Pourquoi il est si dur de se lever le matin pour certains | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Style de vie
Pourquoi il est si dur de se lever le matin pour certains
©Flickr

Sommeil

Pourquoi il est si dur de se lever le matin pour certains

Multiplication des écrans, mauvaises habitudes, méconnaissance de notre horloge interne... Notre sommeil est assailli par une myriade de maux, anciens et récents. Pour retrouver un repos réparateur, il faut jouer sur deux leviers : la connaissance de son propre rythme, et le respect de quelques règles de bon sens.

Sylvie Royant-Parola

Sylvie Royant-Parola

Sylvie Royant Parola est psychiatre, et spécialiste du sommeil. Elle est également la présidente du réseau Morphée, consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil.

Voir la bio »

Il existe deux mécanismes maîtres du sommeil : le besoin en sommeil, qui peut grandement varier d'un individu à l'autre, et la régularité du temps de sommeil d'un jour sur l'autre.

Pour le premier, le meilleur moyen de connaître les besoins de son corps consiste à mesurer son temps de sommeil le week-end ou en vacances, puis de retirer 1h30. Cette durée peut varier fortement d'une personne à l'autre, allant de 4-5h par nuit à 10-11h pour les cas extrêmes. À savoir qu'il est aussi possible de trop dormir, et que cela peut être nuisible.

La seconde pièce maîtresse d'un bon sommeil est le respect du rythme circadien, à savoir l'horloge interne de notre corps. Il est très important d'apporter une régularité, notamment pour l'heure du lever. On peut se coucher plus tard que d'habitude et récupérer par une sieste en milieu de journée, mais il est important de ne pas trop faire varier le moment où on se lève. Si vous avez l'habitude de vous réveiller à 8h en semaine, faites de même le week-end.

Le rythme circadien est aussi très sensible à la lumière, celle du jour comme la lumière artificielle des écrans. Cela explique que nous dormons un peu plus longtemps en hiver qu'en été, environ 1h, sans compter l'impact du changement d'heure, qui n'est pas tellement recommandé par les chronobiologistes.

Pour les écrans la consigne est simple : pas de portable au lit, et on se déconnecte environ une heure avant d'aller se coucher. Il faut savoir que le temps moyen passé devant les écrans est passé d'environ 5h par jour en 2011 à 9h en 2016. Au-delà de la lumière de nos appareils électroniques, il s'agit aussi de se permettre une phase de calme avant de s'endormir. On peut lire, écouter de la musique, s'étirer un peu... Et surtout ne pas dormir dans la même pièce que son téléphone portable, quitte à utiliser un réveil classique. Autre ennemi du sommeil réparateur : le bouton snooze, à bannir.

En dehors de ce moment de calme juste avant le coucher, il est préférable d'arrêter la cafféine dès l'après-midi, même si la sensibilité peut varier là aussi d'une personne à l'autre. Si une activité physique régulière procure un sommeil profond de meilleur qualité, il faut arrêter le sport au moins trois heures avant le coucher. Pour en revenir à la lumière, il faut s'exposer à l'extérieur et la lumière lumière au minimum une heure chaque jour.

Si vous connaissez une situation de stress ou d'inquiètude, essayez de constituer une to-do list une vingtaine de minutes au moins avant d'aller au lit. Si malgré tout vous vous réveillez pendant la nuit, ne regardez pas l'heure. Enfin, levez-vous dès que vous êtes réveillé. Il s'agit de bien délimiter la nuit, période de repos, et le jour, période d'activité, pour ne pas pertuber notre rythme circadien.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !