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La Grande-Bretagne est-elle 
le maillon faible de l’Europe ?
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La Grande-Bretagne est-elle le maillon faible de l’Europe ?

Le ministre des Finances britannique George Osborne a déclaré que le gouvernement "n’avait plus d’argent".

George Osborne, le ministre des Finances britannique prévient : "Le gouvernement britannique est à court de moyens car tout l’argent a été dépensé dans les bonnes années." Cette déclaration fait écho à la note de son prédécesseur Liam Byrne. En quittant son poste du gouvernement de Gordon Brown en 2010, l’ancien Chancelier de l’Echiquier avait plaisanté : "Cher secrétaire, je crains qu’il n’y ait plus d’argent."

George Osborne est aujourd’hui sous pression pour relancer la croissance britannique, en recul de 0,2% au trimestre dernier. L’Institut des Etudes Fiscales l’a même encouragé à envisager des réductions d’impôts pour réduire le risque de ralentissement économique. Ce que refuse le ministre des Finances : "Une réduction d’impôt appelle à être compensée. Autrement dit, il faudrait une augmentation d’impôt ailleurs ou une réduction de dépense. Ce que nous ne ferons pas, c’est emprunter encore plus d’argent pour augmenter les dépenses ou réduire les impôts."

Jeremy Browne, le ministre des Affaires étrangères soutient son collègue. Dans un article du Daily Telegraph, il prévient en effet que la Grande-Bretagne risque "un déclin accéléré" si elle ne prend pas les mesures qui s’imposent pour redresser la compétitivité et réduire la dette. Le ministre précise aussi que la part de marché britannique qui était autrefois "dominante" et aujourd’hui en "chute libre" comparées aux économies d’Amérique Latine et d’Asie, en pleine expansion.

Jeremy Browne estime notamment qu’une réforme des retraites, de la sécurité sociale et de la défense sera nécessaire pour empêcher le système de "s’effondrer sous le poids de sa propre dette."

Dans le même temps, George Osborne tente de limiter les dépenses européennes. Interrogé sur Sky TV, il a déclaré : " Nous sommes prêts à envisager des ressources supplémentaires pour le FMI, mais seulement une fois que nous aurons vu la couleur de l'argent de la zone euro. Mais nous n'en avons pas vu la couleur."

Lu sur The Telegraph

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