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Attaque du commissariat : ce que l'on sait de l'assaillant
©Reuters

Intriguant

Attaque du commissariat : ce que l'on sait de l'assaillant

Le jeune homme de 20 ans s'est rué sur les policiers, armé d'un hachoir et d'un gilet explosif factice.

C'est une étrange histoire qui s'est déroulée dans le 18ème arrondissement parisien, rue de la Goutte d'or, ce jeudi. Le commissariat de ce quartier populaire, bien gardé, a été la cible d'un assaillant muni d'un hachoir et portant une ceinture rudimentaire avec un dispositif rappelant les ceintures kamikazes. En revanche, pas d'explosifs. Comme le montrent les images prises après sa mort, l'homme qui criait "Allah akbar" a rapidement été abattu par la police alors qu'il venait de franchir les barrières qui protègent le commissariat.

Sur lui, un papier arborant un drapeau de l'Etat islamique et un message de revendication en arabe, ponctué de quelques mots français, comme le révèle Le Monde : "Je suis Abou...", "Tarek B" et "Tunis." "La suite, rédigée en arabe, contient une allégeance à Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat Islamique, et affirme que cette attaque est une réponse aux bombardements en Syrie" précise le quotidien. Pourtant, la vérification des empreintes donne des résultats différents de l'identité contenue dans la revendication. Il s'agirait d'un homme de 20 ans, né au Maroc et impliqué en 2013 dans une affaire de vol en réunion à Sainte-Maxime (Var). Il se présentait alors comme Sallah Ali, sans domicile fixe.

On suppose aussi que le jeune homme s'est rendu en Allemagne car son téléphone contenait une carte sim allemande et des SMS ont été envoyés depuis ce pays.

L'enquête est désormais confiée au parquet anti-terroriste mais le profil intrigue et la ministre de la Justice évoquait, jeudi soir, une éventuelle "fragilité psychologique" de l'assaillant, rappelant qu'il n'y avait "aucun lien connu avec la radicalité." Si l'attaque ne semblait pas préparée, du moins pas minutieusement organisée, elle pouvait être une façon pour son auteur de passer à la postérité.

Lu sur Le Monde

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