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Jean-Marc Ayrault réclame un SMIC européen pour éviter les "distorsions de concurrence"
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Jean-Marc Ayrault réclame un SMIC européen pour éviter les "distorsions de concurrence"

Sur France Bleu Alsace, le chef du gouvernement a appelé à des progrès "à l'échelle de l'Europe, sinon on n'y arrivera pas".

La demande est ancienne. Ce n'est pas la première fois que Jean-Marc Ayrault y fait référence. Le Premier ministre a en effet souhaité ce vendredi que les pays européens, et notamment l'Allemagne, progressent vers un salaire minimum à l'échelle de l'UE. En coulisses, il s'énerve d'ailleurs que cela n'est pas été encore "réfléchi de façon sérieuse". Mais dans quel but lancer un SMIC européen ? Pour Ayrault, c'est très clair. Cela permet d'éviter les "distorsions de concurrence". C'est du moins ce que le Premier ministre a soutenu au micro de France Bleu Alsace.

"Peer Steinbrück propose un salaire minimum, mais cette question du salaire minimum, il faut qu'elle soit posée aussi à l'échelle de l'Europe", a souligné Jean-Marc Ayrault, interrogé par la radio régionale à l'occasion d'une visite à Strasbourg.  "Lorsqu'on paye quatre euros un travailleur dans l'agriculture, comment voulez-vous que l'on s'aligne ?" a-t-il ajouté, jugeant nécessaire "de payer correctement les gens" et d'éviter "un salariat à deux vitesses". "J'espère bien que nous allons avancer, que les Allemands vont avancer par leurs choix politiques", a dit Jean-Marc Ayrault, en référence aux élections législatives allemandes du 22 septembre. Le chef du gouvernement a appelé à des progrès "à l'échelle de l'Europe, sinon on n'y arrivera pas, sinon ce sont des distorsions de concurrence et là, effectivement, nos entreprises sont pénalisées". La France et l'Allemagne sont aujourd'hui "quasiment au même niveau" en matière de coût du travail dans l'industrie, grâce aux récentes mesures de son gouvernement, a-t-il estimé.

Il y a en revanche des différences franco-allemandes sensibles dans des domaines comme l'agriculture, a admis le Premier ministre, tout en estimant que la France n'avait pas forcément à s'engager dans "une course-poursuite". Visiblement, Jean-Marc Ayrault ne tient pas particulièrement à ressembler à l'Allemagne. 

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