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"Les raisons du coeur" par Jean-Paul Enthoven (Grasset)
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"Les raisons du coeur" par Jean-Paul Enthoven (Grasset)

Annick  Geille

Annick Geille

Annick Geille est une femme de lettres et journaliste française, prix du premier roman 1981 pour Portrait d'un amour coupable et prix Alfred-Née de l'Académie française 1984 pour Une femme amoureuse. Elle est également la cofondatrice, avec Robert Doisneau, du magazine Femme.

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Cela arrive à des gens très bien 

Repères

Écrivain-éditeur et critique littéraire, Jean-Paul Enthoven - « La dernière Femme » (Grasset 2005 /Prix Nice- Baie des Anges), « Saisons de papier » (Grasset 2016/Prix de la  critique de l’Académie française) «  Les enfants de Saturne » (Grasset /Prix Cazes-Lipp et Prix Valery Larbaud) est un acteur important de la scène littéraire française. Il est ainsi le co-auteur du « Dictionnaire amoureux de Marcel Proust » (Plon-2013/Prix Femina Essai), écrit à quatre mains avec le philosophe Raphaël Enthoven, son fils aîné. « Ces deux auteurs exposent parfois des divergences sur l'interprétation de certains points, mais leur complicité (…) transparaît tout au long du livre. »  

Complicité apparemment limitée à leur commune adoration de l’auteur de la « théorie de la mémoire involontaire » - soit la « répétition d’une sensation déjà éprouvée naguère » -  car dans son premier roman, publié aux editions de L'Observatoire, Raphael Enthoven trace, de son co-auteur, Jean-Paul Enthoven, (père aimant) un portrait au vitriol. Ce à quoi Jean-Paul Enthoven répond dans « Les raisons du cœur » : Me purger l’esprit de la rage que m’inspirent quelques hommes et femmes dont j’ai été proche et qui m’ont inutilement nui, trahi, meurtri hier ou avant-hier. Et cela parce que je viens de comprendre, trop tardivement puisque je suis aux portes du trou-néant, que le désir de vengeance pourrit l’existence-pour rien ». Une résolution que tiendra certainement l’auteur des Raisons du cœur.

La mort, quand on la vit n’a pas l’air si méchante. Parfois, on ne la reconnaît pas, si bien que l’on quitte la vie sans effroi. On meurt  donc ou, par miracle, l’on survit. Le cœur de Jean-Paul Enthoven  se brisa pendant une partie  de tennis, mais, contrairement à Michel Berger- auteur-compositeur du  splendide « Paradis Blanc »-  Jean- Paul Enthoven survécut. « Que, pendant la nanoseconde qui précède les secondes et les heures suivantes, cet homme bondit avec allégresse sur son court de tennis avec la ferme intention de réussir le coup droit que son bras amorce comme il se doit. ». Après l’arrêt cardiaque,  dans un état précaire et une clinique où « Le Grand Ponte » et ses équipes  sortiront peu à peu  le narrateur du pétrin, Jean-Paul Enthoven écoute son sauveur. « Ça arrive à tout le monde. On hérite d’une tare pas trop grave, d’un minime défaut de fabrication, et nous, avec nos chagrins, nos minables compétitions sociales, nos problèmes de fric, nos vanités, nos soucis d’amour, la vie de bureau, le struggle for life, on en rajoute, on pousse trop la mécanique... Et, au meilleur moment, ça pète... Ça arrive à des gens très bien, vous savez ? Des sportifs, des tout jeunes, des athlètes... » 

