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Arnaud Montebourg souhaite le "démantèlement" de la direction générale de la concurrence de la Commission européenne
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Piques

Arnaud Montebourg souhaite le "démantèlement" de la direction générale de la concurrence de la Commission européenne

Le ministre a accusé ce bureau d'être un repaire de "taliban du droit" qui empêche l'industrie du Vieux Continent de se redresser.

Arnaud Montebourg est décidément très en forme. Après une fin de débat houleuse dimanche avec Marine Le Pen sur RTL, le ministre du Redressement productif s'est attaqué à Bruxelles ce mardi et plus précisément à la direction générale de la concurrence de la Commission européenne. Pour lui, ce bureau empêche l'Europe de se redresser. Devant l'European American Press club à Paris, il a expliqué que "la Commission européenne, qui applique le régime le plus sévère et le plus tatillon du monde, n’a pas compris que la mondialisation telle qu’elle s’exerce place en face des entreprises européennes des pays qui autorisent des aides d’Etat massives - la Chine, les Etats-Unis, la Corée, le Brésil - pour financer le renouveau industriel et technologique".

Puis il a insisté dénonçant "des taliban du droit, enfermés dans leurs chapelles, qui édictent des interdictions". Arnaud Montebourg a ensuite comparé les aides versées par les Etats aux banques pendant la crise bancaire et financière avec la bénédiction de Bruxelles et le fait que la Commission, selon lui, interdise aux pays membres de voler au secours des entreprises en difficulté en raison des règles interdisant les aides d'Etat.

"Ça n’a pas de sens dans la période actuelle où nous devons rebâtir une industrie. Nous n’avons pas besoin des taliban du droit de la direction générale de la concurrence, et cette direction devrait être démantelée d’urgence", a-t-il expliqué.

Dans Le Monde publié le 11 février, Joaquin Almunia, son principal opposant à Bruxelles, avait vivement attaqué le ministre français, "isolé" selon lui. "Lorsque je parle à d'autres interlocuteurs français, y compris au sein du gouvernement français, je n'entends pas le même discours, ni sur la forme, ni sur le fond", avait-il ajouté, disant rester "serein face à ce type de déclarations exagérées (...) qui ne tiennent pas compte des faits". La passe d'armes entre les deux hommes ne semble pas prêt de cesser.

Lu sur BFMTV

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