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Comment les stations de skis tentent de faire face à la consommation de drogue
©JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

La poudreuse dans le nez

Comment les stations de skis tentent de faire face à la consommation de drogue

Un reportage de Libération montre les efforts accomplis dans la Tarentaise pour enrayer la consommation de cannabis et de cocaïne.

Les stations de skis ne veulent plus qu'en station, il y ait parfois "plus de poudreuse sur les tables que sous les skis", comme l'avait expliqué l’ancien procureur de la République d’Albertville, en janvier 2017 après un accident de la route.

Reste que la plupart des faits de consommation et de trafic de stupéfiants en altitude échappent à la justice, relève Libération dans un reportage effectué en station. Alors que le phénomène serait "loin d'être marginal","en station, en dehors des accidents, on a très peu d’infos sur la délinquance, donc peu d’affaires", regrette Jacques Dallest, procureur général près la cour d’appel de Grenoble.

Dans les grosses stations, où la clientèle est forcément de passage et souvent étrangère, la réponse pénale n'est pas simple. Surtout dans les soirées privées ou les chalets de luxe. "On se débrouille pour que les choses restent ici, avec des comparutions immédiates, des rappels à la loi après la destruction du stupéfiant, des amendes, pour ne pas avoir à chercher les gens dans toute la France, voire dans d’autres pays comme les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne", explique Anne Gache, la nouvelle procureure de la République à Albertville.

En outre, les gendarmes rappellent que leur travail d'enquête doit être réalisé de janvier à mars, pendant la saison. Après, les stations se vident.

Du coup, les stations mettent l'accent sur la prévention, notamment auprès des saisonniers. ’Tignes a aussi lancé la saison dernière une campagne à destination des fêtards, que relaient notamment les tour-opérateurs étrangers. Et Val Thorens a mis en place des "ambassadeurs du respect", dans les rues, gèrent les noctambules. En deux ans, le nombre d’évacuations vers l’hôpital d’Albertville est passé de 119 à 21, tous motifs confondus.

Lu dans Libération

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