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Le recteur de la grande mosquée de Paris veut "que Charlie Hebdo continue d’écrire, de dessiner"
©AFP

Républicain

Le recteur de la grande mosquée de Paris veut "que Charlie Hebdo continue d’écrire, de dessiner"

Hafiz Chems-eddine, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, écrit dans le Figaro son soutien à l'hebdomadaire satirique et fait la leçon à ceux - musulmans ou non - qui qui ne condamnent pas clairement les attentats de 2015.

Dans une tribune publiée ce samedi sur le site du Figaro, à l'occasion de l'ouverture, le 2 septembre, du procès des attentats de janvier 2015, qui ont visé, tour à tour, la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, des fonctionnaires de police et un supermarché juif, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Hafiz Chems-eddine, a tenu à s'incliner "devant la mémoire de toutes les victimes de ces crimes abjects et condamner cette violence, les auteurs de cette barbarie et tous leurs complices opérationnels, idéologiques, politiques et médiatiques".

Il en profite pour se justifier sur une action en justice engagée il y a une quinzaine d'année contre l'hebdomadaire, qui avait à l'époque publié des caricatures. "Notre action visait, avant toute chose, à couper l’herbe sous les pieds des milieux extrémistes et à canaliser le débat vers les prétoires afin qu’il n’ait pas lieu dans la rue. (...) Notre action était celle de citoyens français qui voulaient user d’un droit constitutionnel. C’était une manière pour nous de prouver notre intégration quand les milieux extrémistes voulaient user de violence et porter la discorde dans l’espace public, non sans manipuler et instrumentaliser la jeunesse et les esprits les plus fragiles et malléables."

Il appelle aujourd'hui "tous les musulmans - et ceux qui cherchent à les infantiliser" à comprendre "les traditions culturelles de la satire et de l’espace démocratique qui permet toutes les expressions même celles qui paraissent excessives".

"Que le drame qui a frappé cette publication, des policiers et nos compatriotes juifs serve de leçon à la communauté nationale, mais aussi à ceux qui se réclament de l’islam, à ceux qui se disent «amis des musulmans» et qui ne condamnent pas clairement ces crimes terroristes: en quoi le meurtre de dessinateurs a fait avancer la cause des musulmans? Et en quoi la destruction et la barbarie peuvent-elles servir l’image de l’islam?", conclut le recteur.

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