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2017 : le Front national pourrait être à court de fonds d'ici décembre
©Reuters

C.R.E.A.M.

2017 : le Front national pourrait être à court de fonds d'ici décembre

Le parti a de perpétuelles difficultés de financement et cherche à combler un trou pour mener sa campagne présidentielle.

Le Front national n'aurait que 4 millions d'euros en caisses, contre le "minimum" de 12 millions d'euros qui sont nécessaires pour financer une vraie campagne présidentielle, a déclaré Jean-Michel Dubois, trésorier de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, au site Politico. Si on rajoute le coût des législatives, qui auront lieu juste après les présidentielles, il manque plus de 20 millions d'euros au Front, selon Dubois et Wallerand de Saint-Just, trésorier national du Front national. 

Les problèmes du financement du Front national sont bien connus, et récurrents. Les règles de financement public de la vie politique prévoient le remboursement des dépenses de campagne pour les candidats qui font plus de 5%, ce qui semble largement garanti avec Marine Le Pen. Celle-ci ne devrait donc pas avoir de problèmes à emprunter pour financer sa campagne. Mais voilà, aucune banque ne veut prêter au FN. Le parti a envoyé des lettres à 45 banques, en France et à l'étranger, pour recevoir un prêt, sans réponse favorable ; en mai, Marine Le Pen s'était plainte que Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française, avait refusé de la rencontrer pour évoquer le sujet.

Si Marine Le Pen crie souvent à la conspiration du "système", dans ce cas, Dubois remarque que les banques françaises refusent de louer à tout parti depuis le scandale Bygmalion (même si elles continuent à financer la dette de 60 millions d'euros des Républicains). Le risque juridique rendrait les banques frileuses. 

Le FN avait précédemment obtenu un prêt d'Europe-Russia Bank, une banque basée en République tchèque mais soutenue par des intérêts russes. On avait alors accusé le parti, dont les positions en matière de politique étrangère sont assez alignées avec celles de la Russie, d'être acheté par Poutine. En tout état de cause, en mars cette banque a été sanctionnée par la Banque centrale tchèque, qui lui a interdit de faire de nouveaux prêts. 

Il ne reste donc pas vraiment de bonnes options au Front. Une banque étrangère, sous réserve que le parti national soit accusé de connivence avec l'étranger ; ou alors la Cotelec, un organisme de crédit qui finance souvent le FN et ses candidats et est contrôlé par nul autre qu'un certain... Jean-Marie Le Pen. Une option qui ne plaît pas énormément au parti de Saint-Cloud, dans la mesure où le fondateur du parti en a été exclu à cause de ses dérapages verbaux et que le parti fait tout pour séparer son image de celle du Ménhir... 

Lu sur Politico.eu

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