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Emmanuel Macron et Bruno Le Maire lors du Conseil des ministres.
Emmanuel Macron et Bruno Le Maire lors du Conseil des ministres.
©ludovic MARIN / POOL / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

La France qui ne naîtra pas de la crise, à l’instar du ralenti « Hidalguien »

La crise du Covid-19 a durablement impacté la France. L'économie du pays pourra-t-elle se relever face au carcan des mesures imposées ces derniers mois ?

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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Il y a des accouchements impossibles, malgré des grossesses désirées. En 2008/2009, vous vous souvenez certainement de ces titres grandiloquents nous assénait la presse internationale, pour indiquer qu’après une telle déculottée, le monde d’après ne serait plus jamais comme avant. Relisez les titres de l’époque, et ces belles envolées journalistiques, si bucoliques. Une fois ce retour en arrière opéré, regardez où nous en sommes en 2021. Les subprimes sont presque revenus à leur niveau de 2008, les emprunts étudiants US sont à leur niveau historique et la réaction hystérique au Covid, nous enterre sous un endettement record, qui met fin à la valeur des monnaies, qui ne reposent plus sur rien, ce qui donne, malgré son caractère hiératique, sa valeur au Bitcoin.

A chaque nouvelle crise, on évoque un monde d’après, comme on décrirait le retour à une nouvelle vie d’un grand malade une fois soigné. Mais le malade l’est encore plus, il n’est pas soigné et il ira encore plus mal qu’avant. Le monde d’après sera le monde d’en bas. Et l’Europe, qui se pense encore si forte et si présente, va entamer son petit glissement de terrain, inexorable, à moins d’un réveil brutal, dont on rêve quand on entend Thierry Breton parler, pour réaliser que les mots, à Bruxelles, se perdent en échos et comme eux, faiblissent inexorablement dans les secondes mêmes où ils ont été prononcés.

A Paris, Hidalgo a donné le ton, la France doit rouler à 30km/H. Pour Edouard Philippe à qui les 80km/H ont coûté la crise des Gilets Jaunes, le chiffre doit donner le tournis. A 80km/H le provincial se révolte, à 30km/H le Parisien s’assoupit. Un schisme entre le bobo et le « plouc » de province (dont je suis, car né dans l’Orne, en terre rurale, donc pas d’insulte, je mets cette note aux membres de la Woke et Cancel Culture, pour ne pas être crucifié sur la place du massacre des réseaux sociaux !!). Une fracture et un symbole.

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Le symbole, car nous allons ralentir, passer derrière tous ceux qui accélèrent, Chine en tête, et revenir à la situation du 15ème siècle où la Chine dominait le commerce mondial, tout en maintenant la prédominance Américaine, qui sait que l’absence de pragmatisme empêche l’innovation.

Nous nous divisons : Paris/province, Riche/Pauvre, Vaccinés/Non Vaccinés,

Islamistes/Indolents, la liste est longue. La woke culture vient y ajouter un terrain d’agression quotidien supplémentaire, avec les réseaux sociaux comme Tribunaux contre le politiquement correct, auquel tout le monde cède avec lâcheté.

Nous ralentissons. Fin des réformes, début de l’hypocrisie et démagogie pré-électorale. 30km/H en ville, dans une ville détruite et enlaidie par la Maire actuelle, au détriment des plus démunis de banlieue qui doivent désormais compter sur 3H pour venir et 3H pour repartir chez eux, soir et matin. Fin du destin économique, pas de plan numérique, pas de politique spatiale, pas de politique sur la data, la finance, l’IA… Ceux qui appellent à la décroissance ont oublié de réaliser qu’elle était déjà largement à l’œuvre !

Nous nous enfermons. La France interdit, en pratique, selon cette méthode hypocrite désormais bien huilée qu’elle utilise avec le vaccin (pas obligatoire, mais impossible de vivre sans), l’accès depuis l’étranger. Ils doivent s’isoler 7 jours en arrivant des USA. Le Français malade peut se promener dans les rues en toute impunité, mais l’Américain doit s’isoler. Comprenne qui peut. C’est de la Castexerie…un variant (encore un)  du langage énarchique, jusqu’ici peu connu, mais qui connaît un développement inattendu.

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Mais selon les statisticiens et les économistes, tout va bien. L’inflation est sous contrôle, la croissance est stratosphérique, les pénuries n’ont pas d’importance, la faillite en hausse des PME et leur liquidation directe, un simple épisode, la restauration est en pleine forme et la disparition des évènements sera compensée par l’utilisation des technologies pour les faire à distance, personne ne remboursera rien, à commencer par les Etats qui ont recouru sans compter à l’endettement. Bref, comme dirait Voltaire, tout va bien dans le meilleur des mondes possible. Et nous sommes assez candides pour y croire. Après tout, la méthode Coué n’a jamais heurté personne.

Nous allons être vaccinés contre le bonheur, la liberté, le choix, l’ouverture des frontières, l’égalité, et ce vaccin, contrairement à celui contre le Covid, aura un effet de long terme. Personne ne semble s’en soucier, c’est le propre de toute personne anesthésiée, elle ressent encore l’effet du liquide longtemps après l’avoir reçu dans les veines.

Pour le moment, à part la perte d’une large partie des attributs de notre démocratie, tout va bien ! Je vous souhaite donc une bonne rentrée, dopée par cette effervescence artificielle, qui sera entretenue par un gouvernement qui a décidé qu’après le braquage du siècle en 2017, elle achètera sa victoire en 2022. L’argent va couler à flot, c’est la fête aveugle pour les sourds. Bonne chance à tous en France.

De mon côté, en Floride, ma nouvelle patrie, où le pass sanitaire est interdit sans que les morts ne viennent gâcher la fête, Miami et West Palm Beach, frétillent de partout, car tous les New Yorkais qui fuient une politique proche de celle de la France, viennent doper une ville qui était déjà en pleine croissance. Ici ce n’est pas la méthode Coué, c’est la réalité. C’est ce qui se passe lorsque l’on ne cède pas à la panique. On récupère les optimistes, les ambitieux, les réalistes, ce qui choisissent l’avenir et la vie.

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