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Emmanuel Macron salue la foule après avoir été accueilli par le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute à son arrivée à l'aéroport international Nsimalen de Yaoundé, le 25 juillet 2022.
Emmanuel Macron salue la foule après avoir été accueilli par le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute à son arrivée à l'aéroport international Nsimalen de Yaoundé, le 25 juillet 2022.
©Ludovic MARIN / AFP

Visite du chef de l'Etat

Le défi africain d’Emmanuel Macron

Alors que le président de la République doit visiter le Cameroun, le Bénin et la Guinée-Bissau, il aura fort à faire pour contrer les ennemis de la France qui surfent sur la francophobie ambiante.

Emmanuel Dupuy

Emmanuel Dupuy

Emmanuel Dupuy est président de l'IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe). Spécialiste des questions de sécurité européenne et de relations internationales, il a notamment été conseiller politique en 2011 auprès de la Task Force Lafayette (forces françaises en Afghanistan). Délégué général des Centristes chargé des questions internationales et de sécurité. 

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Atlantico : Aujourd’hui, Emmanuel Macron pose le pied au Cameroun où il entamera une tournée à l’Ouest du continent. Il se rendra ensuite au Bénin, puis en Guinée-Bissau. Alors que le président n’y a jamais été, on peut se demander l’état actuel des relations entre la France et ses partenaires Africains. S’il avait affiché au début de son premier mandat la volonté d’un dialogue « direct » et « décomplexé » avec les pays subsahariens, la réalité semble tout autre. Y a-t-il eu une véritable rupture de politique entre la France et l’Afrique avec la présidence Macron ? 

 Emmanuel Dupuy : Il y a une défiance certaine entre la France et les pays africains. Elle est avant tout d’ordre culturelle, s’inscrit dans une longue durée, puise dans un substrat post-colonial laissé en jachère. La présidence Macron a certes été le témoin de cette accélération de défiance, mais n’en n’est pas le seul responsable. Certains qualifient cela  de « francophobie ». Je parlerai davantage d’une forme de fatigue, d’impatience quant au positionnement français, sans doute hypertrophié par la résurgence de la coopération militaire face au phénomène terroriste, sur le continent africain. Il y a, ainsi, d’évidence, une remise en cause de la relation entre la France et l’Afrique, et ce, après 60 ans d’indépendance, mais il y a, aussi, différentes Afriques, dont les 36 états africains sur les 54 qui n’ont jamais vécu la colonisation française.

Le président Emmanuel Macron ne s’était jamais rendu au Cameroun, au Bénin, en Guinée-Bissau, mais il a des relations permanentes avec Patrice Talon, président réélu du Bénin en avril 2021, ainsi qu’avec Umaro Sissoco Embalo, président de la Guinée-Bissau, depuis son élection, en décembre 2019. Avec cette visite, le président fait un déplacement à contre-courant de ce qu’il a pu faire à Ouagadougou au début de son premier mandat. Au Burkina Faso, il a voulu prononcer un discours fondateur aussi puissant que celui de Nicolas Sarkozy au Sénégal en 2009. En novembre 2017, ce discours n’avait pourtant pas été perçu aussi positivement que certains l'auraient souhaité. L’aspiration de mettre fin à la « Françafrique », répété avec emphase à Ouagadougou, en novembre 2017, au-delà des annonces ambitieuses visant à faire œuvre de mémoire collective, ne s’est pas soldé en actes forts. C’est aussi ce qui risque de se reproduire au Cameroun, malgré la volonté française de poursuivre le dialogue, à Yaoundé, avec la jeunesse africaine, préalablement réunie lors du Sommet Afrique-France de Montpellier, le 8 octobre dernier, dans la foulée du rapport remis au Président de la République par l’historien, Achille Mbembe, en amont du Sommet.

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Le Cameroun n’apparait pas, en effet, comme un parangon de bonne gouvernance. Le président Paul Biya en est à son septième mandat et pourrait se succéder à lui-même en 2025, ou « remettre » les clés du pouvoir à son épouse ou, plus vraisemblablement, à son fils aîné, Franck Biya. Le choix du Bénin s'inscrit, quant à lui, dans une logique de continuité du discours Macron sur les « bonnes pratiques » vis-à-vis du continent africain, c’est à dire une réécriture résolument décomplexée de l’histoire entre le continent africain et la France. On a pu voir cela avec la restitution des 28 œuvres du trésor des palais royaux d’Abomey, pillés par la France, en 1892, tel que le préconisait le rapport remis, en mars 2018, par l’universitaire Felwine Sarr et l’historienne de l’art, Bénédicte Savoy. Le plus dur reste, néanmoins, à réaliser, alors que 90% des œuvres africaines sont conservées dans des musées hors du continent africain, dont les 70 000 artefacts conservées au musée du Quai Branly.

