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Le rapport du groupe "Aptitude et médecine du travail", établi par le député Michel Issindou a été remis à Marisol Touraine
Le rapport du groupe "Aptitude et médecine du travail", établi par le député Michel Issindou a été remis à Marisol Touraine
©Reuters

C'est grave docteur ?

Médecine du travail : vers des visites médicales tous les cinq ans

Dans un rapport remis à Marisol Touraine et François Rebsamen, le député socialiste Michel Issindou propose notamment d'assouplir le contrôle de l’aptitude médicale.

Le rapport du groupe "Aptitude et médecine du travail", établi par le député Michel Issindou, émet 27 recommandations pour organiser différemment la médecine du travail, selon une information du Parisien. Le gouvernement l'a publié ce mardi et il sera présenté ce jeudi au Conseil d'orientation sur les conditions de travail (COCT). Après la réforme de 2011, qui consacre les équipes pluridisciplinaires, la médecine du travail est donc en passe de subir une nouvelle évolution.

"Nous sommes dans l’ajustement, pour tenir compte de la crise démographique qui touche la discipline. Les médecins du travail sont 5 000. Il y a 30 millions de visites médicales à faire, ils en assurent 10 millions par an", résume le député PS de l’Isère Michel Issindou, co-auteur du rapport avec Sophie Quinton-Fantoni, professeur de médecine du travail, et Christian Ploton, de la direction des ressources humaines du groupe Renault.

La mission propose de revoir le nombre de visites médicales. La périodicité serait étudiée selon les risques du métier. Pour les postes de sécurité (une activité susceptible de mettre gravement en danger la santé de tiers, soit 3 à 4 % des métiers), il y aurait une double visite avant l’embauche, avec un contrôle par un médecin du travail extérieur. Ensuite le salarié serait revu par un médecin selon des cycles courts (1 ou 2 ans), précisés par la Haute autorité de santé. Au final, l’ensemble des salariés pourrait voir le médecin du travail tous les 5 ans, (contre 2 aujourd’hui), avec visite chez un infirmier dans l’intervalle. La possibilité de visite à la demande demeure.

Mais, les syndicats montent au créneau : "C’est un rapport fratricide : les salariés n’auront plus d’accès direct au médecin du travail ; celui-ci ne pourra plus imposer à l’employeur un aménagement de poste, et, au niveau du collectif, il n’aura plus aucun regard sur ce qui se passe dans l’entreprise", dénonce par exemple le Dr Martine Keryer, de la CFE-CGC. Et de conclure : "Nous sommes heurtés par des propos qui suggèrent que nous ne connaîtrions pas les postes de travail ou que nous avons besoin de l’avis d’un confrère pour émettre des préconisations".

Lu sur Les Echos

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