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La police mène l'enquête pour tenter de retrouver les meurtriers de Clément Méric.
La police mène l'enquête pour tenter de retrouver les meurtriers de Clément Méric.
©Reuters

Condamnation unanime

Meurtre de Clément, militant d'extrême gauche : toutes les réactions

Etudiant en première année à Sciences Po et âgé de 19 ans, Clément a été déclaré en état de mort cérébrale mercredi soir après avoir été violemment agressé à Paris par des skinheads.

Clément Méric, un jeune militant d'extrême gauche, a été battu à mort mercredi soir à Paris par des skinheads. Il a été déclaré en état de mort cérébrale. Une agression unanimement condamnée par la classe politique et qui suscite une très vive émotion.

François Hollande (communiqué) : depuis le Japon où il est en déplacement, le président "condamne avec la plus grande fermeté l'agression dont a été victime un jeune homme de 19 ans cette nuit, à Paris, dans une altercation avec un groupe de skinheads". Il adresse son "soutien" et sa "solidarité" à la famille de Clément Méric et précise qu'il a donné "des instructions les plus fermes pour que les auteurs de cet acte odieux puissent être interpellés dans les plus brefs délais".

Jean-François Copé, président de l'UMP (communiqué) : "condamne avec la plus grande force l'agression barbare" dont a été victime Clément Méric. "Toute la lumière devra être faite sur ce crime atroce dont les auteurs devront être poursuivis par la justice", ajoute le président de l'UMP, qui a "une pensée toute particulière pour la famille de la victime et ses proches".

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris (communiqué) : il appelle les "démocrates" à manifester après l'agression subie par Clément Méric. "Nous voulons marquer notre résistance face aux exactions des groupes néofascistes", explique-t-il en demandant leur dissolution. "La haine et la violence fasciste doivent être combattues sans relâche", ajoute-t-il.

Jean-Pierre Raffarin, vice-président UMP du Sénat (sur BFM TV et sur RMC) : "C'est une affaire révoltante. La justice doit sévèrement punir les responsables. S'il y a une organisation en cause dans ce meurtre, elle doit être punie. [...] Il y a une forme de violence qui est une violence de désespérance. Il y a une responsabilité collective car on garde des gens en dehors de notre société, ils ne sont pas intégrés".

Alexandre Gabriac, conseiller régional de Lyon expulsé du Front national, choque après avoir posté une "plaisanterie" sur Twitter : "Un TGVvient d'écraser un voyageur qui traversait les voies : il faut dissoudre la SNCF." Il réagissait à la demande du Front de gauche de dissoudre les groupes skinheads impliqués dans l'agression.

Marine Le Pen, président du Front national a dénoncé sur RTL tout amalgame entre ce drame et son parti : le FN n'a "aucun rapport, ni de près ni de loin" avec l'agression "inadmissible", "épouvantable", de Clément Méric. "S'il est démontré que ces groupements [comme les JNR, mis en cause par le Parti de gauche] donnent des instructions de violence à leurs membres, alors oui [une dissolution] peut être envisagée" a-t-elle affirmé.

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Florian Philippot, vice-président du FN a, lui aussi, condamné l'agression sur LCI : "C'est un drame épouvantable, absolu", a-t-il dit. "On est dans une responsabilité individuelle. [...] S'il y a une responsabilité collective, alors la loi républicaine devra être appliquée avec la plus grande fermeté, qui peut aller jusqu'à la dissolution." S'agissant des groupuscules skinheads, il a par ailleurs assuré que "le ménage a été fait totalement" au sein du FN.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë (communiqué) : "J'apprends avec horreur l'agression mortelle perpétrée par des militants d'extrême droite dont a été victime un jeune militant aux abords de la gare Saint Lazare ce soir". "Je souhaite que la police et la justice parviennent à identifier rapidement les coupables et à prendre toutes les mesures qui s'imposent", ajoute-t-il.

La Parti de gauche, coprésidé par Jean-Luc Mélenchon (communiqué) : "interpelle le ministre de l'Intérieur et exige que les forces de police agissent dans les plus brefs délais pour retrouver les responsables de ce crime odieux" et "exige (...) la dissolution des groupes d'extrême droite qui multiplient les actes de violence à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines".

Pierre Bergé, président du Conseil de surveillance du journal Le Monde et président de Sidaction (Twitter) : "Clément a été assassiné par ces salauds qui rôdent autour de la République".

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