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Olivier Marleix souhaite poursuivre la baisse des dépenses publiques à travers certaines mesures que pourraient proposer Les Républicains.
Olivier Marleix souhaite poursuivre la baisse des dépenses publiques à travers certaines mesures que pourraient proposer Les Républicains.
©BERTRAND GUAY / AFP

Projets de réformes

Baisse des dépenses publiques : Olivier Marleix (LR) estime que la haute fonction publique constitue un « vrai gisement d'économies »

Olivier Marleix, le chef de file des députés Les Républicains à l'Assemblée nationale, souhaite poursuivre la baisse des dépenses publiques et notamment avec la préparation du Budget 2023. Il s'est confié dans un entretien à L'Express.

L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit du 26 au 27 juillet le second volet des mesures en soutien au pouvoir d'achat. Les députés ont voté en première lecture ce projet de budget rectifié pour 2022 par 293 voix contre 146, et 17 abstentions. Les Républicains ont soutenu le texte. Le chef de file des députés LR, Olivier Marleix, s’est confié sur le projet de budget rectificatif et sur les pistes de réformes dans un entretien accordé à L’Express.

L'exécutif a notamment pris en compte certaines des propositions des Républicains avec « un relèvement du plafond de défiscalisation des heures supplémentaire et une monétisation des RTT ». Des réductions de 30 centimes par litre d’essence ont aussi été obtenues.

Mais Olivier Marleix et Les Républicains plaidaient pour des signaux forts dans le cadre de la réduction de la dépense publique :

« on constate encore une fois que ce n'est pas dans le logiciel social-démocrate de Macron »

Selon Olivier Marleix, la baisse des dépenses publiques pourrait concerner notamment la « fraude sociale » :

« Plusieurs rapports parlementaires et commissions d'enquêtes ont montré l'ampleur du phénomène. Rien que sur les allocations familiales, qui n'est pas la branche la plus importante, la Cour des comptes l'estime à près de 20 milliards d'euros. Alors vous imaginez sur le reste ».

Il considère également que « la réduction du nombre de postes de fonctionnaires » pourrait permettre de réaliser d’importantes économies.

Olivier Marleix souhaite cibler, « non plus la base mais la tête, c'est-à-dire la haute fonction publique » :

« Interrogeons-nous sérieusement sur l'enkystement de cette fonction publique. On a recréé dans chaque ministère des secrétaires généraux qui ont chacun leurs cabinets et des équipes dédiées. C'est surréaliste. On estime à 70 000 le nombre de postes de hauts fonctionnaires rémunérés hors échelle, c'est-à-dire mieux qu'un parlementaire. Ils étaient 24 000 avant les lois de décentralisation. Leur rôle ? Créer de la norme... Notre économie étouffe sous le poids de la norme. (…) Lors de l'élaboration du premier budget à l'automne 2017, l'exécutif avait inscrit 1400 postes de fonctionnaires en moins, alors que le candidat Macron s'était engagé sur 130 000 sur 5 ans... Je le répète : nous sommes prêts à mettre des propositions sur la table mais nous ne tomberons pas dans la cogestion ».

L'Express

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