Shaïna, 15 ans, violée par quatre brutes : seulement 9 mois de prison avec sursis pour les violeurs | Atlantico.fr
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La jeune Shaïna a été tuée à l'âge de 15 ans.
La jeune Shaïna a été tuée à l'âge de 15 ans.
©DR

La justice est clémente avec les « jeunes »

Shaïna, 15 ans, violée par quatre brutes : seulement 9 mois de prison avec sursis pour les violeurs

Un verdict qui prend en compte les complexes personnalités des coupables.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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La vie de Shaïna a été courte. A 15 ans, elle a été attirée dans un guet-apens par son petit ami du moment qui voulait l’offrir à trois de ses potes. Elle a été frappée, tabassée, puis violée. Sur les réseaux sociaux, on a pu voir des images d’elle dénudée. Les prédateurs aiment bien exhiber leur butin ! Les violeurs ont affirmé qu’elle était consentante.

Tabassée et frappée : on comprend que dans ces conditions elle ait été « consentante »… La cité de Creil où elle vivait s’est liguée contre elle et en faveur des violeurs, « c’était une fille facile», a-t-on dit.

Elle a déposé une plainte : rien ! Puis une deuxième plainte : toujours rien. La justice vient enfin de se réveiller avec un verdict de neuf mois de prison avec sursis. Comme les accusés n’avaient pas 18 ans au moment du viol, ça s’est passé au tribunal correctionnel pour mineurs.

Mais les cours d’assises pour mineurs, ça existe aussi non ? La correctionnelle, plus douce, a été préférée. Quant au sursis, il pourrait bien sûr être supprimé si les violeurs, toujours libres, récidivent. Il paraît qu’on ne doit pas critiquer les décisions de justice. A-t-on le droit de dire que certaines des décisions de nos juges donnent envie de vomir ?

Le viol de Shaïna remonte à 2019. Si la justice a accepté de se bouger enfin, et avec une mansuétude stupéfiante, c’est qu’entre temps, elle a été sauvagement assassinée. Elle était enceinte d’un garçon de sa cité. Il était très violent avec elle : aucune raison de ménager une « fille facile »… Afin de se protéger contre lui, elle a demandé une protection policière. Pas de réponse : les policiers n’aiment pas se mêler des « embrouilles » de banlieue.

Alors un jour, le père de l’enfant qu’elle portait l’a suivie dans la rue. Il l’a poignardée à plusieurs reprises. Sur son corps encore en vie, il a jeté de l’essence et a craqué une allumette. Ainsi prit fin la vie ordinaire d’une jeune fille de banlieue.

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