La visite en Guinée-Bissau s'inscrit dans une logique de coopération régionale, sur le plan économique et sécuritaire. Le président de Guinée-Bissau qui a lui-même échappé à un coup d'État militaire en février dernier est le président de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l’Ouest) depuis peu. Ce dernier a joué un rôle déterminant dans la levée des sanctions contre le Mali. Le président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, s’est toujours montré conciliant à l'égard des juntes militaires, désormais au pouvoir, en Guinée et au Burkina Faso, tout en étant, intransigeant vis-à-vis des présidents qui ont « modifié » à leur profit leurs constitutions, à l’instar du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara. 

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Emmanuel Macron entend, ainsi, profiter de ce déplacement, pour compenser son « relatif » désintérêt, durant son premier mandat, à l’égard de pays qui appartiennent à ce qu’il est convenu d’appeler notre ancien « pré-carré » sur le continent africain.

Où en est actuellement la France en Afrique ? 

Au niveau économique, les entreprises françaises subissent les contrecoups d’une fragilité de notre image, notamment quand il s’agit de défendre notre tradition de « patrie des droits de l’homme », alors que les jeunesses africaines ont le sentiment que la France continue à être à contre-courant de la demande d’alternance politique, qui s’exprime dans les rues des capitales africaines, ou encore, à travers l’activisme des diasporas africaines, en Europe. Il est vrai qu’en soutenant des régimes politiques qui, eux-mêmes bafouent leurs propres fondamentaux institutionnels et principes constitutionnels, la France a pu donner l’image d’un anachronisme démocratique : qu’il s’agisse de la Côte-d’Ivoire, où le président Alassane Dramane Ouattara en changeant, en mars 2020, la constitution de 2016 s’est engagé dans son troisième mandat ou encore, la transition « partielle » et « partiale » au Tchad, au profit de Mahamat Idriss Déby, après le décès, en avril 2021, de son père, Idriss Déby Itno. On nous reproche souvent de soutenir des responsables politiques qui ne sont pas forcément au diapason des opinions publiques que la France entend, paradoxalement, promouvoir.

Emmanuel Macron entend, faire sur le continent africain du « en même temps » : on engage un dialogue nécessaire et attendu avec la société civile africaine, à l’instar des milliers de jeunes Africains invités lors du sommet d'octobre dernier à Montpellier, tout en parlant, sans « conditionnalité démocratique » avec des gouvernements et régimes politiques qui bafouent les fondamentaux mêmes de la démocratie. L’exemple du Sénégal, le montre à dessein, où le président Macky Sall ne fait pas face à beaucoup de critiques à son égard venant de Paris, alors que l’on pressent, à l’aune des élections législatives du 31 juillet prochain, qu’il est en train de faire un pas de plus vers un troisième mandat, en 2024, alors que l’actuelle constitution de 2001 ne l’y autoriserait pas.

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La France est, certes, toujours attendue comme un partenaire économique important, mais elle donne le sentiment de soutenir des régimes qui ne sont pas toujours au diapason ni à l’écoute des aspirations de la société civile et parfois même des élites politiques et économiques, comme vient le rappeler, hélas, d’années en années, les rapports du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) – Africatrends. Le dernier, présenté, à Paris, en février dernier, a placé la France, avec 18% de perception positive (17% en 2020) auprès des opérateurs économiques africains, à la sixième place, derrière les Etats-Unis, le Canada, l’Allemagne, la Chine, la Grande-Bretagne, juste devant les Emirats Arabes Unis, le Japon, la Russie et la Turquie.

Plus préoccupant encore, 71% des jeunes gabonais, 68%, sénégalais, 60%, maliens, 58%, togolais, ont une « mauvaise image de la France. Ces derniers, tous situés dans la tranche d’âge des 18-24 ans, tel que le sondage de la Fondation Ichikowitz, l’a rendu public, en décembre 2020, demeurent, ainsi, les plus vulnérables aux stratégies informationnelles contre la France, notamment celles, instrumentalisées par nos plus virulents adversaires, à l’image de la Russie.

Les populations des pays Africains font-elles ressentir cela à la France ?

En mars et juin dernier, à Dakar, la population est massivement descendue dans la rue pour manifester son opposition à la manière dont le gouvernement de Macky Sall traite son principal adversaire, Ousmane Sonko, probable contendeur de la prochaine élection présidentielle en 2024. Au cours de ces manifestations, plusieurs enseignes françaises (Total, Carrefour) furent ciblées. La relation entre Paris et Dakar ne se résume, évidemment pas, à l’aune de l’excellence des rapports entre Emmanuel Macron et Macky Sall, mais la population la perçoit comme « incestueuse » et c’est là, le principal écueil que devra surmonter le président français, à l’entame de son second mandat.

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La population, au Cameroun, ne comprend pas, dans la même logique, comment aller rendre hommage à Paul Biya, âgé de 89, aujourd’hui, au pouvoir depuis 1982, alors même qu’il entame son septième mandat depuis octobre 2018 et qu'il a embastillé, ses principaux adversaires, à l’instar, par le passé, de Maurice Kamto. 

Il y a un autre paradoxe. Alors que le président Emmanuel Macron entame cette visite dans des pays de l’aire francophone et lusophone, il y a une double dynamique. Un certain nombre de pays arrimés dans la francophonie sont en train de s’ouvrir à la « concurrence » anglo-saxonne. Le Gabon et le Togo ont décidé d’adhérer au Commonwealth, le 25 juin dernier et il est fortement question que le Bénin et la République centrafricaine face de même, d’ici peu. Ainsi, des pays succombent aux sirènes de nos partenaires - Grande-Bretagne ou encore issus de l’Union européenne, tel que l’Allemagne, désormais premier partenaire économique du continent africain. Il en va de même avec les offensives diplomatiques de Madrid et Rome en direction des rives sud de la Méditerrané. Par ailleurs, nos adversaires économiques (Turquie, Russie ou Chine) jouent, quant à eux, sur les ressorts d’une fragilité du multilatéralisme et une certaine « de-occidentalisation » des relations internationales.

Ces derniers entendent ainsi, prendre à témoin les 54 pays africains sur la manière dont l’Occident serait abusivement et « ethno-centriquement » uni contre la Russie, depuis l’invasion de l’Ukraine. Depuis le 24 février dernier, lors des Assemblées Générales de l’ONU, nombre de pays africains (17 sur 54) se sont d’ailleurs abstenus, alors que sur les 12 pays qui avaient décidé de ne pas participer au vote, 8 étaient africains, à l’instar des différentes résolutions condamnant la Russie. Le président Emmanuel Macron entame, ainsi, cette tournée africaine pour remettre la France au centre du jeu alors que Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, est en train de faire la même chose, au même moment, en se rendant en Ouganda, en Égypte - à l’occasion du Sommet de la Ligue Arabe - et au Congo. Si la France est quelque peu rétive à soutenir le régime de Denis Sassou-Nguesso, la Russie l’est nettement moins et lui a accordé une aide exceptionnelle, pour soutenir les carences d’exportation de blé, induites par la guerre en Ukraine et, par voie de conséquences, les sanctions contre Moscou. Le président français aura, ainsi, bien du mal à convaincre ses partenaires africains que la Russie est la seule responsable d’une crise alimentaire, qui risque de toucher durement le continent africain, à l’aune de la difficulté à se procurer les engrais nécessaires à sa productivité agricole continentale, alors que l’hivernage débute. 

Il y a, aussi, une concurrence directe de la part de nos propres partenaires à notre égard, comme le confirme, la décision - validée il y a quelques jours - par les États-Unis d’organiser un sommet avec l’Afrique, du 13 au 15 décembre prochain, à Washington, ou encore, à l’image du 2ème sommet Afrique-Russie qui se tiendra à Saint-Pétersbourg, en novembre prochain. La France doit ainsi prendre en compte  qu’elle est en compétition avec d’autres pays. On ne peut plus parler d’une relation « exclusive » entre la France et l’Afrique, qui pendant longtemps a été présentée comme la porte d’entrée européenne vers le continent africain, mais d’une relation entre l’Europe et l’Afrique, décomplexée de la seule relation historique.. 

Nos adversaires profitent-ils de la francophobie ? 

Ils en profitent et ils la provoquent. La « francophobie » que vous mentionnez est aussi induite par le fait que la capacité de la France et de ses partenaires européens à lutter efficacement et diligemment contre le terrorisme et le séparatisme armé au Sahel, en Libye, en Afrique centrale, au Mozambique, en RDC ; à mettre fin durablement à la piraterie dans le Golfe de Guinée, au large des côtes somaliennes ; ou encore,  à trouver une issue à une crise sanitaire et alimentaire provoquée par la pandémie et la guerre en Ukraine est interrogée.

Il s’agit là, de ferments faciles à mettre en exergue, et particulièrement propices à une remise en cause de l’image « écornée » de la France sur le continent, auxquels l’on peut ajouter, bien évidemment, le substrat post-colonial entre la France et l’Algérie. 

Au mois d’Avril, le Cameroun a signé un accord de coopération militaire et de défense avec la Russie et les autorités maliennes ont préféré se rapprocher des Russes pour assurer la sécurité du pays alors qu’à la fin de l’été, la force Barkhane quittera officiellement le Mali. La France est-elle en train de perdre de l’influence dans son « pré carré » ? 

Non pour plusieurs raisons. Certes, le Mali, la Mauritanie - parmi désormais 21 pays africains - ont signé un accord de défense avec la Russie. De là à affirmer que la France serait poussée hors du continent africain par voie de conséquences serait, sans doute exagéré. Chaque pays africain a, du reste, raison de panacher et de diversifier ses partenariats, en signant plusieurs accords de défense avec plusieurs partenaires. La Russie a signé des partenariats avec nombre de pays avec lesquels la France a également noué de solides relations sécuritaires et militaires, à l’instar du Cameroun dès 2015 et qui l’a renouvelé, en avril dernier, mais il n’est pas le seul. C’est ainsi le cas, du reste, avec tous les pays du G5-Sahel, dont le dernier en date, avec la Mauritanie, en juin dernier.

Néanmoins, la France est dans une position défavorable là où des coups d'État militaires ont fait dérailler le processus démocratique, à l’instar du Soudan, de la Guinée, du Burkina Faso, sans oublier, bien sûr, le Mali, depuis le coup d’état militaire qui fit chuter le président Ibrahim Boubacar Keita, en août 2020. Le sentiment anti-français qui accompagne ces transitions forcées, dont celle qui devrait guider le Mali vers d’hypothétiques élections en févier 2024, est davantage responsable de sa perte d’influence que les partenariats de défense signés ou renouvelés avec Moscou. La société militaire privée russe, Wagner était présente bien avant que le sentiment anti-français ne se développe, au Mali ou en RCA. Il se trouve que, dans le cadre du nouveau paradigme stratégique, accompagnant la privatisation et l’externalisation de la sécurité sur le continent africain, aujourd’hui, se soient les Russes qui sont les plus actifs, mais il y a 20 ans, les Américains agissaient de la même manière, en Asie du Sud, en Irak et en Afghanistan. Il est, ainsi, une réalité implacable, qui veuille que les Français, qui n’ont pas réussi à capitaliser sur les bons résultats qu’ils ont eu, au début de leur projection en Opex (2013) dans la lutte anti-terroriste et la stabilisation des états fragilisés par ce phénomène, soient désormais rendus responsables de tous les maux qui affectent et handicapent le plein développement des états africains. La lutte anti-terroriste ne saurait, à elle seule, se substituer à une politique de développement économique, sociale et politique. La politique française vis-à-vis du continent africain s’est ainsi enkysté dans une logique d’hypertrophie sécuritaire qui fragilise notre relation gagnant-gagnant entre continents européen et africain. 

Comment pourrait-évoluer la politique africaine d’Emmanuel Macron ces prochaines années ?

Sur le papier, elle va évoluer dans les meilleures conditions possibles… Le président Emmanuel Macron dira d’évidence que la France à besoin du continent africain et que l’Afrique a besoin de la France, mais la réalité est toute autre. Nous sommes désormais en concurrence avec des États européens qui sont de plus en plus agressifs au sens économique du terme comme l’Allemagne. L’Espagne tente aussi d’être de plus en plus présente en Afrique, à l’aune de sa volonté d’ancrer son agenda sécuritaire dans le cadre d’un flanc sud de l’OTAN que Madrid appelle de ses vœux. Par ailleurs, la diplomatie italienne a multiplié, depuis le début des années 2010, l’ouverture d’ambassades (dont la prochaine sera au Tchad, à N’Djamena), s’est engagé comme premier équipier militaire de la France au Sahel, en Libye et dans le Golfe de Guinée, et a initié de nombreux projets de développement.

L’Union européenne et l’Union africaine ont confirmé, par ailleurs, les 17 et 18 février derniers, à Bruxelles, l’importance de la relation institutionnelle entre la Commission de l’UE et la Commission de l’UA, comme en attestent les récents déplacements de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Dakar, Rabat et Addis-Abeba, autour de la mobilisation des 150 milliards d’euros dédiés à l’Afrique, dans le cadre du nouveau projet « EU Global Gateway » visant à œuvrer conjointement sur les questions d’éducation, des systèmes de santé ; d’énergie ; de transports ; des infrastructures et du numérique.

Le Président de la République aurait ainsi tout intérêt à se rendre compte, durant ce périple ouest-africain (25-28 juillet) que la voie de la renaissance ou du ré-équilibrage entre les deux rives passe par une écoute plus bienveillante des doléances de ceux dont la voix a été tue, le plus souvent par ceux rencontrés dans les palais gouvernementaux et présidentiels, mais qui n’a jamais cessé, en réalité, de grandir.

A bon entendeur, salut… 

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