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Michel Sapin : "Ce n'est pas 0,6% sur un trimestre qui va permettre de faire reculer le chômage"
©Reuters

Optimiste

Michel Sapin : "Ce n'est pas 0,6% sur un trimestre qui va permettre de faire reculer le chômage"

Sur BFMTV/RMC ce mercredi, le ministre des Finances est revenu sur le chiffre de la croissance meilleur que prévu pour le premier trimestre 2015.

Croissance en hausse

"C'est un constat que nous faisons. Il y a eu une activité croissante dans les commerces, dans les industries. Le pouvoir d'achat a été plus important que les mois précédents. Le contexte a été favorable mais les décisions du gouvernement ont permis aux Français de consommer. Il faut continuer. Il y a des signes positifs sur le deuxième trimestre. On avait travaillé sur 1% de croissance à la fin de l'année, nous serons à plus. Il faut rebondir. Ce n'est pas 0,6% sur un trimestre qui va permettre de faire reculer le chômage. Il a augmenté, il y a un décalage dans le temps. Les entreprises ne sentent pas encore les effets bénéfiques de la croissance. L'objectif est de 1,5% pour l'ensemble de l'année. En 2014, c'était 0,2%, c'était très petit. On vise mieux. Bien mieux".

"Le secteur du logement est le point noir, il faut que ça reprenne avec la confiance des ménages et les taux d'intérêt bas. (...) Les entreprises n'ont pas investi suffisamment. Pour la première fois, ils nous disent qu'ils vont le faire en 2015. Lorsqu'elles vont investir, c'est là que l'on verra le chômage reculera. Les chefs d'entreprise ne refusent pas d'investir pour embêter le gouvernement. Ils regardent la réalité de leur entreprise. Et ça n'allait pas bien, ça va mieux, elles vont entreprendre. Je ne donne pas d'ordre mais un encouragement pour investir. C'est le moment d'y aller".

10 à 15 milliards de plus ?

"La France fait ce qu'elle a décidé de faire. On va faire 50 milliards d'économies en 3 ans. Cette année on fait 21, toutes les décisions prises c'est pour atteindre ce chiffre. Nous travaillons pour ce chiffre uniquement, pas pour Bruxelles. Concernant le déficit public, on va faire les 3,8% prévus. On va faire mieux ce que demande Bruxelles. On va financer les priorités : l'éducation et la défense et pour cela on fera des économies. Il n'y aura pas de correctif budgétaire. On va faire des économies sur le logement notamment". 

Cameron et la renégociation des traités européens

"Je souhaite que la Grande-Bretagne reste dans l'Union européenne. Il y a une petite ambiguïté : il dit 'renégociation'. Si ça veut dire 'discussion' sur les règles européennes pour simplifier, je dis 'ok' mais si cela signifie autre chose, non, ce ne sera pas possible de renégocier les traités. Pour l'instant, il ne dit pas ça. Il veut, je crois, discuter. Mais il y a des limites. On ne va pas modifier le traité. Faisons une Europe de la croissance".

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