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Où aller entreprendre si la France se referme sur elle-même ?
©JOEL SAGET / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

Où aller entreprendre si la France se referme sur elle-même ?

Résumé : La France sombre. Nos libertés disparaissent. Les frontières se couvrent de barbelés. Si vous voulez monter votre entreprise ou la développer, il est temps de penser à quitter notre pays pour ne pas sombrer avec lui. Où aller ?

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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La question se pose. Définitivement. Nous n’habitons plus un pays libre. Nous sommes enfermés dans nos frontières, qui sont à nouveau couvertes de barbelés et sous surveillance policière. Pour moins de 3000 personnes en réanimation, comorbides pour 90%, et des hôpitaux vides dans les deux tiers du pays et remplis à peine à 60% pour quelques-uns d’entre eux, nous avons pris en otage et condamné 67M de français. 67M de « Procureurs », comme dirait le Président, qui ne supporte plus, comme tout autocrate en gestation, que l’on révèle l’incompétence qui préside à un pays qui monte dans le classement des pires gestions mondiales (dans les 15 pires pays en mortalité, et bientôt dans les 10 pires en matière économique).

La récession qui nous guette, porte déjà Marine le Pen à 49% dans les sondages. Un très intéressant article (comme toujours) dans The Economist, rappelait qu’en période de récession, 1% de chômage en plus, c’est 3% de vote populiste en plus. Marie Le Pen, si la situation économique devient aussi catastrophique que nous le pensons, pourrait remporter la présidentielle, même si elle perdrait certainement les législatives. Nous aurions alors une cohabitation, en langage Gaulliste, une « chianlit », au pouvoir. Vraiment pire que ce qui se passe en ce moment ? En tous cas, pas mieux. Se pose donc la question de l’entrepreneuriat en France en 2022, s’il faut fuir un régime ingérable qui achèvera l’économie. Mais aussi à court terme, si l’on souhaite entreprendre.

A court terme, pour préserver sa santé mentale, ce qui implique de retrouver une vie normale, l’idéal est de viser les pays raisonnables ou contraints.

Les pays raisonnables sont ceux qui ont visés l’immunité collective. La Suède en tête. A part dans la classe des plus de 75 ans, les chiffres de la mortalité sont faibles depuis le 24 juillet, et la vie y est normale (0 mort le 25 et 30 janvier). Monaco est également une magnifique option, les incubateurs et pépinières se multiplient, et lorsque vous créez votre entreprise à Monaco, vous pouvez du coup vivre dans une Principauté qui a laissé ses restaurants et magasins, et hôtels, ouverts. Monaco investit également dans l’espace, lancera son second satellite prochainement et compte un spécialiste du « new-space », orbital solutions, surnommé le « Musk Européen ». Ou encore une principauté comme celle d’Andorre, où vous pouvez non seulement travailler, avec des incitations diverses mais aussi skier entre 2 réunions, puisqu’ils ont décidé, eux, qu’une station ouverte sans remontées mécaniques présentait un intérêt assez limité.

En clair, les petits territoires ont un fort attrait, car ils sont réalistes et souples. Les conditions indispensables dans un monde en mutation, où l’arthrose institutionnelle, est fatale car elle est un handicap pour le sprint. Communauté accessible, nombreux investisseurs et incitations diverses, écosystème bouillonnant et une obligation de se digitaliser, représentent autant d’opportunités business, qui échappent au code des marchés publiques qui interdisent l’accès des marchés d’Etat aux PME innovantes françaises.

Vous pouvez donc commencer à regarder de ce côté des frontières, tant que la dictature Européenne montante, nous permet encore de les franchir, muni d’un test de moins de 72h, dont personne n’a pensé à harmoniser les formulaires, ce qui vous permet de vous promener (pour les frontaliers) avec 2 attestations supplémentaires. Une pour chaque côté de la ligne maginot. On appelle cela l’Europe de l’harmonisation. Vous me direz, on avait fait l’Europe pour apporter la liberté de circulation, donc nous ne sommes plus à une contradiction près !

En dehors de ces options, vous avez les pays « contraints ». Ceux qui n’ont pas les moyens ou l’envie (ou les 2), comme nous, d’endetter leur pays pour masquer leur incompétence. Bruno Lemaire, à qui il semble rester un zeste de réalisme, rappelait, qu’un 3ème confinement « absorberait » 2 mois du plan de relance. Un plan de relance, qui était avant tout, un plan de « colmatage » sans investissement réel d’avenir, simplement destiné à amortir les dégâts du présent.

Je vous propose donc l’Italie ou l’Espagne. Cette dernière cumule 2 chiffres bien plus inquiétants que ceux du covid : 800 000 chômeurs en plus et une perte de 78% de ses revenus touristiques. Alors l’Espagne a dit « stop ! ». Elle revient à la raison, par la contrainte, et va devoir laisser ses citoyens retrouver la liberté. Elle évacue et exporte ainsi vers la France le souvenir de Pinochet qui viendra hanter notre pays, celui qui est en train de perdre le bon sens et surtout celui de la liberté. Idem en Italie.

Dès lors, je vous recommande vivement ces 2 pays, car ils rebondiront très vite, accorderont une réelle souplesse à tous ceux qui investissent dans le rebond du pays et vous ouvriront les bras au lieu de vous saluer du coude. Accessoirement, vous pourrez y manger dans un restaurant, ce qui finira par vous redevenir familier. Il faudra un peu de rééducation, mais vous verrez, on s’y remet très vite.

Néanmoins il reste des secteurs intéressants à envisager en France. Si vous voulez privatiser et reprendre un pôle emploi, le nombre de chômeurs pourrait vous valoir une véritable rente de situation. Si vous cherchez une occupation à défaut d’un emploi, les Restos du Cœur vont offrir d’immenses opportunités, tant le nombre de travailleurs pauvres est en train d’enfler de façon inhumaine dans l’indifférence générale. Il n’y pas de vie qui vaille en dehors des « covidiens ». Peut-être, si vous êtes culotté, pourriez-vous proposer aux Restos de franchiser le concept ? Si vous pensiez à monter un Uber de la psychologie, c’est le bon moment également, devant la détresse de centaines de milliers de français, notamment jeunes. Je vois là une très belle opportunité business. J’arrête là l’humour noir, mais l’angoisse, la honte et la colère qui monte dans mon âme d’entrepreneur m’imposait de passer par la provocation pour faire réagir un Français léthargique, endormi par la morphine des subventions et aides à crédit. La gueule de bois c’est pour maintenant, pas le changement. Alors, la mort dans l’âme, préparez-vous à quitter ce pays, à moins d’aimer le parfum subtil du Chrysanthème.

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