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Fichage par Robert Ménard à Béziers : François Hollande condamne, tollé dans la classe politique
©Reuters

Remous

Fichage par Robert Ménard à Béziers : François Hollande condamne, tollé dans la classe politique

Lors de l'émission "Mots croisés" diffusée sur France 2 lundi soir, le maire de Béziers a affirmé qu'il détenait un document fichant les enfants des écoles de la ville selon leur confession.

Robert Ménard a avoué lundi soir détenir des chiffres un document fichant les enfants des écoles de la ville selon leur confession. Une pratique interdite puisque la République française ne distingue pas ses citoyens en fonction de leur religion. Aussitôt de nombreuses voix se sont élevées après ces révélations choc. 

Ainsi deux membres du conseil national du PS ont annoncé mardi avoir saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et le Défenseur des droits. "Ces pratiques d'un autre temps, assumées dans une émission télévisée à grande écoute, par un élu de la République, sont d'une exceptionnelle gravité", écrivent Mehdi Ouraoui et Naïma Charaï. "Nous vous saisissons donc aujourd'hui en vue d'enquêter sur ce scandaleux fichage d'enfants, qui est non seulement illégal, mais profondément révoltant pour tout républicain" ont-ils mentionné. D'autres personnalités politiques ont réagi. A commencer par François Hollande.

Depuis l'Arabie saoudite, le président de la République a indiqué que le fichage était "contraire à toutes les valeurs de la République". "Il y a des principes dans la République et quand ils sont gravement atteints, les tribunaux en sont saisis et des sanctions seront prononcées par les juges compétents" a-t-il souligné.

A l'Assemblée nationale, Manuel Valls a condamné cet acte. "Nous parlons d'un maire qui établit des fichiers, une classification, des statistiques, concernant des enfants dans les écoles, dans nos écoles, en se basant sur une religion supposée. Il appartient maintenant au maire de Béziers de répondre devant la justice" a-t-il asséné. Le "fichage avoué" du maire de Béziers provoque un tollé.

Christiane Taubira, ministre de la Justice

"L'esprit de 1939 est de retour, les mêmes vieux démons et ces balafres faites à la République. La même lâcheté sur des enfants".

Cécile Duflot, EELV

"Ce sont nos valeurs qui se trouvent foulées aux pieds par un élu d'extrême droite."

Florian Philippot, vice-président du FN

"On lui fait un mauvais procès. On parle de fichage, il a consulté des prénoms dans un registre d'école dans une optique de lutte contre le communautarisme", a-t-il expliqué. Avant d'assurer :  "Il n'y a pas de fichiers".

"Les cris d'orfraie de tous ces responsables qui se sentent indignés, alors qu'aujourd'hui même ils votent une loi renseignement, qui est une loi de fichage et de surveillance généralisés des Français, c'est une jolie hypocrisie de leur part", a-t-il ajouté.

 

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