Il faudra une intervention de huit heures pour sauver la vie du narrateur (je dis "narrateur" car ce recit étant totalement poétique, il a tout du roman) pour « réparer le vivant ». Revenant des nimbes,  Jean-Paul Enthoven converse avec la  mystérieuse « présence »  qui s’était emparée  de « Michel » ( Berger) à Ramatuelle, le 2 août 1992, à l'âge de 44 ans, lui aussi succombant lors d’un match de tennis « Michel a été mon premier mort. Enfin, le premier qui, dans ma vie, fût mort avant l’heure. Mes autres morts, mes morts d’avant lui, étaient partis aux horaires corrects et prévisibles. Mais c’est grâce à Michel que j’ai admis la possibilité des grands départs que rien n’annonce. » Le projet et l’écriture du récit que nous lisons  protégea sans doute l’auteur de séquelles meurtrières. «  Je sais de pure intuition que cet instant imbibé de passé-présent divisera à jamais mon existence », précise d’ailleurs Jean-Paul Enthoven. La littérature, la femme aimée, le frère d’âme, l’éditeur  « Olivier » et les enfants   accomplirent tout le reste.  La littérature et l’amour sauvent, en effet, et Jean-Paul Enthoven le savait dès avant la naissance de son fils Raphaël.Au point que les« Raisons du cœur »  contient  l‘aveu  - sans  un atome de ressentiment  -du rôle que joua ce fils  en colère ( cf.« tu quoque mi fili »)  dans l’arrêt cardiaque qui faillit emporter son père.Pour nous lecteurs qui sommes vivants, bien portants, sans savoir pour combien de temps, l’écrivain-éditeur de la rue des Saint-Pères fut  et demeure  (mais ce sera autrement) pour tout le paysage littéraire français, le parfait « marquis – en- chef » de cette piapiatante rive gauche, que « Françoise » (dixit Jean-Paul Enthoven a propos de Sagan qu'il adore et voit en rêve) chérissait tant ;  certains aveugles le lui reprochaient, quoiqu’elle publiât : sa mondanité, sa superficialité, son parisianisme les offensaient, alors qu’il la vénèrent à présent.  Comme si , oubliant qu’il s’agissait de son « matériel »,l’on devait juger Proust   à l’aune de sa mondanité,  de son parisianisme. Raison pour laquelle utilisant le même  carburant que son maître, « Françoise » avait  choisi de s’appeler Sagan (CQFD). «  La fantomatique Françoise, que je croyais retirée dans ses appartements posthumes, surgit aussitôt. Elle porte sa robe noire de toujours et les deux rangs de perles qui ne la quittent plus depuis son bref mariage avec Guy. Désinvolte, délicate, elle me prescrit à tout hasard plusieurs doses de Marcel matin midi et soir, je m’exécute sur-le-champ. Bonheur de retrouver Swann, Saint-Loup, Albertine, Rachel, Charlus. Ils sont tous heureux de s’engouffrer en moi par les yeux, le rire, la pensée. Ils se sont si amicalement souciés de ma santé – bien qu’ils aient déjà pas mal à faire avec celle de leur Créateur. Je les rassure. Nous allons ensemble ardemment revivre. Marcel a toujours su être présent dans les moments importants de ma vie. Il est mon seul ancêtre protecteur. » 

L’ex mourant  semble  éprouver un plaisir gourmand  à  tout nous transmettre, mariant le réel à l’imaginaire. Si bien qu’il rédige  le récit -rêve le plus vrai, le plus  étrangement « hors les murs » de toute sa carrière d’auteur,  comme si l’accident cardiaque qui faillit lui coûter la vie l’avait délivré de toutes sortes de règles  et de principes  que l’auteur -d’une part -et le narrateur -d’autre part- s’étaient imposés  depuis toujours. Non que ces règles et principes fussent mauvais, au contraire (Jean-Paul Enthoven est éditeur : il traque  donc  chez lui comme chez ses auteurs le superflu,  la « graisse ».La forme c’est le fond, et  c’est même tout le livre, fiction ou pas. Au meilleur de sa forme intellectuelle, et la fantaisie  régnant au fil des pages, c’est toute la vie  de l’auteur qui  surgit ici ou là entre deux rêveries : enfants, amours, travail et amitiés. Plus certains souvenirs de cette vie si vide d’avant les livres. « Un jour, après un déjeuner avec Philippe Sollers, sur le trottoir du boulevard Montparnasse, celui-ci m’a dit : « Tu sais, tu devrais quand même publier un livre… Parce que c’est le seul endroit où l’on a son nom tout seul, sans rien autour… » Puis, il a eu un moment d’hésitation et a ajouté : « non, ce n’est pas le seul endroit… On a aussi son nom tout seul sur une tombe ». 

