmentent en proportion. Avec la crise de l'été, (…) à cause de la hausse du franc suisse, de nombreuses communes ont vu leur taux d'intérêt passer à 10 ou 15 %".

Lu sur Libération.fr

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !