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Emmanuel Macron lors d'une visite au Havre, le 14 avril 2022, dans le cadre de sa campagne électorale.
Emmanuel Macron lors d'une visite au Havre, le 14 avril 2022, dans le cadre de sa campagne électorale.
©Ludovic MARIN / AFP

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Macronons un peu ensemble…

C'est un quizz où l'on gagne à tous les coups.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Les Ukrainiens ont inventé un mot, "macroner", pour désigner quelqu'un qui s'inquiète  d'une situation mais ne fait rien contre elle. Macron parle quasiment tous les jours à Poutine. Mais il ne dit rien, ne fait rien qui pourrait froisser le chef du Kremlin. "Macroner" peut également s'appliquer à la France. Le président de la République s' inquiète en effet de certaines choses.

Mais il ne fait rien pour les changer. Et quand il fait quelque chose, c'est "en même temps" pour le défaire aussitôt. Ainsi il a dans un premier temps annoncé qu'il porterait l'âge de la retraite à 65 ans. La situation financière de l'assurance retraite l'exige en effet. Puis il s'est avisé à quelques jours du deuxième tour de l'élection présidentielle que les vieux votaient. Et il a, illico presto, abandonné son projet de reforme.

Il avait également déclaré que le versement - du RSA jeune - serait conditionné à des travaux d'intérêts publics. Puis comme pour les vieux, il s'est aperçu que les jeunes votaient. Et il a renoncé à ce projet électoralement périlleux.

Il est ainsi le président Macron. Il reste encore quelques jours avant le 24 avril. Il va, c'est sûr, macroner encore... Et voici la dernière macronerie en date. Il a trouvé "beau" de rencontrer "une femme voilée " et "féministe ". Comme emblème du féminisme, il y a plus convaincant. Mais il ne faudra pas attendre longtemps pour que Macron dise que le voile est le symbole de l'oppression de la femme.  

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