Les « Raisons du cœur » (Grasset)  est une sorte de passeport littéraire pour un pays d’où la plupart des visiteurs ne reviennent pas, en effet, comme si l’auteur avait rapporté de ce voyage aux extrêmes ce qui lui restait de forces pour narrer ce  passage sidérant entre vie-trépas et retour :  une sorte de miracle. La tendresse du narrateur pour ses proches  afflue. Un remède miracle car la réciprocité des sentiments donne bonne mine aux malades les plus atteints .  Les deux plus beaux personnages  des « Raisons du cœur » ? Le frère adoptif,  Bernard-Henri Levy : « Bernard s’agite. Ne tient pas en place. S’informe en temps réel de tout ce qui mijote dans ma poitrine charcutée. Se fait transmettre mes échographies par satellite. Il s’est déjà procuré les numéros de portable de l’anesthésiste, des infirmières, de Tom Hanks, du Grand Ponte. Il ne les lâchera pas. C’est sa façon de penser à moi. De m’expédier ses ondes d’énergie fraternelle ». Autre magnifique personnage des « Raisons du cœur »,  Olivier Nora: un géant, ce gentleman  du texte que chérissent tous les auteurs qui ont -ou ont eu- ( comme votre serviteur) la chance de travailler avec « Olivier ».Sa pudeur légendaire, cette délicatesse parfois morose, cette douceur, l’indulgence- je dirais cette bonté dont parlait Camus, et qui, selon lui, accompagne toujours l’intelligence, pourvu qu'elle soit supérieure.

Les mêmes causes risquant de produire les mêmes effets, le narrateur consent à exposer ce qui faillit le tuer, donc. « Une histoire de famille, pas jolie jolie, mais bon pas de quoi agoniser non plus... On m’avait brisé le cœur, disais-je aux uns aux autres...». Et encore : « Si je ressors intact de ce qui s’annonce, je reviendrai là-dessus. Enfin, ça n’est même pas sûr. On verra ». Qui vivra verra ou notre totale dépendance aux « intermittences du cœur ». « La vie est un brouillon, finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c'est à peu près propre et sans coquilles, c'est fini, on n'a plus qu'à partir, c'est pour ça que la vie est longue Rien de grave », concluait -superbement- la romancière Justine Levy dans son autofiction saganesque . 

Justine Levy, fille de BHL est l’ ex-femme de Raphael  Enthoven, donc  l’ex belle-fille  de l’auteur des Raisons du cœur.  « De l’édition au napalm », déclara  Jean-Paul Enthoven au sujet de cet embrouillamini. Devenu le compagnon de Carla Bruni, et cité par un "littérati" de Vanity-Fair , le philosophe Raphael Enthoven dira pour conclure : «Ils me suppliaient de revenir dans leur entresol humer au tuba un air empoisonné alors qu’enfin je respirais les bras ouverts.» Le lecteur qui n'est ni un habitué de la presse feminine ni un lecteur de magazines « people » s’y perd un peu. L’auteur des Raisons du cœur, lui, gagne sur toute la ligne. Jean-Paul Enthoven  s’échappe du coma comme «  délivré » de toutes sortes de pesanteurs et de principes, de sorte que son imaginaire embellissant sa phrase, et enrichissant  la forme du récit sort lui aussi des cercles de l’Enfer ; non seulement indemne, mais raffermi, enrichi par l’épreuve subie. On sent à lire les « Raisons du cœur » que l’auteur se moque désormais du qu’en- dira-t-on des commères et compères de la Rue des Saint-Pères. Ressusciter produit  en général cet effet. Comme si la liberté qu’avait installée (sans qu’il en fût conscient sur le coup) son  intimité avec la Camarde était un cadeau du ciel. Poussé vers le haut, c’est-à-dire vers le meilleur de lui-même, Jean-Paul Enthoven a gagné la partie, celle qui compte le plus après la vie, voire même avant : l’écriture sort de la grotte  embellie. Elle est libérée, rieuse, apaisée ; elle sculpte  la pensée de l’auteur, le style fait le reste. Mine de rien, une leçon de sagesse. 

