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Une controverse a éclaté en marge de l’exposition "Les Juifs d’Orient".
Une controverse a éclaté en marge de l’exposition "Les Juifs d’Orient".
©LUCAS BARIOULET / AFP

Pauvre, pauvre Jack Lang

Un vent de colère souffle sur l’Institut du Monde Arabe, accusé de sionisme

Nous hésitons entre la stupéfaction et la tristesse.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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L'article du Monde consacré à cette pénible affaire porte le titre suivant : "Vive controverse entre l’intelligentsia arabe et l’IMA à propos de l’exposition "Les Juifs d’Orient"". Dans intelligentsia, il y a intelligence. Voyons de plus près comment elle s'exerce. 

L'exposition n'a rien qui puisse choquer les pieux musulmans. Elle a pour mission de montrer la "cohabitation pluri millénaire entre juifs et musulmans". Une garantie : c’est Benjamin Stora, très muslim friendly, qui l’a organisée. 

L’exposition mentionne que les Juifs étaient des dhimmi en terre d’islam. Pas des sous-hommes mais en tous cas des sous-musulmans. Mais bien sûr ce n’est pas dit comme ça. De temps en temps, des pogroms venaient troubler cette "cohabitation plurimillénaire". Mais il s’agissait d’une œuvre pacificatrice histoire de montrer aux Juifs qu’ils devaient se tenir tranquilles. 

Venons en maintenant au premier crime de Jack Lang. En marge de l’exposition, il a invité à  chanter Neta Elkayam, il s’agit d’une Israélienne d'origine marocaine. Elle chante en arabe. Mais ça n’a pas suffi aux yeux de "l’intelligentsia" prompte à s’enflammer. 

En effet, un Israélien et une Israélienne ne sont fréquentables que s’ils ont proclamé leur soutien à la cause palestinienne. Ce que n’a pas fait Neta Elkayam. Et la chanteuse dans les murs de l’IMA, c’est sheitan (satan en arabe) dansant ivre sur la Kaaba.

Mais le crime des crimes est bien plus grave. Pour son exposition, l'IMA  a emprunté quelques objets et images à deux musées israéliens. L'"intelligentsia arabe" y a vu une reconnaissance d’Israël qui pour elle n'est qu'une "entité sioniste". Jack Lang a fait acte de contrition en rappelant son amour indéfectible pour la Palestine. Mais cela suffira-t-il ?

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