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DSK : Sarkozy appelle à la dignité, Poutine n'y croit pas
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Affaire DSK

DSK : Sarkozy appelle à la dignité, Poutine n'y croit pas

Le président de la République est sorti de sa réserve en évoquant une affaire "triste" et en dénonçant les "propos choquants" de certains responsables politiques. Vladimir Poutine, lui, reste sceptique.

[Mis à jour à 19h46]

Interrogée sur l'affaire DSK en marge du sommet du G8 de Deauville, Nicolas Sarkozy a appelé à la retenue et à la dignité. "Tout ceci est suffisamment triste pour que l'ensemble des responsables politiques essaient de garder de la hauteur de vue et de la dignité", a t-il dit. Le président de la République a ajouté : "Il y a des choses qu'on a vues qu'on aurait préféré ne pas voir mais il y a des choses qu'on a entendues qu'on aurait préféré ne pas entendre".

Vladimir Poutine, lui, s'est montré très sceptique que l'affaire DSK. "Je ne peux pas croire que tout soit comme cela en a l'air, comme cela a été présenté dès le départ", a indiqué le Premier ministre russe, en précisant : "J'ai du mal à évaluer les dessous politiques [de l'affaire] et je ne veux surtout pas me pencher sur ce thème".

Dominique Strauss-Kahn, de son côté, est sorti de sa résidence surveillée pour se rendre chez un médecin en compagnie de sa femme. Il est revenu dans son hôtel particulier deux heures plus tard. C'est l'un des trois motifs de sortie dont il bénéficie, avec les offices religieux et les convocations du tribunal.

La défense de la plaignante s'est par ailleurs renforcée de deux avocats supplémentaires. L'un d'eux s'était jadis distingué pour avoir assigné la ville de New York en justice.

[Mis à jour à 11h24]

Le Figaro a exhumé la prestation de DSK sur le plateau de l'émission "100 minutes pour convaincre" en 2005. Face à Hervé Gaymard, il jugeait indécent le montant du loyer payé par l'Etat pour le ministre de l'Economie de l'époque :

"Comment se fait-il que vous ne vous soyez pas rendu compte que le fait de louer un appartement qui valait dix fois le smic par mois était quelque chose qui était inacceptable?"


Strauss-Kahn cartonne Hervé Gaymardpar aklineuropa

[Mis à jour le 27 mai à 10h27]

Chiche. C'est à peu près la réponse du procureur à la lettre des avocats de DSK, dans laquelle ces derniers affirment détenir des informations gênantes pour la femme de chambre qui accuse l'ancien directeur du FMI :

"Nous ne sommes au courant d'aucune information de la sorte. Pour vous répéter ce que nous vous avons déjà dit oralement, s'il y a quoi que ce soit sur lequel vous souhaiteriez que nous enquêtions, sur n'importe quel aspect du dossier, je vous prie de le porter à notre attention et nous serons ravis de le faire."

Pour Business Insider, cette réponse du bureau du procureur est une façon châtiée d'accuser d'hypocrisie le camp Strauss-Kahn. En clair, il n'est pas possible de se plaindre de fuites, tout en menaçant soi-même d'en laisser filtrer.

Les avocats de DSK sont donc priés de donner immédiatement les informations en leur possession au bureau du procureur. S'ils en ont vraiment.

Le luxe de la résidence provisoire de DSK fait des remous au sein même du parti socialiste. Arnaud Montebourg n'a pas hésité à déclarer : "Si vous avez de l'argent vous pouvez échapper à la prison de Rikers Island, si vous n'en avez pas, tant pis pour vous. Ce système-là est condamnable"


[Mis à jour le 26 mai à 19h01]

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont annoncé ce jeudi qu'ils disposaient d'informations susceptibles d'"entamer gravement la crédibilité" de la femme de chambre qui accuse l'ancien directeur du FMI d'"agression sexuelle".

Benjamin Brafman et William Taylor ont par ailleurs adressé une lettre au procureur de Manhattan dans laquelle ils s'inquiètent des fuites qui ont permis à certains médias de disposer d'informations que la police de New York n'a pas encore officiellement confirmées. Ils exigent des "mesures appropriées"  pour assurer à DSK un procès équitable.

Le FMI, de son côté, a indiqué par la voix de sa directrice des Relations extérieures, qu'il était disposé à coopérer avec l'enquête judiciaire tout en respectant le droit de ses salariés.

[Mis à jour le 26 mai à 7h01]

Après y avoir été autorisé par un juge new-yorkais, Dominique Strauss-Kahn vient d'arriver dans son nouveau logement. Il s'agit d'une luxueuse maison individuelle dans le quartier de TriBeCa, au sud de Manhattan, louée pour près de 50 000 dollars par mois. Sise au 153 Franklin Street, des photos de la demeure de trois étages sont disponibles ici. Elle est également visible dans ce reportage de France 24 :

Le New York Times explique ce matin que deux nouveaux procureurs sont en train d'être nommés pour mener l'instruction contre DSK. 

Le camp Strauss-Kahn a nié toute tentative de tractation financière avec la victime présumée et/ou sa famille, par un communiqué des avocats Benjamin Brafman et William Taylor.

De nouvelles fuites pourraient se révéler gênantes pour DSK. D'après Bloomberg, du sang a été prélevé dans la suite du Sofitel où se seraient déroulés les faits. Une telle découverte, si elle était vraie, renforcerait l'hypothèse d'un rapport violent et non consenti.

[Le 25 mai à 14h30]

Le Point révèle ce mercredi deux nouvelles informations qui tendent à discréditer l'hypothèse de la fuite de DSK et la théorie du complot. Le magazine s'est en effet procuré des documents qui permettraient d'affirmer que le billet d'avion de l'ancien directeur du FMI a été modifié pour la dernière fois le 13 mai 2011, soit la veille de l'agression sexuelle présumée. Cet élément irait donc à l'encontre d'un départ précipité des Etats-Unis.

Par ailleurs, Le Point croit aussi connaître l'identité de l'employé de l'hôtel Sofitel de New York qui, le premier, a relayé l'information de l'arrestation de DSK sur les réseaux sociaux. Il s'agirait d'un jeune Français de 24 ans prénommé Boris, en stage au sein de l'hôtel new-yorkais depuis le mois de septembre. Il ne travaillait par le 14 mai dernier, mais l'un de ses collègues l'aurait averti par SMS. Boris aurait ensuite partagé cette information à ses contacts sur Internet. L'un d'entre eux aurait à son tour informé Jonathan Pinet, l'auteur du premier tweet sur l'affaire. Le Point rapporte enfin des propos du père de Boris qui conteste fermement toute idée de complot.

Retrouvez la suite du suivi de l'affaire DSK ces derniers jours en cliquant ici

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