La mort vue d’aussi près change la donne. On meurt ou l’on naît  tel que l’on était : cela s’appelle l’aurore encore, malgré le temps qui ne repasse jamais. Tout à coup, les yeux grand ouverts dans le noir, on se moque « de l’édition au napalm ». On est.

Un extrait de l'ouvrage

Il était si jeune

«  — Alors, on y va?
Tels sont les mots exacts prononcés par la présence. J’entends sa respiration aiguë qui par instant descend de quelques tons vers un feulement plus grave.
— ... je passais par là et je me suis dit, tiens, on va prendre des nouvelles du tennisman au cœur brisé... On va lui demander s’il veut y aller... 

— Où voulez-vous que j’aille ? 

Je parle dans le noir. Dans le vide du noir. Mes mots brillent comme des lucioles, ils dansent sur les murs et le plafond, ça ressemble au faux ciel étoilé que projettent les boules à facettes des night-clubs de camping. Je trouve ça normal. Les mots sont toujours plus ou moins dansants et lumineux. 

La présence me répond : 

— Allons, tu le sais bien... Arrive un moment où il faut se décider... On y va ou on n’y va pas... Quand je t’ai vu sur l’argile pilée de ton court de tennis, j’ai compris que tu aurais bientôt besoin de moi... Je m’étais alors déguisée en aigle pour t’observer de plus près, comme il y a longtemps sur une plage d’outremer... Tu te souviens ? 

— Je me souviens, oui, de l’aigle qui m’a soulevé quand j’étais sur l’argile pilée... Et l’autre aigle, celui de la plage d’autrefois, j’en ai rêvé il n’y a pas longtemps... C’était le même aigle ?page104image3786496

— Évidemment, je te surveille depuis l’enfance, depuis toujours... Note bien que je fais ça pour tout le monde, c’est mon métier, je me déguise en aigle, en âne, en crabe, en idée, en métronome, en coquelicot, en moustiquaire... Mais ne t’inquiète pas, tu as encore pas mal de temps à ta disposition si tu tiens à vivre... Sur l’argile pilée, tu m’avais fait penser à... 

— ...à Michel? 

— Évidemment... À l’époque, ça m’avait surpris qu’il ait eu si tôt envie de faire appel à mes services... Je croyais qu’il voulait juste passer des vacances tranquilles à Ramatuelle, et puis on m’a convoquée en urgence... 

— Il a souffert? 

— Je ne crois pas... Je suis arrivée tout de suite... Le pauvre petit, il était encore bouillant, il mijotait dans sa sueur, tout en grelottant... On lui avait fait une couverture avec son pull torsadé à bandes rouges et bleues qui était sagement plié dans son sac de sport... Je ne pouvais pas l’abandonner dans cet état... Je l’ai suivi jusqu’à la clinique du coin... Par chance, de mon point de vue, ils étaient mal équipés... Et c’était trop tard pour le transporter en hélicoptère... Ce mort-là, c’est sûr, j’ai eu aucun mal pour le cueillir... 

— Vous auriez pu vous détourner... 

— Il délirait... Il réclamait Chuck Berry et Joséphine Baker, deux vieux amis à moi, il m’était si facile de réunir tout ce petit monde... Si ça lui fait plaisir, m’étais-je dit... 

