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La ronde contrariée
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La ronde contrariée

Théâtre

La ronde

d'après Arthur Schnitzler

traduction, version scénique et scénographie : Guy Zilberstein

mise en scène : Anne Kessler

avec: Sylvia Bergé, François Gillard, Laurent Stocker, Julie Sicard, Hervé Pierre, Nazim Boudjenah, Benjamin Lavernhe, Noam Morgensztern, Anna Cervinka, Paul Clément et Louis Arene

Infos et réservations

Théâtre du Vieux-Colombier

21 rue du Vieux-Colombier

Paris 6°

Jusqu'au 8 janvier

Réservation : 0144581515

                     www.comedie-francaise.fr

L'auteur

Arthur Schnitzler est resté dans l'histoire du théâtre grâce à "La Ronde", publiée d'abord sous forme de livre en 1903 et censurée en 1904, puis adaptée au théâtre et créée à Berlin fin 1920, début 1921, et rapidement interdite, comme oeuvre pornographique.

Thème

Une série de rencontres, celles de dix couples de milieux sociaux très divers; rencontres qui s'achèvent toutes par le passage à l'acte sexuel.

Points forts

J'ai probablement raté le coche car je n'ai pas vu grand chose de bien dans ce spectacle :

1 Bien sûr, comme toujours, la maîtrise professionnelle des équipes de la Comédie-Française, dans tous les domaines.

2 Le travail des comédiens, respectueux des instructions données par le metteur en scène, Anne Kessler.

3 Du texte, j'ai retenu surtout quelques formules-choc, émanant de l'un ou l'autre des personnages, et que l'on peut agréer ou non. Exemples :

        - "Le bonheur, c'est comme l'amour, ça n'existe pas".

        - "On n'est plus nulle part quand on est dans l'instant" etc...

Points faibles

1 Le texte lui-même, toujours auréolé du souvenir  du scandale qu'il avait suscité, et à la publication du livre, et à la création de la pièce, ne m'a pas semblé avoir gardé aujourd'hui grand intérêt, tant les avenues ouvertes par Schnitzler ont été depuis sillonnées par une kyrielle d'écrivains.

  On retiendra surtout une sorte de complainte des solitudes, dans une vision de l'humanité en général, et des femmes en particulier, bien sombre.

2 Je n'ai pas bien compris l'intérêt de la création du personnage d'une sorte de Monsieur Loyal, intervenant entre chacune des rencontres et s'exprimant  dans une langue apprêtée, maniérée et, très souvent, incompréhensible.

3 Anne Kessler a choisi de ne pas faire jouer les comédiens comme auraient pu se comporter les personnages, très simplement, dans la vie ordinaire. Là, ils interprètent leurs rôles avec une distance souvent ironique, au 2° ou 3° degrés. Ce qui accroît encore l'impression d'artifice de bien des situations et empêche toute complicité de spectateur avec tel ou telle.

En deux mots

1 Vous l'aurez compris, je suis passé complètement à côté...

2 Mais comme c'est presque toujours un plaisir d'assister à un spectacle de la Comédie-Française, je vous suggérerai d'aller plutôt au Studio-Théâtre, voir actuellement la formidable adaptation faite du conte de Marcel Aymé, "Le cerf et le chien", dont j'ai déjà écrit, il y a quelques jours, sur Culture-Tops, tout le bien que j'en pensais.

Une phrase

Une phrase sur l'orgasme, dite par le personnage qui fait la liaison entre toutes les rencontres : 

- C'est "un ricochet d'innocence à la surface du temps".

Recommandation

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