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Budget 2015 : "la France n'acceptera aucune tutelle ou diktat de la part de l'Europe" selon le PS
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Pas de leçon à recevoir

Budget 2015 : "la France n'acceptera aucune tutelle ou diktat de la part de l'Europe" selon le PS

Le gouvernement transmettra ce mercredi son projet de budget à la Commission, qui s'exprimera ensuite dans les prochaines semaines.

"Personne ne mettra la France sous tutelle (...) C'est le Parlement qui décide du budget. Ce n'est pas la Commission et ce n'est pas non plus le gouvernement allemand (...) Il n'y aura pas de tutelle sur cette question". La phrase est forte et vient de Hugues Fourage, l'un des porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale. Se plaçant dans les pas du gouvernement, l'élu a indiqué que la France restait un "pilier de l'Europe et n'acceptera jamais d'être sous cette forme de diktat".

Alors que le gouvernement transmettra ce mercredi son projet de budget à la Commission, le ton monte au PS. Bruxelles "nous donne des leçons", s'est agacé le porte-parole des députés socialistes, déclarant notamment que "les fonds européens n'étaient pas utilisés parce qu'il y avait une telle bureaucratie et qu'il était extrêmement compliqué (de les) mettre en oeuvre".

"J'aurais tendance à dire : commençons à balayer devant la porte (...) de la bureaucratie bruxelloise. Et là, on pourra regarder les choses d'une autre manière. (...) Face à la crise de ces dernières années, nous avons rempli notre part de contrat. Et à ce titre, nous avons été le deuxième contributeur au sauvetage de nos partenaires les plus en difficulté" a encore indiqué Hugues Fourage.

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"Nous sommes les seuls (...) en matière d'engagement militaire face au terrorisme. La France assume seule ses dépenses. Il serait temps que l'Europe reconnaisse les efforts que la France fait à cet égard" a ajouté le député. "Vous voyez le ralentissement en Allemagne. Il ne faut pas se tromper une deuxième fois de remède que l'on pourrait apporter à la politique européenne. Si on veut continuer et aller dans la déflation et la récession, eh bien, continuons dans cette phase-là" a-t-il conclu. Une position qui devrait faire parler outre-Rhin à l'heure où Paris et Berlin cherchent des solutions communes.

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