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Le principal suspect, Tetsuya Yamagami, a indiqué aux policiers qu'il avait utilisé une arme artisanale pour commettre l'attaque contre Shinzo Abe.
Le principal suspect, Tetsuya Yamagami, a indiqué aux policiers qu'il avait utilisé une arme artisanale pour commettre l'attaque contre Shinzo Abe.
©SAM PANTHAKY / AFP

Enquête en cours

Japon : l’ancien Premier ministre Shinzo Abe a été abattu avec une arme artisanale

Le principal suspect, Tetsuya Yamagami, a déclaré aux policiers qu'il avait utilisé une arme artisanale pour commettre l'attaque contre Shinzo Abe. L'ancien Premier ministre japonaise a succombé à ses blessures.

Alors qu'il prononçait un discours dans la ville de Nara, l'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe a été touché par balles à plusieurs reprises par un homme de 41 ans qui a été immédiatement interpellé, ce vendredi 8 juillet. L'ancien dirigeant, pris en charge par les secours et dans un état critique, est mort quelques heures plus tard.

L'enquête policière tente de comprendre les motivations du tueur, dont le domicile a été perquisitionné vendredi. Selon des informations de BFMTV, Yann Rousseau, correspondant des Échos au Japon, a révélé que le principal suspect « a fabriqué lui-même son pistolet avec des tubes en acier et un dispositif électrique pour tirer ».

Cette hypothèse a été confirmée par le suspect en personne, qui a indiqué avoir utilisé une arme artisanale.

« C'est ce qu'affirme le suspect, et nous avons établi que [l'arme à feu utilisée] est clairement d'apparence artisanale, mais notre analyse est toujours en cours », a déclaré à des journalistes un policier de la région de Nara, où le meurtre a eu lieu.

Au Japon, les violences par armes à feu demeurent extrêmement rares, une dizaine de délits en 2020 pour un décès.

Ces chiffres sont très bas car la législation qui entoure les armes à feu est extrêmement stricte et il est quasiment impossible pour un particulier d'en obtenir un, ce qui a pu pousser le principal suspect à se tourner vers une arme artisanale.

Pour les tireurs sportifs ou chasseurs, ceux-ci sont soumis à une large batterie de tests qui s'étend sur plusieurs mois, passant de l'enquête de voisinage à des examens psychologiques à l'hôpital. Une fois le permis délivré, le nombre de balles allouées à chaque titulaire est limité et l'arme doit être conservée dans un lieu fermé.

Au Japon, les policiers n'ont également pas le droit de porter leur arme s'ils ne sont pas en service.

Le meurtrier présumé, âgé de 41 ans, est un ancien membre de la marine japonaise.

Le suspect a expliqué aux policiers qu'il en voulait à une « organisation », dont il pensait que Shinzo Abe faisait partie.

Selon des médias locaux, le suspect aurait souhaité viser une cadre de la secte Moon.

Le Japon est toujours sous le choc ce samedi 9 juillet, au lendemain de l'assassinat par balles de son ancien Premier ministre Shinzo Abe pendant un meeting électoral à Nara, dans l'ouest du pays. Aussitôt après les tirs, le suspect, qui commençait à s'échapper, a été maîtrisé par le service de protection.

Le suspect, actuellement sans emploi, a déclaré à la police avoir servi dans la Force d'autodéfense maritime, la marine japonaise, pendant trois ans à partir de 2002. Plus récemment, il a travaillé dans une usine de l'ouest du Japon pendant environ un an et demi, mais a démissionné en mai dernier, selon des médias locaux.

La mère du suspect, enrôlée dans la secte Moon, aurait dépensé d'importantes sommes d'argent familial. Le suspect aurait alors initialement voulu viser l'un des cadres de cette église, dont le siège se trouve à quelques mètres de là où Shinzo Abe tenait son meeting public.

BFMTV

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