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Henri de Castries considère que la France est aujourd'hui dans une situation pire que la Grande-Bretagne des années 1970
Henri de Castries considère que la France est aujourd'hui dans une situation pire que la Grande-Bretagne des années 1970
©REUTERS/Jacky Naegelen

Au bord du gouffre

Crise : pour le PDG d'Axa, la France va "plus mal" que l'Angleterre des années 70

Interviewé par le Sunday Telegraph, Henri de Castries considère que la France est aujourd'hui dans une situation pire que la Grande-Bretagne des années 1970, quand Londres dut faire appel à l'aide du Fonds monétaire international.

C'est ce qui s'appelle tirer sur la sonnette d'alarme. Pour Henri de Castries, l'état d'urgence est de mise. Le PDG de l'assureur Axa assure dans une interview au journal britannique Sunday Telegraphque"la France est aujourd'hui dans une situation pire que la Grande-Bretagne des années 1970". A cette époque, Londres avait fait appel à l'aide du Fonds monétaire international. Dès lors, Henri de Castries estime que la France doit s'inspirer des leçons britanniques.  

"Le Royaume-Uni n'était pas en grande forme au début des années 1970', dit-il, en estimant que François Hollande a le choix aujourd'hui de devenir Harold Wilson, le Premier ministre travailliste qui a dirigé le pays à cette époque, ou Tony Blair, autre Premier ministre travailliste adepte d'une politique de "troisième voie" plus libérale. "Jusqu'ici, il est resté ambigu. J'espère qu'il choisira Blair. Je ne lui demande pas d'être Margaret Thatcher", déclare Henri de Castries.

"La situation pourrait empirer mais je suis convaincu que, à un moment ou à un autre, la raison prévaudra", ajoute-t-il. Pour le PDG d'Axa, la France est dans une situation plus grave que la Grande-Bretagne quand elle dut solliciter un prêt du FMI en 1976 "parce que le monde a changé et que les choses changent plus vite que dans les années 1970 et 1980, avec de la technologie, du capital et des talents disponibles partout, ce qui n'était pas alors le cas."

"Cela fait de l'inaction, du manque de vision et de priorités un défaut bien plus grave qu'auparavant", poursuite Henri de Castries qui estime encore que, comme la Commission européenne vient de le souligner, "la France a un besoin urgent de réformes structurelles du marché du travail et de l'éducation pour réduire ses déficits".

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