— Il était si jeune...
— Que veux-tu, c’est comme ça... Moi, j’obéis aux ordres... 

— Vous avez des ordres à mon sujet ? 

— Rien de précis, je suis là pour voir... Ensuite, je ferai mon rapport et on décidera en Haut-Lieu... Note bien que je récolte peu de Capricorne en ce moment... Tu sais, chaque signe a sa saison... Toi-même, de quoi aurais-tu envie ? Je peux transmettre à qui de droit... 

— Je veux «mourir à la dernière minute» comme l’a écrit un écrivain français dont le nom m’échappe à cet instant. Je veux rester vivant jusqu’au bout... Centenaire, au moins, avec tout le monde autour de moi à l’heure fatale... Femmes, enfants, amis... Une agonie de pharaon... 

— Je sais, je t’ai entendu le penser il y a quelques jours... 

— Mais après y avoir réfléchi – puisque dans cette chambre je n’ai rien d’autre à faire – je préfère qu’on décide pour moi. Ça correspond mieux à mon idée du destin... 

— Ça sera comme tu veux... J’avais envie de te faire une faveur en te permettant d’exprimer une préférence... J’ai l’habitude qu’on me traite mal... qu’on me fasse une mauvaise réputation... Mais si tu me laisses l’initiative... 

Cette présence a une voix merveilleuse. De celles qui bercent, hâtent le ravissement. C’est une voix de sirène. Plus apaisante qu’une harpe ou qu’un frais bruit de fontaine. Pourquoi devrais-je repousser ses avances ? Ce serait si facile, si agréable, de se laisser glisser là dans ses bras, de plonger dans un coquelicot, de grimper sur les ailes de l’aigle, de surplomber ma vie une dernière fois... 

Ses doigts sont maintenant sur mon front et jouent avec mes cheveux. Des doigts habiles, encore plus effa- ceurs de souffrance que le sang du diable. Dès qu’ils entrent en contact avec ma peau, dès qu’ils y répandent leur électricité, je n’ai plus mal. Ces doigts connaissent le mystère des guérisons suprêmes. 

— Tu vois, avec moi la douleur disparaît... C’est mon don le plus précieux... Les gens oublient trop souvent que la mort est un remède définitif... La haine qu’ils me témoignent, et même l’effroi que je leur inspire, disent assez clairement qu’ils ne sont pas sensibles à mon charme. Et pourtant, goûte-moi un peu, tu verras... Je me suis entretenue il y a peu avec un écrivain allemand du siècle dernier... Cet homme supérieur, si ravi d’être mort, m’assurait que si l’on cognait sur le marbre des tombeaux pour interroger les défunts, la plupart d’entre eux refuseraient de ressusciter... 

Je n’aurais jamais cru que la mort avait besoin d’être ainsi commerçante. Ni qu’il lui fallait vanter ses avantages, sa marchandise, son savoir-faire, sa pharmacie. Comme n’importe quel vendeur de parapluies ou de cravates sur les marchés et les grands boulevards. 

— Je veux bien mourir, lui dis-je, mais il me faut des preuves, des garanties, des précisions... 

L’ombre-présence-phasme tente de m’envelopper.
Je ne me laisse pas faire.
— ... je voudrais ne plus souffrir, ajouté-je, mais ressentir des choses malgré tout... Le soleil sur ma peau, l’eau fraîche, la douceur, les fruits, le désir, le vent, la lumière, l’amour, les vagues, le merveilleux sommeil, la jouissance, le réveil, la bouche de Vita... 

— Ah, il faut se décider, mon ami... On ne peut pas tout avoir... Avec moi, c’est d’abord la fin des douleurs morales et physiques, la fin des problèmes d’argent, de trahison, d’ambition, de combat au jour le jour... Autre avantage : si tu me suis, tu ne vieilliras plus... Qui dit mieux? »

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