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Le combat des "99% contre les 1%" n'a rien de nouveau
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Éternel retour

Le combat des "99% contre les 1%" n'a rien de nouveau

Dans les années 1760, les indignés du système économique invoquaient les mêmes arguments.

Le mouvement Occupy Wall Street a remis en lumière le problème de l'inégale redistribution des richesses aux Etats-Unis, et partout dans le monde. La célèbre formule "We are the 99%" - "Nous sommes les 99% (de pauvres)" a placé sous le feu des projecteurs le fameux 1% de privilégiés.

Ces inégalités sont connues pour s'être accentuées ces trente dernières années. Pourtant, le problème semble remonter bien plus loin qu'on ne le croit, et l'histoire pourrait n'être qu'une sempiternelle répétition. Edwin G. Burrows et Mike Wallace ont remonté le temps, dans leur livre Gotham : A History of new York City to 1898. Une plongée dans le New York colonial, et en particulier lors de la dépression des années 1760, qui provoqua de grandes difficultés pour la plupart des commerçants, des récents immigrés. Mais au milieu de cette période de crise, les riches marchands, fonctionnaires et officiers de marine semblaient ne pas soufrir.

En 1765 déjà, l'opinion populaire s'était élevée contre les privilèges persistants de l'élite économique, tandis que le pays plongeait dans la dépression. Une lettre envoyée à l'éditeur de la New-York Gazette utilisait quasiment mot pour mot la même formule qu'Occupy Wall Street :

 "Certains de nos compatriotes, par les sourires de la Providence ou d'autres moyens, sont en mesure de rouler dans leurs voitures à quatre roues, et peuvent s'offrir de bonnes maisons, de riches meubles, et une vie luxueuse. Mais, est-il équitable que 99, ou plutôt 999, doivent souffrir de l'extravagance ou de la grandeur d'un seul? Surtout lorsque l'on considère que les hommes doivent souvent leur richesse à l'appauvrissement de leurs voisins."

Comme le rappelle le site de la Banque fédérale de New York, à l'époque, c'est une révolution qui avait interrompu le quotidien des colons anglais...


 

Lu sur Liberty Street Economics

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